Nice candidate à l’organisation des JO de 2018 : l’interview de Christian Estrosi
Jeudi 25 septembre 2008

La ville de Nice a officialisé hier sa candidature à l’organisation des Jeux Olympiques d’Hiver de 2018. L’occasion de rencontrer Christian Estrosi pour parler de cette candidature dont il rêve depuis des années et à laquelle il a déjà préparé le département en investissant plus de 100 millions d’euros pour améliorer les infrastructures des stations du Mercantour.
Dans cette candidature placée sous le signe du développement durable, il souhaite que Nice soit la Capitaine du Pack des Alpes-Maritimes. Face à ceux qui qualifient la candidature de Nice d’exotique, il leur réplique que Nice dispose d’autant d’atouts que Turin ou Sotchi qui ont obtenu dernièrement de droit d’organiser ces Jeux. Pour autant, il sait que la compétition sera rude, et il tiendra compte des leçons de l’échec de la candidature de Paris à l’organisation des JO de 2012.

Une Palme d’Or pour la classe de Laurent Cantet
Lundi 26 mai 2008

21 ans après Maurice Pialat pour le « Soleil de Satan », Laurent Cantet a donné hier soir à la France, la Palme d’Or du Festival de Cannes, avec son film « Entre les murs ». Un film qui plonge le spectateur dans l’univers d’une classe de 4ème d’un collège du 20ème Arrondissement de Paris.
A mi chemin entre le documentaire et la fiction, « Entre les murs » s’inspire du livre d’un jeune Prof de français, François Bégaudeau que l’on retrouve dans le film, entouré par de vrais élèves qui se sont révélés être de formidables acteurs. Pour Laurent Cantet, ils ont réussi à donner une formidable énergie au film qui a vécu une sorte d’état de grâce durant toutes les étapes de sa fabrication. Un état de grâce que vient parachever cette Palme d’Or.

Entre les murs : le Festival s’achève sur une bonne note
Samedi 24 mai 2008

Avant la proclamation demain du palmarès, la compétition du Festival de Cannes s’est achevée aujourd’hui sur une bonne note, avec la projection du film de Laurent Cantet « Entre les murs ». Un film dont toute l’action se déroule dans l’enceinte d’un collège parisien, où un jeune professeur de français s’efforce d’enseigner à une classe de 4ème, une langue différente de leur « tchatche » quotidienne.
Un professeur interprété par François Bégaudeau, l’auteur du livre dont Laurent Cantet s’est inspiré pour faire son film. Un livre qui lui a permis d’accéder de l’intérieur à l’univers de l’école. Le film est une fiction, mais dans laquelle de vrais élèves jouent pratiquement leurs rôles, mais après un long travail de préparation.

La leçon très particulière de Quentin Tarantino
Vendredi 23 mai 2008

C’est une leçon de cinéma vraiment très particulière qu’a délivré jeudi Quentin Tarentino face à un millier de spectateurs conquis par ce moulin à paroles qui multiplia les références sur les sources de son œuvre lors d’une master class très ludique. Dans cet exercice désormais traditionnel du Festival de Cannes, le réalisateur de « Pulp fiction, Palme d’Or à Cannes en 1994 succédait à Martin Scorsese, un cinéaste dont il se sent très proche, même si à ses débuts, sa « Rock Star » à lui s’appelait Brian De Palma.
La leçon de Tarantino s’est révélée très peu académique puisque pour lui, faire un film à partir de rien, c’est la meilleure façon d’apprendre et que les réalisateurs en herbe feraient mieux d’utiliser leur argent à tourner plutôt que dans des écoles de cinéma.

La légende du Che revisitée par Steven Soderbergh
Vendredi 23 mai 2008

Conférence de presse hier de l’équipe du film de Steven Soderbergh, « Che », présenté la veille au Festival en avant première mondiale. « Che » est une grande fresque de 4H28 retraçant deux périodes de la vie d’Ernesto Che Guevara. La première sur sa participation à la prise de pouvoir de Fidel Castro à Cuba, montrant comment ce médecin argentin a rapidement intégré les subtilités de la guérilla pour devenir un héros révolutionnaire.
La seconde retrace sa tentative d’exporter la révolution en Bolivie, à la tête d’un petit groupe d’hommes plein d’idéal. Une aventure pour laquelle il a tout abandonné, ce qui a fasciné Steven Soderbergh qui n’a pas cherché à porter de jugement sur l’action du Che.

Maradona by Kusturica : la rencontre de deux génies
Jeudi 22 mai 2008

Emir Kusturica était bien présent cette année au Festival de Cannes, pas en compétition, mais pour présenter son étonnant documentaire sur Diego Armando Maradona. Un personnage hors norme qui, après avoir été adulé sur les terrains de foot du monde entier, a sombré dans la drogue et flirté plusieurs fois avec la mort, qui semble ne pas pouvoir atteindre ce dieu du football. D’ailleurs, Emir Kusturica a eu bien du mal à se faire à l’idée de réaliser un film sur un dieu vivant.
Face à Maradona, qui a toujours eu une grande liberté de parole sur le plan politique, Kusturica a pu faire passer de nombreux messages dans le film, même si l’essentiel pour lui était de montrer sous un jour nouveau un homme revenu de l’enfer.


Maradona, un Dieu vivant sorti de l’enfer
Jeudi 22 mai 2008

Le temps d’une montée des marches, les stars du ballon rond ont éclipsé les stars du cinéma mardi soir à Cannes. Il faut dire que Diego Armando Maradona, que beaucoup considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps, était là pour la présentation du film que lui a consacré un grand habitué du Festival, Emir Kusturica.
Un film que Maradona considère comme le premier à être fidèle à son personnage car, à force de conversations, Kusturica est parvenu véritablement à rentrer en lui. Dans ce film, Maradona, qui n’a pas sa langue dans sa poche, n’esquive aucun sujet, y compris son problème avec la drogue qui le plongea dans une grande déchéance dont il semble aujourd’hui miraculeusement sorti.



Angelina Jolie de retour sur La Croisette pour l’Échange
Mercredi 21 mai 2008

Après être déjà venu la semaine dernière pour défendre Kung Fu Panda dont elle doublait l’un des personnages, Angelina Jolie était hier de retour sur La Croisette, cette fois en tant qu’héroïne de « L’Échange », le film de Clint Eastwood, qui lui a offert sans doute le plus beau rôle de sa carrière. Celui d’une mère dont l’enfant disparaît dans les Années 20, et à qui la police ramène, 5 mois plus tard, un enfant qui n’est pas le sien. Un rôle pour lequel elle s’est inspirée de sa propre expérience de mère, tout en devant aller beaucoup plus loin.
Le film est tiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée à une époque où les femmes n’avaient pas vraiment droit à la parole. Une histoire très forte qui a subjugué Angelina Jolie dès la lecture du scénario.

Clint Eastwood en course pour la palme d’Or avec L’Échange
Mercredi 21 mai 2008

Clint Eastwood a marqué les esprits hier au Festival de Cannes, en présentant son dernier film « L’Échange », avec Angelina Jolie dans le rôle d’une mère dont l’enfant disparaît en 1928 et à qui la police ramène, 5 mois plus tard, un enfant qui n’est pas le sien. Face au refus de la police de Los Angeles de reconnaître son erreur, et qui la fera même passer pour folle en allant jusqu’à la faire interner, elle devra mener un dur combat pour faire éclater la vérité. Le film est d’ailleurs pour Clint Eastwood, un hommage à la ténacité humaine.
Clint Eastwood qui, au vu de son statut de grande star du cinéma mondial, aurait pu choisir le confort du Hors Compétition, a tenu absolument à ce que son film participe à la course pour la Palme d’Or.

Avec Le Silence de Lorna, les frères Dardenne réussiront-ils la passe de trois ?
Mardi 20 mai 2008

Les frères Dardenne sont des habitués du Festival de Cannes où leurs films et leurs acteurs ont souvent été récompensés. Avec « Le Silence de Lorna », présenté hier soir en compétition, ils pourraient même être les premiers à obtenir une troisième Palme d’Or.
Le film raconte l’histoire d’une jeune albanaise qui garde le silence sur une machination orchestrée par le milieu. Elle épouse Claudy, un jeune drogué en rêvant d’un divorce express qui lui permettrait de toucher le pactole en contractant un nouveau mariage blanc avec un immigrant russe. Une histoire centrée sur des personnages à la recherche d’un monde meilleur, et prêts à aller très loin pour y accéder, ce qui a particulièrement intéressé les frères Dardenne.

Indiana Jones a peur des serpents, pas des critiques
Lundi 19 mai 2008

20 ans après sa dernière croisade, Harrison Ford a remis son chapeau pour se lancer dans de nouvelles aventures d’Indiana Jones au Royaume du Crâne de Cristal. Un film présenté hier en avant première mondiale au Festival de Cannes. C’est avec beaucoup de plaisir qu’il a redonné vie à ce héros quasi légendaire, confronté cette fois à une ennemie de premier choix, incarnée par Cate Blanchett. Il se réjouit d’ailleurs que les aventures d’Indiana Jones suscitent toujours une très forte attente de la part du public, comme l’a montré cette projection sur La Croisette.
Si dans le film, son personnage a toujours peur des serpents, Harrison Ford n’a pas peur de la langue de vipère de certains critiques, même s’il s’attend à Cannes à recevoir quelques coups de fouet.

Steven Spielberg et Indiana Jones : les raisons d’une si longue attente
Lundi 19 mai 2008

Steven Spielberg a créé l’événement hier au Festival de Cannes, en présentant en avant première mondiale le 4ème volet des aventures d’Indiana Jones, situées cette fois au Royaume du Crâne de Cristal. Un film qui ravira les millions de fans d’Indiana Jones, qui ont du attendre près de 20 ans pour qu’Harrison Ford reprenne ses aventures, pour partir au Pérou sur les traces d’une relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes.
Si Steven Spielberg a mis autant de temps à tourner cette suite, c’est qu’il était très accaparé par d’autres projets, mais aussi qu’il a eu du mal à trouver une histoire suffisamment convaincante pour perpétuer la légende d’Indiana Jones.

Penélope Cruz séduite par Woody Allen
Dimanche 18 mai 2008

Woody Allen a créé l’événement, hier au Festival de Cannes, en présentant son dernier film, tourné en Espagne, « Vicky Cristina Barcelona ». L’histoire de deux jeunes américaines entraînées dans une surprenante série d’aventures amoureuses avec un peintre charismatique, que surveille encore de très près son impétueuse ex épouse, interprétée par Penélope Cruz.
Hier, lors de la conférence de presse, cette dernière s’est déclarée très reconnaissante envers Woody Allen de lui avoir laissé une très grande liberté dans l’interprétation de son personnage, et très heureuse de retrouver dans le film, l’atmosphère de comédie qu’elle avait découverte en lisant le script, mais un peu perdue de vue durant le tournage.

Walter Salles poursuit son exploration de la jeunesse brésilienne
Dimanche 18 mai 2008

Chef de file du nouveau cinéma latino américain, Walter Salles poursuit son exploration de la jeunesse brésilienne, entamée en 1995 avec « Terre lointaine ». Dans « Linha de Passe », présenté hier au Festival de Cannes, il retrace les parcours parallèles de 4 jeunes brésiliens, qui ont tous la même mère, mais 4 pères différents.
L’un rêve de devenir footballeur, mais est rattrapé par son âge, l’autre se réfugie dans la religion, tandis que le troisième, l’un des 300 000 coursiers de Sao Paulo, finit par utiliser sa moto pour des vols à la portière. Des parcours inspirés de faits réels, y compris celui du plus jeune, qui cherche désespérément son père et se transforme en voleur de bus, à l’âge de 14 ans.

Vicky Cristina Barcelona, un ménage à trois signé Woody Allen
Samedi 17 mai 2008

En présentant ce soir son 10ème film à Cannes, mais toujours hors compétition, c’est en habitué de La Croisette que Woody Allen est venu cette année avec son dernier film, tourné en Espagne, avec Scarlett Johanson et Penélope Cruz, « Vicky Cristina Barcelona ». L’histoire de deux jeunes américaines venues passés l’été sous le soleil de Barcelone. L’une est une femme assez sérieuse, sur le point de se marier, tandis que l’autre est une fille émotive et sexuellement affranchie.
Petit à petit, Vicky et Cristina seront entraînées dans une surprenante série d’aventures amoureuses avec un peintre charismatique. Une sorte de ménage à 3 qui est le fantasme de beaucoup d’hommes, mais que Woody Allen considère comme bien trop compliqué dans la vie réelle.

Catherine Deneuve au cœur d’un conte de Noël
Samedi 17 mai 2008

Arnaud Desplechin a ouvert, hier soir au Festival de Cannes, le bal des films français en compétition avec « Un Conte de Noël ». Une histoire de famille au casting poids lourd, avec notamment Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Melville Poupaud et Chiara Mastroianni, réunit autour de Catherine Deneuve, la matriarche de la famille qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une leucémie rare nécessitant une greffe de moelle osseuse.
Parmi toute la famille, le seul qui se révèle être un donneur compatible est le banni de la famille, un fils à qui elle ose dire qu’elle ne l’a jamais aimé.

L’animation pour traduire les rêves d’Ari Folman
Vendredi 16 mai 2008

Si, porté par le casting prestigieux des acteurs qui ont doublé les voix, c’est Kung Fu Panda qui a crée l’événement hier sur la Croisette, c’est un autre film d’animation qui a peut être marqué des points dans la compétition du Festival 2008. « Waltz with Bashir », du réalisateur israélien Ari Folman raconte pourtant une histoire vraie, à laquelle le cinéaste a d’ailleurs participé, l’intervention de l’armée israélienne au Liban en 1982 et le massacre de Sabra et Shatila.
Mais pour donner vie à cette histoire, Ari Folman, dont les moyens étaient limités, a pris le parti pris artistique d’avoir recours à l’animation, ce qui lui a donné une liberté totale pour traduire les rêves ou les cauchemars qui hantent encore sa mémoire.

Elli Medeiros retrouve ses racines avec Leonera
Vendredi 16 mai 2008

Avec son film « Leonera », présenté hier au Festival de Cannes, le réalisateur argentin, Pablo Trapero, a offert aux festivaliers un moment fort en racontant l’histoire d’une jeune femme enceinte, incarcérée pour un meurtre qu’elle n’a vraisemblablement pas commis. Elle accouche en prison, mais sait qu’elle ne pourra pas garder son fils au-delà de l’âge de 4 ans.
C’est sa mère, exilée en France, qui, contre sa volonté, viendra récupérer le jeune garçon. Un rôle interprété par l’actrice française et chanteuse star des années 80, notamment avec le duo Elli et Jacno, Elli Medeiros. L’occasion pour elle de retrouver ses racines sud américaines et de travailler avec un réalisateur qu’elle admire depuis longtemps. Pourtant, en raison même de l’intrigue du film, les débuts du tournage ont été bien difficiles pour Elli Medeiros.

Une Angelina Jolie rayonnante pour défendre Kung Fu Panda
Vendredi 16 mai 2008

Le film qui a fait l’événement hier soir sur les marches du Palais des Festivals n’était pas en compétition, et ses vedettes brillaient par leur absence puisqu’il s’agissait d’un film d’animation, la dernière production Dreamworks, Kung Fu Panda. Mais si les personnages n’étaient pas là, leurs voix à l’écran étaient bien présentes, et de taille à assurer une belle montée des marches avec notamment Dustin Hoffman, Jack Black et Angelina Jolie.
Une Angelina Jolie rayonnante qui a adoré participé à ce film, que n’ont pas encore vu ses futurs jumeaux, ce qui n’est pas le cas de ses 3 autres enfants.

Blindness, un rôle en or pour Julianne Moore
Jeudi 15 mai 2008

C’est « Blindness », du réalisateur brésilien Fernando Merelles, qui a ouvert hier soir le 61ème Festival de Cannes. Un film tiré du roman « L’Aveuglement » de l’écrivain portugais José Saramago, prix Nobel de littérature. Une sorte d’allégorie sur le devenir de notre société au lendemain d’une grande catastrophe.
Le film raconte l’histoire d’une épidémie soudaine de cécité dont les victimes sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté, où le confinement va dégénérer en une explosion de violence. Pour rester aux cotés de son mari, une femme va simuler la maladie, et progressivement prendre la tête de la révolte, puis guider une famille improvisée à travers la ville dévastée. Un rôle en or pour Julianne Moore qui a adoré tourner dans ce film.

Sean Penn veut célébrer les films plutôt que les juger
Jeudi 15 mai 2008

C’est le film du réalisateur brésilien Fernando Merelles, « Blindness », qui a ouvert hier soir la compétition du 61ème Festival de Cannes dont le palmarès sera dévoilé dimanche 25 mai. Un palmarès qui reflétera les choix du jury présidé cette année par l’acteur réalisateur américain Sean Penn. Hier, lors de la traditionnelle conférence de presse du jury, il s’est défendu de vouloir juger les films, mais il souhaite plutôt les célébrer.
Durant ce Festival, avec les autres membres du jury, il cherchera surtout à réaliser des consensus pour envoyer de véritables lettres d’amour à certains films, et leur faire bénéficier du formidable rayonnement international que constitue l’obtention d’un prix au Festival de Cannes.

Festival de Cannes 2008: l’interview de Thierry Frémaux
Mercredi 14 mai 2008

22 films tenteront cette année de décrocher la Palme d’Or du Festival de Cannes qui déroulera son tapis rouge à partir de ce soir. L’occasion de rencontrer le responsable de la sélection des films en compétition, Thierry Frémaux. Il nous parle notamment des difficultés qu’il a rencontrées cette année pour finaliser la sélection, ce qui l’a obligé à se tourner vers de nouveaux horizons puisque 10 réalisateurs feront leurs premiers pas dans la compétition cannoise. Ils seront toutefois en bonne compagnie avec quelques habitués de La Croisette qui tiennent à montrer leurs films à Cannes. Enfin, il nous révèle que 40 après, le festival fera un gros clin d’œil à Mai 68.

Cannes 2008 : une sélection difficile à boucler
Mercredi 14 mai 2008

Ouverture ce soir du 61ème Festival de Cannes durant lequel 22 films tenteront de décrocher la Palme d’Or. Une sélection qui a été cette année particulièrement difficile à finaliser car beaucoup de films n’ont été prêts qu’au dernier moment.
Le Festival n’a tout de même pas eu trop de peine à convaincre quelques habitués de La Croisette comme les Frères Dardenne, Wim Wenders, Steven Soderbergh ou Clint Eastwood, de participer à la compétition ou même comme Steven Spielberg, d’offrir à Cannes l‘avant première mondiale du dernier volet des aventures d’Indiana Jones. La situation a tout de même obligé Thierry Frémaux, le Délégué Général du Festival, à explorer de nouveaux horizons pour composer sa sélection.

Une Palme d’Or tremplin pour Cristian Mungiu

En recevant, des mains de Jane Fonda, la Palme d’Or du 60ème Festival de Cannes pour son second film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours, Cristian Mungiu était non seulement très fier de cette récompense qu’il considère comme la plus importante dans le monde du cinéma, mais surtout conforté dans son envie de continuer à faire des films pour raconter de bonnes histoires.
Il souhaite d’ailleurs à ses compatriotes réalisateurs de connaître de tels moments de bonheur. Cette Palme d’Or est sans doute pour lui la meilleure chose qui pouvait à cette nouvelle vague du cinéma roumain sans qui il n’aurait jamais pu être présent à Cannes.

Un consensus pour le jury, mais pas d’unanimité

Le rideau est tombé sur le 60ème Festival de Cannes avec la proclamation du palmarès et l’attribution de la Palme d’Or. Si le secret des délibérations reste la règle, depuis quelques années les membres du jury tiennent un conférence de presse quelques minutes après avoir livré leur verdict. Pour Michel Piccoli, les délibérations se sont bien passées sous l’autorité bienveillante du Président, Stephen Frears.
Chaque juré a pu défendre ses coups de cœurs pour au final aboutir à un consensus. D’ailleurs pour Michel Piccoli, heureusement que les délibérations sont collectives, car il est vraiment très difficile de juger les films.

Le rêve éveillé de Cristian Mungiu

Le jury du 60ème Festival de Cannes, présidé par Stephen Frears, a décerné la Palme d’Or à « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » de Cristian Mungiu. Une récompense qui démontre pour le cinéaste roumain qu’il n’est pas forcément nécessaire de disposer de gros budgets pour raconter des histoires qui touchent le spectateur. Un véritable encouragement aussi pour les réalisateurs venant de petits pays.
Cette Palme d’Or va maintenant permettre à son film d’être vu dans le monde entier. Une aubaine pour Cristian Mungiu qui s’est profondément investi pour raconter cette histoire, et qui vivait un peu un conte de fée, lors de la remise de la Palme.

Cannes, le nouvel eldorado du cinéma roumain

Pour son second long métrage « 4 mois, 3 semaines et 2 jours », Cristian Mungiu a frappé fort en remportant la Palme d’Or du 60ème Festival de Cannes. Une récompense venant couronner un film à petit budget (il a coûté moins de 600 000 euros), mais parfaitement maîtrisé et qui a su, avec un sujet fort, toucher au cœur les spectateurs et les jurés du Festival.
« 4 mois, 3 semaines et deux jours » raconte l’histoire d’Otilia (magnifiquement interprétée par Anamaria Marinca) qui va aider son amie, avec qui elle partage sa chambre d’étudiante, à se faire avorter clandestinement. Une aide qui ira jusqu’au sacrifice puisque l’avorteur, prototype du salaud ordinaire, exigera de se faire payer en nature.

Christine Albanel de retour à Cannes pour la Journée de l’Europe

Après un premier passage pour la commémoration, dimanche 20 mai, de la 60ème édition du Festival de Cannes, la nouvelle Ministre de la Culture, Christine Albanel, était de retour aujourd’hui sur La Croisette, pour la Journée de l’Europe. A l’invitation de Viviane Reding, Commissaire européenne à la Société de l’Information et aux Médias, les Ministres européens de la Culture et de l’Audiovisuel se sont réunis pour une journée de réflexion autour des nouvelles règles du jeu concernant la création cinématographique.
Christine Albanel estime que l’on ressent, à Cannes plus qu’ailleurs, combien le cinéma européen est aujourd’hui vivace, et elle se réjouit que la spécificité du cinéma français soit aujourd’hui pérennisée.

Les promesses à moitié tenues de Kusturica

Emir Kusturica est ce qu’on appelle un « abonné » du Festival de Cannes. Il fait partie du cercle très restreint des réalisateurs ayant obtenu deux fois la Palme d’Or, en 1985 pour « Papa est parti en voyage d’affaires » et en 1995 pour « Underground ». Cette année il revient en présentant « Promets-moi », lors de la dernière journée de compétition.
Le film raconte l’histoire d’une promesse faîte par Tsane, un jeune adolescent, à son grand père sur le point de mourir dans un petit village isolé de Serbie, d’aller à la ville la proche pour vendre leur vache et ramener une icône de Saint Nicolas, un souvenir, et surtout une épouse. Une étrange mission dont Tsane va s’acquitter en faisant d’étonnantes rencontres et en vivant des aventures proprement rocambolesques.

Emir Kusturica à Cannes pour un record

Emir Kusturica est à Cannes pour battre un record. En cas de victoire demain soir,il sera le premier réalisateur à obtenir 3 palmes d'or. Il a déjà décroché le trophée en 85 "pour papa est en voyage d'affaires " et 10 ans plus tard pour "underground". Encore faut-il que le jury soit séduit par son dernier délire projeté ce soir.
"Promets moi" raconte la promesse qu'un adolescent fait à son grand -père de devenir un homme à son retour du village. Pour ce film tourné dans la campagne serbe, Kusturica pousse son univers à l'extrême et livre un conte des plus excentriques.

Changement de cap pour Catherine Breillat

Changement de cap pour Catherine Breillat. Avec « Une Vieille maîtresse », en compétition au Festival de Cannes, la cinéaste abandonne le coté sulfureux de ses précédents films dans lesquels elle abordait le sexe de manière très frontale.
Avec ce film en costumes, elle signe une œuvre plus accessible et plus apaisée pour le spectateur, dans laquelle elle raconte l’histoire d’un jeune dandy tiraillé entre son amour pour une jeune aristocrate et sa maîtresse dont il ne parvient pas à se détacher. C’est Asia Argento qui incarne cette vieille maîtresse aux cotés de Fu’ad Ait Aattou, jeune dandy au visage androgyne découvert par Catherine Breillat.

Une Vieille maîtresse : le résurrection de Catherine Breillat

Avec « Une Vieille maîtresse » de Catherine Breillat, le cinéma français dévoile sa dernière carte dans la compétition du Festival de Cannes. Une première participation pour la réalisatrice qui tient un peu du miracle lorsque l’on sait que cette dernière fut victime en octobre 2004 d’une attaque cérébrale qui la laisse encore aujourd’hui partiellement paralysée. Pourtant elle nous revient avec un film en costumes à très gros budget, adaptation d’un roman de Jules Barbey d’Aurevilly, auteur provocateur du 19ème siècle.
« Une Vieille maîtresse » raconte l’histoire d’un jeune dandy tiraillé entre son amour pour une jeune et belle aristocrate qu’il est sur le point d’épouser et sa maîtresse avec qui il entretient une liaison connue de tous depuis 10 ans, et dont il ne parvient pas à se détacher. Une passion destructrice qui entraînera les personnages vers un destin fatal.

Catherine Breillat et sa vieille maîtresse sous les feux des projecteurs

Catherine Breillat et "sa vieille maîtresse" sous les feux des projecteurs. La réalisatrice fait son entrée ce soir en compétition aux bras d'un film costumé et romantique. Moins de sexe et plus de grands sentiments dans ce film tiré d'un roman du 19ème siècle.
"Une vieille maîtresse" raconte le déchirement d'un jeune dandy entre celle qu'il doit épouser et une relation de longue date dont il n'arrive pas à se séparer. La vieille maîtresse c'est Asia Argento entourée également de Anne Parillaud, de la chanteuse Lio et de jeunes comédiens. Des liaisons dangereuses qui rappellent un peu celles de la Cour d'Angleterre pour Catherine Breillat.

Les gentlemen cambrioleurs raflent la palme de la montée des marches

Les gentlemen cambrioleurs d 'Ocean’s 13 ont tout raflé sur leur passage. George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon et Andy Garcia ont remporté hier soir la palme de la plus belle et bruyante montée des marches. Sous l'oeil du réalisateur Steven Soderbergh, ils ont ensuite tenté le casse du siècle à Las Vegas. Mais sont tombés sur le redoutable propriétaire du Casino incarné par Al Pacino.
Ce 3ème volet des aventures de Danny Ocean présenté en exclusivité mondiale à Cannes était aussi l'occasion de parler d'un sujet plus grave : la situation au Darfour. Les comédiens comme George Clooney y sont très sensibles

Le Maître du cinéma se préoccupe aussi du patrimoine

Martin Scorsese, Palme d’Or en 1976 pour « Taxi Driver » et Oscar cette année du meilleur réalisateur pour « Les Infiltrés », donnait aujourd’hui à Cannes la traditionnelle « Leçon de cinéma » du Festival. Ce Maître du cinéma a également profité de cette grande tribune pour lancer la « World Cinema Foundation », aux côtés notamment de Wong Kar Wai, Souleymane Cissé, Fatih Akin et Walter Salles.
L’objectif de cette fondation est d’apporter un soutien financier à la restauration et à la préservation du patrimoine cinématographique dans les pays disposant de très peu de moyens. Une initiative dans le prolongement de la création en 1996, par les plus grands réalisateurs américains, de la « Film Foundation ».

Deneuve prête sa voix à Persépolis

Pas de Festival de Cannes sans Catherine Deneuve. La comédienne est venue à la Quinzaine des Réalisateurs soutenir « Après lui », le film de Gael Morel où elle interprète une mère déchirée par la mort de son fils.
Catherine Deneuve montait également les marches, hier, pour le premier film de Marjane Satrapi « Persépolis. Un film d'animation tiré des propres BD de Marjane Satrapi dans lesquelles elle raconte sa propre histoire sur fond de révolution islamique en Iran, de la chute du Shah, à la guerre Iran - Irak, en passant par l’avènement de l’ayatollah Khomeyni. Catherine Deneuve prête sa voix à l'un des personnages de ce dessin animé en lice pour la Palme d'Or. Elle, qui adore l’univers de Marjane Satrapi, a particulièrement apprécié ce travail.

Le retour à la lumière d’Hanna Schygulla

Fatih Akin a marqué les esprits au Festival de Cannes avec la présentation de « De l’autre coté », un drame social entre l'Allemagne et la Turquie, entrecroisant les destins de six personnages en quête de pardon et de réconciliation. Un film qui donne l’occasion de retrouver l’un des grandes dames du cinéma allemand : Hanna Schygulla qui incarne avec force le rôle d’une mère frappée par la disparition brutale de sa fille, mais essayant de surpasser ce deuil.
Hanna Schygulla a aimé le scénario et la façon dont, malgré son jeune âge, Fatih Akin a aborder un sujet aussi fondamental que la mort. Elle fut d’autant plus encline à accepter le projet que Fatih Akin lui rappelait celui dont elle fut l’égérie : Rainer Werner Fassbinder.

De l’autre coté marque les esprits

Présenté aujourd’hui en compétition, « De l’autre coté » de Fatih Akin était l’un des films les plus attendus de ce 60ème Festival de Cannes. Il faut dire que c’est le second volet d’une trilogie, dont le premier « Head on » avait enthousiasmé la critique et obtenu l’Ours d’Or du Festival de Berlin en 2003.
« De l’autre coté » raconte l’histoire de 6 destins qui s’entrecroisent entre l’Allemagne et la Turquie. Une histoire émouvante dont la mort est le thème central. Une mort qui frappe tout d’abord, en Allemagne, une prostituée turque, Yeter, tuée accidentellement par Ali, un compatriote d’âge mûr qui en avait fait sa compagne. A la suite de ce drame, le fils d’Ali, Nejat, décide de partir en Turquie à la recherche de Ayten, la fille de Yeter, afin de lui financer ses études.

La quête perpétuelle de Fatih Akin

2 jeunes réalisateurs en lice ce soir pour la palme d'or. L’Iranienne Marjane Satrapi et le germano- turc Fatih Akin. Marjane Satrapi adapte au cinéma sa propre BD et marque le retour des films d'animation avec "Persépolis". Ce récit autobiographique et critique sur la révolution islamique est interdit en Iran. Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Danielle Darrieux prêtent leurs voix aux personnages du film.
En compétition également ce soir, le film de Fatih Akin "de l'autre côté". Un drame social entre l'Allemagne et la Turquie et le destin de six personnages en quête de pardon et de réconciliation. Fatih Akin très applaudi ce matin en séance de presse a été révélé en 2004 en remportant l'Ours d'Or à Berlin pour "Head on". Considéré comme l'un des figures du

La Croisette transformée en Boulevard de la mort

La Croisette transformée en "Boulevard de la mort". Celui de Quentin Tarantino qui revient pied au plancher dans la compétition. Avec "Death Proof"ou "boulevard de la mort" en français, il met en scène la traque impitoyable de 3 jolies filles par un cascadeur psychopathe interprété par Kurt Russell.
Au menu beaucoup d'actions: Courses-poursuites, meurtres, filles délurées et toujours cet humour décalé. Quentin Tarantino peut prétendre à une deuxième palme après "Pulp Fiction" en 94. Une palme qui reste à ce jour le plus grand souvenir de sa vie.

Julian Schnabel, un cinéaste à part

Julian Schnabel a plongé la Croisette dans un grand moment d’émotion avec « Le Scaphandre et le papillon », un film qui représentait la France dans la compétition du Festival de Cannes. Le cinéaste américain raconte la vie de Jean Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine Elle, qui atteint du « locked-in syndrome » ne pouvait plus communiquer que par le clignement de sa paupière gauche.
Julian Schnabel a demandé à ses acteurs de se mettre totalement dans la peau de leurs personnages et de ne pas hésiter à improviser. Témoignage d’Anne Corsini et de Mathieu Amalric, satisfait de cette marque de confiance.

Le Scaphandre et le papillon : Mathieu Amalric, spectateur amusé

Grand moment d’émotion sur La Croisette, avec la projection du film de Julian Schnabel « Le Scaphandre et le Papillon », inspiré de la vie de Jean Dominique Bauby, auteur d’un roman bouleversant qu’il dicta, lettre par lettre durant un an, alors qu’il était paralysé et privé de l’usage de la parole suite à une attaque cérébrale.
Même s’il apparaît peu à l’écran puisque le spectateur se trouve la plupart du temps à la place de son regard, Mathieu Amalric, qui incarne le rôle de Jean Dominique Bauby, occupe une place primordiale dans le film, ne serait ce que par sa voix par laquelle il donne corps à son personnage. Une voix que les autres acteurs n’entendaient pas lorsqu’ils jouaient, ce qui le plaçait dans une situation assez ironique.

Le Scaphandre et le papillon : l’adaptation réussie de Julian Schnabel

Le Scaphandre et le papillon » est le second film français en compétition de ce 60ème Festival de Cannes. Réalisé par le cinéaste peintre américain Julian Schnabel, le film mérite son qualificatif puisque, bien que ne parlant pratiquement pas le français, Julian Schnabel a tenu à ce que le film soit tourné en France, avec des interprètes français. Un moyen d’être fidèle à l’esprit du livre et à la vie de Jean Dominique Bauby.
Le Scaphandre et le papillon est en effet tiré du roman du même nom de ce journaliste, rédacteur en chef du magazine Elle, qui à la suite d’un accident vasculaire cérébral, fut victime du « locked-in syndrome ». Entièrement paralysé et privé de l’usage de la parole, Jean Dominique Bauby, enfermé comme dans un scaphandre, n’avait plus qu’un seul moyen pour communiquer : un clignement de la paupière gauche, assimilé au battement d’ailes d’un papillon.

Le Scaphandre et le Papillon : un grand moment d’émotion sur la Croisette

C'est la première grande émotion du festival et un sérieux candidat à la Palme d'or. "Le Scaphandre et le Papillon" de Julian Schnabel entre en compétition ce soir pour la France. Le film est une adaptation fidèle du récit autobiographique du journaliste Jean- Dominique Bauby, victime d'un accident vasculaire. Plongé dans un "locked-in syndrome", il ne communique qu'avec le clignement de son oeil gauche.
Mathieu Amalric interprète le rôle de ce journaliste paralysé mais conscient et qui va dicter un livre en utilisant les mouvements d'une seule de ses paupières. Même s’il apparaît peu à l’écran puisque le spectateur se trouve la plupart du temps à la place de son regard, Mathieu Amalric, occupe une place primordiale dans ce film ne serait ce que par la voix. Un travail passionnant pour le comédien.

L’exploration de la jeunesse : une vocation pour Gus Van Sant

Après avoir signé l’un des courts métrages de « Chacun son cinéma », présenté hier pour célébrer le 60ème Festival de Cannes, Gus Van Sant était aujourd’hui en compétition avec « Paranoid Park ». Un film qui raconte l’histoire d’un jeune skateboarder qui tue accidentellement un agent de sécurité. Une mort particulièrement atroce, puisque le vigile sera littéralement coupé en deux par un train. L’incident n’ayant eu aucun témoin, Alex va décider de ne rien dire, mais son secret sera bien lourd à porter.
Tout comme dans Elephant, Palme d’Or à Cannes, Gus Van Sant aborde de nouveau un thème lié à la jeunesse. Sans doute un peu une vocation chez lui.

Gus Van Sant en équilibre instable dans le Paranoid Park

Après avoir fait une pause hier, pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes, la compétition a repris ses droits avec « Paranoid Park » de Gus Van Sant, cinéaste américain en passe de devenir l’un des habitués de La Croisette.
Tout comme dans « Elephant », évocation de la tuerie du lycée de Columbine, Gus Van Sant aborde de nouveau un drame touchant des adolescents. Paranoid Park raconte en effet l’histoire d’un jeune skateboarder de 16 ans qui tue accidentellement un agent de sécurité aux abords de l’aire de skateboard la plus mal famée de la ville. Une mort atroce, puisque le vigile sera littéralement coupé en deux par un train. L’incident n’ayant eu aucun témoin, Alex va décider de ne rien dire, mais son secret sera bien lourd à porter. Sur les conseils d’une copine, il écrira son histoire pour s’en libérer, avant de la jeter aux flammes.

Le cœur invaincu d’Angelina Jolie

Les photographes sont sur le qui-vive: ça risque de fortement mitrailler dans une heure. Le couple Angelina Jolie/Brad Pitt montera les marches pour le film de Michael Winterbottom " A mighty heart", un coeur invaincu. Le film présenté hors -compétition et produit par Brad Pitt est une adaptation du livre de Marianne Pearl, épouse du journaliste américain décapité en 2002 par des islamistes pakistanais. Une exécution qui avait été envoyée par les terroristes aux télévisions du monde entier.
Angelina Jolie prend les traits de Marianne Pearl, cette femme-journaliste courageuse qui a surmonté ses épreuves pour retrouver les assassins de son mari. Avant d'interpréter le rôle, l'actrice américaine a longuement rencontré Marianne Pearl avant de devenir son amie.

Le cri d’alarme de Leonardo Di Caprio

Après Al Gore l'an passé, Leonardo Di Caprio est venu défendre la planète au Festival de Cannes. Le comédien a présenté hors - compétition un documentaire dont il est le producteur: "la 11ème heure, le dernier virage". Un titre alarmiste pour un film où défilent de nombreux spécialistes qui détaillent les différents problèmes et solutions à envisage.
Réchauffement de la terre, hausse du niveau de la mer, déforestation ou encore développement des maladies liées à la pollution sont abordés dans ce film encore plus polémique et urgent que celui d'Al Gore. La voix de Leonardo Di Caprio accompagne le documentaire signé Leila et Nadia Conners. Le cri d'alarme du comédien américain.

Chacun son cinéma : 35 des plus grands cinéastes rendent hommage à la salle de cinéma

« Chacun son cinéma », c’est le titre du film conçu par Gilles Jacob pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes. 35 des plus grands cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de 3 minutes autour de la salle de cinéma. Un challenge difficile à relever pour Alejandro Gonzales Inarritu. 35 réalisateurs mais une seule femme, Jane Campion, qui y voit là un symbole, illustré d’ailleurs dans son film où son héroïne, incarnée en mouche, finit par se faire écraser par le projectionniste.
Walter Salles c’est lui taillé un beau succès avec un film hommage à un Festival, lieu de résistance du cinéma d’auteurs, organisé dans un lointain village de pêcheurs. Enfin, Roman Polanski, très en verve sur l’écran avec son « Cinéma érotique », fut par contre très énervé en conférence de presse par l’indigence des questions.

Chacun son cinéma : 35 des plus grands cinéastes rendent hommage à la salle de cinéma

« Chacun son cinéma », c’est le titre du film conçu par Gilles Jacob pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes. 35 des plus grands cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de 3 minutes autour de la salle de cinéma. Un challenge difficile à relever pour Alejandro Gonzales Inarritu. 35 réalisateurs mais une seule femme, Jane Campion, qui y voit là un symbole, illustré d’ailleurs dans son film où son héroïne, incarnée en mouche, finit par se faire écraser par le projectionniste.
Walter Salles c’est lui taillé un beau succès avec un film hommage à un Festival, lieu de résistance du cinéma d’auteurs, organisé dans un lointain village de pêcheurs. Enfin, Roman Polanski, très en verve sur l’écran avec son « Cinéma érotique », fut par contre très énervé en conférence de presse par l’indigence des questions.

Un film collectif pour fêter le 60ème Festival de Cannes

Le festival de Cannes célèbre aujourd'hui son soixantième anniversaire. Un film collectif réunissant 35 réalisateurs primés à Cannes sera projeté ce soir en avant -première au Grand Auditorium et sur Canal +. Chacun sans se consulter a réalisé un court-métrage de 3 minutes avec pour thème : la salle de cinéma. Claude Lelouch, les frères Coen, les frères Dardenne,Wim Wenders, David Cronenberg sont au générique des réalisateurs de ce film conçu par le Président du Festival de Cannes Gilles Jacob a qui Roman Polanski a tenu à rendre hommage.
Ken Loach, palme d'or l'an passé à Cannes est également de la fête. Dans son film, un père et son fils font la queue dans un nouveau multiplexe. Ne sachant quel film choisir, ils décident finalement d'aller voir un match de foot. Son film est-il un film d'action contre l'évolution du cinéma qui doit faire face à la concurrence d'autres loisirs et des nouvelles technologies? La réponse de Ken Loach.

Alain Chabat à Cannes sur les traces de la cité de la peur

Alain Chabat ne rate aucun festival de Cannes depuis 20 ans. Même s'il n'a jamais été en compétition, il a toujours crée l'événement sur le plateau de Canal+ avec les Nuls où sur le tournage du film "la cité de la peur". Alain Chabat nous a parlé de son prochain film avec Daniel Auteuil.
Alain Chabat qui est aussi "dans" Shrek 3 qui sortira le mois prochain au cinéma. Il prête sa voix à l'ogre qui va découvrir cette fois les joies de la paternité. Le Palais des Festivals évoque également plein de souvenirs pour Alain Chabat;"une carioca" avec Gérard Darmon et peut-être une suite de la "Cité de la peur " avec Chantal Lauby et Dominique Farrugia.

« Sicko » : la charge percutante de Michael Moore contre un système de santé complètement fou

3 ans après sa Palme d'Or pour Fahreinheit 9/11, Michael Moore est de retour sur La Croisette avec la première mondiale de « Sicko », un film dans lequel il dénonce les absurdités du système de santé américain. Michael Moore a souhaité là réaliser un film d’action pour inciter ses compatriotes à s’engager dans une lutte, visant à contraindre l’administration américaine à réformer un système indigne d’un pays occidental.
Un système de santé hors de prix, dominé par des compagnies d’assurances privées obnubilées par le profit, et qui cherchent, par tous les moyens, à éviter de rembourser les malades. C’est d’ailleurs l’un de ces problèmes qui est à l’origine du film.

« Sicko » s’échappe des États-unis pour être présenté à Cannes

Le retour de Michael Moore sur la Croisette. 3 ans après sa Palme d'Or pour Fahreinheit 9/11, il s'attaque à présent au système de santé américain. Son documentaire présenté ce soir hors compétition dénonce les failles et les absurdités d'un pays où 45 millions de personnes vivent sans la moindre couverture de santé.
Michael Moore a intitulé son nouveau brûlot anti-Bush "Sicko" qui veut dire à la fois malade et cinglé en argot américain. Le réalisateur a expliqué ce matin en conférence de presse qu'il a du faire sortir en urgence son film des États-unis sous peine de ne pouvoir le montrer à Cannes.

Les Chantiers de la gloire de Jean Jacques Beineix

Jean Jacques Beineix sur la Croisette non pas pour un film mais pour un livre. Le réalisateur de "37°2, le matin" et de "Diva"est venu signer ses mémoires à la Fnac de Cannes. "Les Chantiers de la gloire" nous emmène dans les coulisses du tournage d'un film, sa préparation et sa réception auprès du public et des critiques.
Jean-Jacques Beineix se souvient de l'accueil plutôt glacial à Cannes de « La Lune dans le caniveau ", son 2éme film. C'était en 1983. Gérard Depardieu et Nastassia Kinski étaient à l'affiche de ce long métrage en compétition pour la Palme d'or. Il n'obtiendra rien si ce n'est un déluge de critiques et une montée des marches dans l'anonymat pour le réalisateur. Jean Jacques Beineix se souvient.

Un défenseur du cinéma indépendant à la tête du Jury du Festival de Cannes

Le jury du 60ème Festival de Cannes est présidé par le réalisateur Anglais, Stephen Frears. Celui qui a obtenu cette année l'Oscar du meilleur réalisateur pour "The Queen", n'a pas encore enlevé en 35 ans de carrière un Prix important à Cannes. Stephen Frears apprécie sa fonction de Président mais ne se laissera pas influencer facilement. Ce défenseur du cinéma indépendant, nous a livré sa vision du monde du 7ème Art.
Aux côtés de Stephen Frears, le jury se compose également des actrices Maggie Cheug prix d'interprétation à Cannes, Maria de Medeiros, Toni Colette et Sarah Polley. Le doyen, c'est Michel Piccoli. A 81ans, le comédien a marqué Cannes par des scandales avec "La Grande bouffe" mais aussi un prix d'interprétation avec "le saut dans le vide" de Marco Bellochio qu'il retrouve cette année dans le jury. Michel Piccoli conserve une grande tendresse pour le festival qui est pour lui celui de tous les cinémas.

Christophe Honoré et Louis Garrel : une 3ème collaboration qui n’allait pas de soi

Christophe Honoré a ouvert le bal des films français en compétition au Festival de Cannes avec « Les Chansons d’amour », une comédie musicale dans laquelle il retrouve Louis Garrel qui figurait déjà au générique de ses deux précédents films. Louis Garrel a accepté de prendre un gros risque dans ce film chanté car il ne voulait pas manquer une telle opportunité.
Pourtant, au départ de ce film monté très rapidement, Christophe Honoré n’avait absolument pas pensé à lui, car il ne savait que ce dernier pouvait chanter. Ne trouvant pas son acteur masculin, il avait d’ailleurs commencé son casting en s’occupant des actrices.

Les Chansons d’amour : la recette de Christophe Honoré pour exprimer ses sentiments

Christophe Honoré fait ses premiers pas en compétition au Festival de Cannes avec son film « Les Chansons d’amour ». Le réalisateur français n’est toutefois pas un inconnu sur La Croisette puisque son premier film « 17 fois Cécile Cassard », avec Béatrice Dalle, faisait partie de la sélection « Un Certain Regard » et que, l’an dernier, « Dans Paris », avec déjà Louis Garrel, fut l’un des films marquants de la Quinzaine des Réalisateurs.
« Les Chansons d’amour » raconte l’histoire d’Ismaël (Louis Garrel) qui partage avec insouciance sa vie entre deux jeunes femmes, Julie (Ludivine Sagnier) et Alice (Clotilde Hesme). Une vie qui va basculer le jour de la disparition brutale de Julie. La rupture est fatale, mais l’amour finira par renaître sous la forme d’un visage inattendu. Des retrouvailles au travers de la présence fantomatique de celle qui a disparu.

Festival de Cannes : « Les chansons d’amour » ouvre le bal pour la France

Une comédie musicale ce soir au festival de Cannes. Celle de Christophe Honoré qui ouvre la compétition pour la France avec "Les Chansons d'amour". Le réalisateur retrouve son acteur fétiche, Louis Garrel, pour ce film chanté, clin d'oeil à Jacques Demy et ses parapluies de Cherbourg. Toutes les chansons du film ont été composées par Alex Beaupain qui avait déjà signé la BO du précédent film de Christophe Honoré "Dans Paris.
Chiara Mastroianni et Ludivine Sagnier campent les rôles principaux du film qui tourne autour d'un trio amoureux qui vit dans l'insouciance à Paris avant l'arrivée d'un tragique événement. Les 2 comédiennes se sont elles inspirées de Catherine Deneuve dans les parapluies de Cherbourg pour le film? Les réponses de sa fille Chiara Mastroianni et de Ludivine Sagnier.

Le mystère plane toujours sur Zodiac

Avec « Zodiac », David Fincher fait ses débuts en compétition à Cannes en présentant une histoire de serial killer, tout comme dans « Se7en », le film qui lui permit d’acquérir une renommée mondiale.
Zodiac raconte l’histoire vraie d’un tueur en série qui, dans les années 70, terrorisa la Californie et nargua la police en envoyant régulièrement des messages codés à la presse. Durant de nombreuses années, l’inspecteur Dave Toschi, va mener l’enquête, relayée par un journaliste du San Francisco Chronicle et surtout un caricaturiste de ce même journal, Robert Graysmith, qui va pratiquement consacré sa vie à cette affaire allant même jusqu'à écrire les deux livres qui ont servi de base au scénario du film.

Une montée des marches sous le signe du "Zodiac".

Une montée des marches sous le signe du "Zodiac". C'est le titre du film de David Fincher présenté ce soir en compétition. Le réalisateur de "Seven" retrouve dix ans après un genre qui a fait son succès: les films de Serial Killer. Il évoque cette fois l'histoire vraie d'un tueur en série surnommé le Zodiaque et qui aurait commis dans les années 70 plus d'une quarantaine de meurtres dans la région de San Francisco. Ce Jack l'Éventreur américain n'a jamais été capturé.
Il s'agit du premier coup de poing du festival. David Fincher qui a librement adapté le livre d'un des acteurs de l'enquête a expliqué ce matin en conférence de presse qu'il avait été marqué lui aussi par ce fait divers non résolu. David Fincher le réalisateur de "Zodiac" avec dans les rôles principaux: Jake Gyllenhaal, Robert Downey Junior et Mark Ruffalo.

Ouverture musicale pour la Quinzaine des Réalisateurs

Ouverture musicale ce soir pour la Quinzaine des Réalisateurs avec la projection de « Control », le film d’Anton Corbijn consacré à la vie de Ian Curtis, chanteur du groupe mythique de rock anglais des années 70, Joy Division. Un film loin des clichés du rock, mais fidèle à l’esprit et à la vie de Ian Curtis qui, un soir de désespoir, mit fin à ses jours alors qu’il n’avait que 23 ans et semblait promis à une grande carrière.
Malgré cette disparition prématurée, un peu à la manière d’un poète maudit, Ian Curtis a tout de même imprimé sa marque dans l’histoire du rock. Olivier Père, Délégué Général de la Quinzaine des Réalisateurs, nous présente ce premier film réalisé par l’un des photographes les plus influents du monde de la musique.

Les jeunes auteurs mettent l’émotion au cœur de la Quinzaine des Réalisateurs

A coté de la sélection officielle, les sélections parallèles occupent une place essentielle au Festival de Cannes, d’autant plus que leurs projections sont plus facilement accessibles aux cinéphiles cannois. Même si ce n’est pas la plus ancienne, la Quinzaine des Réalisateurs est sans doute la plus importante d’entre elles.
Pour son Délégué général, Olivier Père, sa 39ème édition, qui s’ouvre aujourd’hui, est placée sous le signe de la découverte, de l’audace et de l’émotion. Une émotion qui emportera les spectateurs du premier film bouleversant que Sandrine Bonnaire a consacré à sa sœur autiste. Émotion encore dans un autre premier film d’un cinéaste allemand, Jan Bonny qui traite de l’enfer conjugal vécu par policier.

Norah Jones : un baiser qui fera date dans l’histoire du cinéma

C'est le film de Wong Kar Wai "My Blueberry Nights" qui a fait l'ouverture hier soir du 60ème Festival de Cannes. Après avoir présidé l'an passé le jury du festival, le réalisateur Chinois est cette année en compétition pour son road-movie sentimental. Norah Jones qui fait ses premiers pas d'actrice et Jude Law qui vient à Cannes pour la première fois en compétition officielle sont les 2 acteurs principaux du film tourné en anglais entre New -York et le Nevada.
Norah Jones campe le rôle d'une jeune femme déchirée par un chagrin d'amour et qui vient hanter chaque soir le bar de Jude Law en mangeant d'écoeurantes tartes aux myrtilles. Un jour, elle disparaît, et Jude Law réalise à quel point elle a pris de la place dans sa vie. Le film à la fois sensuel et mélancolique est une réflexion sur l'amour, la solitude et la découverte de soi. Norah Jones revient sur un moment clef du film: la scène du long baiser avec Jude Law.

Le cinéma est entré par effraction dans la vie de Norah Jones

Avec « My Blueberry Nights » présenté en ouverture du 60ème Festival de Cannes, la chanteuse de jazz Norah Jones signe des débuts fracassants au cinéma qui lui a déroulé le tapis rouge sur La Croisette. Tout le film de Wong Kar Wai tourne autour de son périple à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé.
Norah Jones semble s’être rapidement adaptée au monde du cinéma, alors qu’elle ne s’attendait absolument pas à être actrice. Même lorsque Wong Kar Wai lui a proposé le rôle presque par effraction, elle croyait qu’il voulait qu’elle signe la musique de son film.

Malgré les risques, Wong Kar Wai voulait être en compétition à Cannes

C’est le film de Wong Kar Wai « My Blueberry Nights » avec la chanteuse Norah Jones, Jude Law et Natalie Portman, qui a fait l’ouverture du 60ème Festival de Cannes. Avec son premier film tourné aux États-unis et en anglais, Wong Kar Wai signe une sorte de road-movie, mais dans lequel il apporte sa patte personnelle.
Un film dont il est très fier, notamment en raison de la performance de ses acteurs, et pour qui Cannes, où le projet à commencer à germer l’an dernier, constituait le lieu idéal pour une première projection publique. Même si le pari était un peu risqué pour lui qui termine toujours ses films à la dernière minute, avoir son film en ouverture permettait également d’effacer le mauvais souvenir de 2004, lié au retard de son film 2046.

Wong Kar Wai exact au rendez-vous avec « My Blueberry Nights »

Président du Jury l’an dernier, Wong Kar Wai revient au Festival de Cannes en faisant l’ouverture de sa 60ème édition, avec son film « My Blueberry Nights ». Cette fois le cinéaste de Hong Kong était bien exact au rendez-vous sur La Croisette, contrairement à l’épisode de 2004 où l’arrivée tardive de son film « 2046 » avait contraint les organisateurs à bouleverser le planning des projections.
« My Blueberry Nights » a de faux airs de road-movie. Après une séparation douloureuse, Elisabeth, campée par Norah Jones, entraîne le spectateur à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs et un nouvel ami, tout en cherchant de quoi panser son cœur brisé. Au fil de ses rencontres, elle assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude, et commence à comprendre que son voyage est le commencement d’une plus profonde exploration d’elle-même.

Festival de Cannes : sélectionneur, un métier difficile !

Pour son 60ème anniversaire, le Festival de Cannes accueille du 16 au 27 mai, 22 films en compétition. Des films sélectionnés par le Délégué artistique du Festival, Thierry Frémaux, qui a visionné près de 1 600 films pour établir sa sélection. Un métier exaltant mais qui tient parfois du sacerdoce, si l’on veut garder intacte sa concentration pour respecter au mieux le travail des auteurs.
Il arrive bien sûr que le sélectionneur se trompe dans ses choix, mais il a souvent des circonstances atténuantes tant il doit en général se prononcer, presque sur le champ, sur des promesses de films, plutôt que sur des films terminés. Les conditions de visionnage des films constituent d’ailleurs la principale difficulté de ce métier.

Festival de Cannes : le casse-tête de la nationalité des films

Du 16 au 27 mai, Cannes accueillera pour la 60ème fois le grand rendez-vous annuel du cinéma mondial. 22 films brigueront cette année la Palme d’Or dans une compétition ouverte par « My Blueberry Nights », le film de Wong Kar WAI avec la chanteuse Norah Jones. Un film qui illustre bien le casse tête auquel a du faire face le Délégué artistique du Festival, Thierry Frémaux, pour établir la nationalité des films en compétition.
Le film de Wong Kar WAI n’est pas le seul à poser problème et c’est ainsi que « Le Scaphandre et le papillon » du cinéaste américain Julian Schnabel se retrouve cette année dans la sélection française. Une sélection sur laquelle règne d’ailleurs une forte pression, après 20 ans d’échec de la France dans la compétition cannoise.

Festival de Cannes 2007 : de nouveaux venus faces aux habitués de la Croisette

Le 60ème Festival de Cannes s’ouvre, mercredi 16 mai, avec la projection, en compétition, du film du président du jury de l’an dernier, Wong Kar WAI « My Blueberry Nights » avec la chanteuse Norah Jones. Jusqu’au 27 mai, 22 films chercheront à obtenir la prestigieuse Palme d’Or.
D’autres films, comme « Ocean’s Thirtheen » de Steven Soderbergh avec George Clooney, Brad Pitt et Al Pacino, seront là principalement pour assurer de belles montées des marches, indispensables à la renommée du Festival, selon son Délégué artistique, Thierry Frémaux. Ce dernier nous dévoile les tendances de la sélection 2007 où cohabitent certains habitués de la Croisette, dont les 3 derniers présidents du jury, et un grand nombre de nouveaux venus.

KEN LOACH - PALME D’OR
Lundi 29 mai 2006

Consécration pour le britannique Ken Loach qui remporte la Palme d’Or du 59ème Festival de Cannes avec « Le Vent se lève ».Un film sur la guerre menée par les irlandais en 1922 pour obtenir l’indépendance face aux Anglais . Ken Loach primé 3 fois à Cannes présentait un 13ème film sur la Croisette toute sections confondues. Un chiffre qui visiblement lui a porté bonheur.
La joie de Ken Loach hier soir sur la scène du Palais des Festivals.

JAMEL DEBBOUZE – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Les familles d’acteurs à l’honneur au Festival de Cannes. Pour la première fois les Prix d’interprétation n’ont pas été attribués à un ou une actrice, mais aux 6 actrices principales de « Volver » de Pedro Almodovar et aux 5 frères d’armes d’ « Indigènes », de Rachid Bouchareb, qui raconte l’engagement méconnu de 5 combattants de l’Armée d’Afrique pour la libération de la France.
Après les autres acteurs, Jamel Debbouze y est allé lui aussi de son couplet de remerciements. Mais avec lui les choses ne se passent jamais normalement et, après avoir été gagnée par l’hilarité, la salle entière s’est vite retrouvée en train d’entonner un chant patriotique.

BRUNO DUMONT – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Une nouvelle fois Bruno Dumont est l’invité surprise du Palmarès du Festival de Cannes. Après « L’Humanité » qui avait raflé trois prix en 1999, c’est aujourd’hui « Flandres » qui récolte à nouveau le Grand Prix du Jury.
Bruno Dumont voit dans ce prix la reconnaissance de son travail et de sa tentative de faire un cinéma différent sortant des sentiers battus. Loin d’être déçu d’avoir manqué la récompense suprême, il se réjouit de la Palme d’Or attribuée à Ken Loach et accueille son prix avec humilité, lui qui n’en n’est qu’à son quatrième film. Il savoure simplement ce grand moment de bonheur.

PEDRO ALMODOVAR - PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Le film de Pedro Almodovar « Volver » a remporté deux prix à Cannes. Celui du scénario et le prix d’interprétation féminine pour l’ensemble des comédiennes du réalisateur espagnol notamment Penélope Cruz et Carmen Maura.
Pedro Almodovar avait remporté le prix de la mise en scène en 99 pour le film « Tout sur ma mère ». Il était encore favori cette année pour la palme qui lui échappe une nouvelle fois. Au cours de la conférence de presse des lauréats, Pedro Almodovar n’a pas hésité à parler de malédiction.

PATRICE LECONTE – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Même si elle a déjoué tous les pronostics, la Palme d’Or du Festival à été attribuée à l’unanimité du jury, sans donner lieu à de longs débats. Avant le début de la compétition, Patrice Leconte souhaitait avant tout que le palmarès ne soit pas le fruit d’un compromis mais récompense un film ayant soulevé l’enthousiasme.
Pour lui, le palmarès concocté avec ses 8 collègues du jury présidé par Wong Kar Waï a exaucé ses vœux, même si certains de ses coups de cœurs, comme le film d’Aki Kaurismaki, ont été écartés. Il revient sur l’enthousiasme soulevé dans le jury par le film de Ken Loach « Le Vent se lève », Palme d’or de cette 59ème édition du Festival de Cannes.

SERGI LOPEZ ET NATHALIE BAYE
Samedi 27 mai 2006

Le Festival touche à sa fin avec ce soir les 2 derniers films de la compétition. « Chronique d’une fugue » de l’uruguayen Israël Adrian Caetaneo et « Le Labyrinthe de Pan «, un conte de fée peuplé de créatures fantastiques signé Guillermo Del Toro. Le réalisateur mexicain dirige notamment dans son film Sergi Lopez qui avait défendu les années précédentes au festival « Western » et « Harry, un ami qui vous veut du bien ». Du mal par contre, il en fait beaucoup dans « le labyrinthe de Pan ». Sergi Lopez, ravi tout de même de revenir à Cannes avec ce nouveau film.
Hier soir, Nathalie Baye, Ludivine Sagnier, Roschdy Zem et Mylène Demongeot ont présenté « la Californie »,1er film de Jacques Fieschi dans la section « Un certain regard ». Le film tiré d’un roman de Simenon a pour décors principal Cannes et une belle villa de la Californie où réside Nathalie Baye. Elle incarne sur fond de désirs et de meurtre,un personnage un peu fantasque.

LE LABYRINTHE DE PAN – GUILLERMO DEL TORO
Samedi 27 mai 2006

Le Mexique était fortement représenté cette année au Festival de Cannes. Après « Babel » d’Inarritu, l’un des grands favoris pour la Palme d’Or, la compétition s’achève aujourd’hui avec un autre film mexicain, « Le Labyrinthe de Pan » de Guillermo del Toro. Un film fantastique qui n’est pas la première incursion du réalisateur dans ce genre cinématographique puisqu’on lui doit « Cronos », relecture moderne du vampirisme ou encore l’explosif Blade 2 avec Wesley Snipes.
« Le Labyrinthe de Pan » se situe en 1944, au sortir de la guerre civile espagnole. Il raconte l’histoire d’Ofélia qui arrive avec sa mère chez le nouvel époux de cette dernière, un capitaine de l’armée franquiste qui pourchasse les derniers résistants. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves que rien ne l’a préparée à affronter…

VOL 93 – PAUL GREENGRASS
Samedi 27 mai 2006

Présenté hors compétition, le film Vol 93 du réalisateur Paul Greengrass retrace l’histoire du 4ème avion détourné le 11 septembre 2001. L’appareil, un Boeing 757 devait s’écraser sur la Maison Blanche à Washington. Le film raconte en temps réel, les 90 minutes qui se sont déroulées entre le décollage et le crash de l’avion et notamment l’intervention héroïque des 40 passagers qui ont réussi à se rebeller empêchant aux pirates de l’air d’atteindre leur objectif.
Les familles des victimes de ce drame ont participé au film et sont venues à Cannes dire pourquoi elles avaient tenues à ce que ce film existe. Le témoignage de Gordie Felt,

GÉRARD DEPARDIEU ET CÉCILE DE FRANCE
Vendredi 26 mai 2006

Un chanteur de bal quinquagénaire et une jeune maman agent immobilier sous le feu des projecteurs ce soir à Cannes. Le chanteur c’est Gérard Depardieu et la jeune maman Cécile de France. Ils vont vivre une passion commune dans le film de Xavierr Gianolli « Quand j’étais chanteur ». Une love-story où Depardieu interprète lui-même toutes les chansons de son personnage dont le titre du film,un ancien succès de Michel Delpech. Un film tout simplement beau pour Gérard Depardieu.
Quant à Cécile de France, elle tombe sous le charme de ce chanteur de bal. Une vraie première rencontre avec Gérard Depardieu.

CÉCILE DE FRANCE - QUAND J'ETAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Aux cotés de Gérard Depardieu qui y trouve son plus beau rôle depuis bien longtemps, Cécile de France livre une performance éclatante dans « Quand j'étais chanteur », le film de Xavier Giannoli qui a enchanté les festivaliers. Pour le cinéaste, qui la considère comme magique, elle apporte un éclat et une fraîcheur inespérés à la solitude de Marion, la jeune femme qui va déstabiliser mais réveiller le chanteur de bal incarné par Gérard Depardieu.
Bien qu'un peu impressionnée par l'idée de jouer avec ce dernier, Cécile de France était particulière excitée à l'idée d'interpréter le personnage d'une femme ayant avec sa vie un rapport exigeant et tumultueux, elle qui avait plutôt l'habitude des rôles de jeunes filles dans des comédies.

GÉRARD DEPARDIEU – QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Dans « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli, présenté aujourd’hui en compétition à Cannes, Gérard Depardieu est admirable de tendresse et d’émotion dans ce rôle de chanteur de bal pour lequel il a lui-même interprété les quatorze chansons du film. Un film fort et plein de vérité qui a soulevé l’enthousiasme des festivaliers.
Gérard Depardieu s’est glissée avec naturel dans la peau du personnage qu’il a pris manifestement beaucoup de plaisir à interpréter. Un plaisir qui se ressent à l’écran, mais également perceptible lors de la conférence de presse du film.

XAVIER GIANNOLI – QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Depuis tout jeune, Xavier Giannoli voulait filmer Gérard Depardieu. Il était pour lui ce qu’une rock-star était pour d’autres. Dès le début, il a écrit son film en pensant à lui en ne doutant jamais qu’il tournerait finalement avec lui. Le résultat est saisissant et avec « Quand j’étais chanteur », il lui offre l’un de ses meilleurs rôles depuis bien longtemps.
Gérard Depardieu s’est rapidement approprié ce personnage de chanteur de bal tendre et émouvant. Mais auparavant, afin que le film ne sombre pas dans le pittoresque, la moquerie ou le popu, Xavier Giannoli a mené une véritable enquête qui l’a conduit à rencontrer Alain Chanone, chanteur de bal en Auvergne, qui lui a ouvert les portes de cet univers.

QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR – XAVIER GIANNOLI

Huit ans après sa Palme d’Or du court-métrage pour « L’Interview », Xavier Giannoli revient en compétition à Cannes, mais cette fois ci avec un long métrage « Quand j’étais chanteur ». Une comédie dramatique tendre et émouvante qui baigne dans l’univers de la chanson populaire française, de « L’Anamour » de Gainsbourg à la chanson de Michel Delpech qui donne son titre au film, en passant par « Les Paradis perdus » de Christophe.
« Quand j’étais chanteur » raconte l’histoire, quelque part en Auvergne, d’un chanteur de bal quinquagénaire déstabilisée par Marion, une jeune femme séduisante mais fragile. Avec elle, il rencontre un public qui n’est pas acquis d’avance lui qui arbore une veste blanche et une drôle de mèche. Il va devoir la mériter à force de fantaisie et de sincérité. « Quand j’étais chanteur » est un film sur la dignité. Qu’est on prêt à abandonner de soi pour plaire à une fille ou à un public ?

JAMEL DEBBOUZE ET SAMY NACÉRI
Jeudi 25 mai 2006

Tapis rouge ce soir à des frères d’armes. Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila sont les « Indigènes » de Rachid Bouchareb en première ligne au Festival de Cannes. Le réalisateur franco-algérien réhabilite dans son film les soldats français d’Afrique du Nord envoyés au front et que la nation a oublié au lendemain de la seconde guerre mondiale. Jamel Debbouze dont c’est la première sélection à Cannes a co-produit ce film de guerre tourné entre la France et le Maroc. Il explique ce qui lui a plu dans la démarche du réalisateur.
Autre acteur phare d’« Indigènes »,Samy Nacéri. Le comédien s’est totalement investi dans ce vrai film collectif.

JAMEL DEBBOUZE - INDIGÈNES
Jeudi 25 mai 2006

Même si « Indigène » est une aventure collective, c’est Jamel Debbouze qui porte le film. A la fois à l’écran, aux côtes de Sami Nacéri, Roschdy Zem et Sami Bouajila, où il démontre au passage une nouvelle fois ses qualités d’acteur dramatique, mais également en coulisses puisque Jamel est coproducteur et est véritablement allé au charbon pour que le film puisse se faire. C’est lui notamment qui a obtenu l’aide de l’armée marocaine et de Royal Air Maroc et il est même allé jusqu’à rencontrer, sans grand succès, Nicolas Sarkozy, ce qui pour Jamel n’était pas anodin.
Mais face aux scénarios et aux ponts d’or qu’on lui proposait, le projet de Rachid Bouchareb, de par son histoire et sa noblesse, était pour lui un véritable cadeau.

RACHID BOUCHAREB - INDIGÈNES
Jeudi 25 mai 2006

La présentation d’ « Indigènes » à Cannes est la concrétisation d’un projet porté depuis plus de cinq ans par le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb. Le film avec Jamel Debbouze, Samy Nacéri et Roschdy Zem met en lumière une page occultée de l’Histoire. La participation de dizaine de milliers de soldats originaires d’Afrique du Nord à la libération de la France durant la seconde guerre mondiale.
Pour Rachid Bouchareb, le film n’a rien de revanchard, il cherche simplement à rouvrir une page de l’Histoire de France. Comme les principaux acteurs du film, eux aussi issus de l’immigration, le cinéaste se sent particulièrement concerné par cette histoire, même s’il se considère avant tout comme français.

INDIGÈNES – RACHID BOUCHAREB
Jeudi 25 mai 2006

Rachid Bouchareb n’a pas que des bons souvenirs du Festival de Cannes. Lors de sa première venue alors qu’il n’était encore qu’étudiant dans une école de cinéma, il s’était fait embarqué par la police et avait passé plusieurs heures au commissariat. Cette année, il revient en compétition avec « Indigènes » et le Festival lui déroule le Tapis Rouge pour ce film dans lequel il rouvre une page pour le moins occultée de l’Histoire de France. Celle de la participation de dizaines de milliers de soldats originaires d’Afrique du Nord à la libération de la France.
« Indigènes » raconte l’histoire de Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir qui, alors qu’ils n’avaient encore jamais foulé le sol français, se sont engagés, comme 130 000 autres « Indigènes », dans l’armée française pour libérer la « mère patrie » de l’ennemi nazi. Ces héros que l’histoire a oubliés vaincront en Italie, en Provence et dans les Vosges, avant de se retrouver seuls à défendre un village alsacien contre un bataillon allemand.

LUCAS BELVAUX – LA RAISON DU PLUS FAIBLE
Jeudi 25 mai 2006

Après son triptyque original compo