Organisation du G20 à Cannes: l’interview de Jehan-Eric Winckler
Vendredi 16 septembre 2011

Les 3 et 4 novembre, Cannes accueillera le sommet du G20. La venue des chefs d’Etats les plus puissants de la planète nécessite des mesures de sécurité exceptionnelles et une organisation rigoureuse. Rencontre avec Jehan-Eric Winckler, sous-préfet en poste depuis près d’un an dans les Alpes-Maritimes, spécialement pour préparer ce G20.

Cannes 2010 : une Palme d’Or doublement bienvenu pour Apichatpong Weerasethakul
Lundi 24 mai 2010

La Palme d’Or du Festival de Cannes 2010 a été attribuée hier soir à Apichatpong Weerasethakul pour son film « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ». Un film parfois déroutant qui jette un pont entre fantastique à l’ancienne et narration futuriste, à l’instar de son héros qui vogue d’une époque à une autre au gré de ses réincarnations, rêvées ou vécues.
Une récompense doublement bienvenu pour le cinéaste thaïlandais, honoré d’abord de voir son travail d’auteur salué par le jury présidé par Tim Burton, mais aussi parce que cette Palme apportera peut être un peu d’espoir à son pays en situation de guerre civile, ce qui a d’ailleurs failli rendre presque impossible sa venue à Cannes.

Cannes 2010 : Tim Burton s’est offert un beau rêve dans le monde merveilleux du cinéma
Lundi 24 mai 2010

Le clap de fin est tombé hier soir sur la 63ème édition du Festival de Cannes. Les films français figurent en bonne place au palmarès avec le Prix de la Mise en Scène attribué à Mathieu Amalric pour "Tournée" et le Grand Prix décerné à "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois. Juliette Binoche a quant à elle reçu le Prix d’interprétation féminine pour son rôle dans Copie Conforme d’Abbas Kiarostami.
Mais la Palme d’Or 2010 est revenue à un film thaïlandais d’Apichatpong Weerasethakul « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ». Un choix qui reflète le beau rêve que s’est offert à Cannes le Président du Jury, Tim Burton, en partant à la découverte de films différents venus de tous les pays. Un choix qu’il a pu faire partager aux autres membres du jury, même si cela n’est jamais facile.

Ken Loach dénonce les horreurs de la guerre en Irak
Dimanche 23 mai 2010

Invité de dernière minute de ce 63ème Festival de Cannes, Ken Loach a présenté jeudi « Route Irish », un film à mille lieux de « Looking For Eric », la comédie jubilatoire avec Eric Cantona qu’il présenta l’an dernier. Dans Route Irish, l’on retrouve un Ken Loach en colère dénonçant la guerre en Irak et le comportement de ces sociétés privées qui emploient des mercenaires agissant en toute impunité.
Il y avait longtemps que Ken Loach souhaitait faire un film dénonçant les horreurs d’une guerre illégale, constituant un crime contre le peuple irakien. Mais pour lui, le défi, relevé avec le scénario de Route Irish, consistait à trouver une histoire et des personnages lui permettant de révéler tout cela.

Rachid Bouchareb surpris de la polémique autour de ses Hors La Loi
Samedi 22 mai 2010

Présentation, hier au Festival de Cannes, de Hors La Loi, le film de Rachid Bouchareb qui raconte le destin parallèle de 3 frères, du massacre de Sétif le 8 mai 1945 à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Un film qui, avant même sa première projection a suscité une violente polémique, avec des accusations de falsification de l’histoire et des demandes d’interdiction du film.
Une polémique qui a surpris Rachid Bouchareb pour qui son film, qui est avant tout une belle œuvre de cinéma, ne cherchait absolument pas l’affrontement. Maintenant que l’abcès a été ouvert et crevé, il espère que le débat pourra s’engager dans la sérénité pour aller vers une normalisation des relations entre la France et l’Algérie.

Carlos, l’épopée criminelle de la star du terrorisme
Samedi 22 mai 2010

Film événement de ce 63ème Festival de Cannes, qui a rivé à leur fauteuils les spectateurs pendant près de 6 heures, « Carlos » d’Olivier Assayas est une œuvre enlevée et captivante racontant l’épopée criminelle de celui qui incarna le visage arrogant du terrorisme durant plus de 2 décennies, de ses premiers attentats en Europe jusqu’à sa capture au Soudan par la DST.
Pour Olivier Assayas, Carlos, avec son coté charismatique et séducteur était devenu la star du terrorisme, ce qui l’a conduit à sa perte car s’il avait était moins médiatique, il serait sans doute toujours libre aujourd’hui. Mais le drame d’Illich Ramirez Sanchez, c’est que le masque qu’il s’était inventé était vraiment trop contradictoire.

Fair Game : un couple plongé au cœur d’une histoire incroyable
Vendredi 21 mai 2010

Projection hier au Festival de Cannes du seul film américain en compétition cette année, Fair Game de Doug Liman avec Sean Penn et Naomi Watts. Un film qui raconte l’histoire de Valérie Plame, cette espionne de la CIA, mariée à un ex Ambassadeur haut en couleurs, qui avait révélé dans un rapport l’inexistence d’armes de destruction massive en Iraq, et dont la véritable identité fut dévoilée suite à une fuite orchestrée par la Maison Blanche, brisant sa carrière et sa vie privée.
Même si la charge est violente contre les mensonges et les manipulations de l’administration Bush, Doug Liman n’a pas voulu faire un film politique, mais essentiellement raconter l’histoire fascinante de ce couple hors normes.

Xavier Beauvois fasciné par les Moines de Thibhirine
Mercredi 19 mai 2010

La sélection française a abattu sa dernière carte, hier au Festival de Cannes, avec la présentation du film de Xavier Beauvois « Des Hommes et des Dieux » qui raconte la vie des 7 Moines français de Thibhirine, avant leur enlèvement et leur assassinat, en 1996 en Algérie.
Comme à son habitude, le réalisateur a été s’imprégné avant le tournage de la vie de ses personnages, en allant faire une retraite monastique d’où il a tiré certains principes moraux et quelques parti pris de mise en scène. Xavier Beauvois a été également vite fasciné par la vie de cette communauté chrétienne en terre musulmane qui s’intéressait à la religion des autres et qui décida de rester sur place malgré les menaces grandissantes.

Biutiful : un film sombre mais porteur de lueurs d’espoir
Mardi 18 mai 2010

4 ans après « Babel » qui avait reçu le Prix de la Mise en Scène, Alejandro Gonzalez Inarritu a confirmé hier avec « Biutiful » qu’il était l’un des grands favoris de cette 63ème édition du Festival de Cannes, faisant également de Javier Bardem un sérieux prétendant au Prix d’Interprétation.
Biutiful raconte l’histoire d’un être à la dérive navigant entre différents trafics, mais qui décide de mettre de l’ordre dans ses affaires lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Une histoire assez sombre mais le réalisateur mexicain considère pourtant qu’il s’agit de son film le plus optimiste car il renferme beaucoup de lueurs d’espoir.

Bertrand Tavernier explore le XVIe siècle à travers le destin d’une Princesse
Lundi 17 mai 2010

Présentation hier au Festival de Cannes du film de Bertrand Tavernier « La Princesse de Montpensier » avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson et Gaspard Ulliel. Un film qui plonge le spectateur dans la France du XVIe siècle, au temps où les guerres de religion font rage, à partir du destin de l’une des plus riches héritières du royaume, enjeu de passions rivales et violentes.
En épousant le point de vue de son héroïne qui aime le Duc de Guise, mais est contrainte par son père de se marier à un Prince qu’elle ne connaît pas, Bertrand Tavernier se penche sur la condition des femmes à cette époque. En cherchant à trouver la vérité intérieure du récit de Madame de La Fayette, il nous livre un thriller amoureux qui dépasse la simple histoire d’amour.

Woody Allen peint la vie pour pouvoir la supporter
Dimanche 16 mai 2010

Woody Allen était hier pour la 11ème fois au Festival de Cannes pour présenter, comme toujours hors compétition, son dernier film, tourné à Londres, « You Will Meet a Tall Dark Stranger » avec Naomi Watts, Josh Brolin, Anthony Hopkins et Antonio Banderas. Un film dans lequel s’entrecroisent les vies de plusieurs personnages dont les passions, ambitions et angoisses auront pour conséquences toutes sortes d’ennuis allant du loufoque au dangereux.
Dans cette brochette de personnages, les deux seuls qui semblent heureux apparaissent comme cinglés. Pas si étonnant que ça pour Woody Allen, pour qui pour supporter le coté cauchemardesque de la vie, il faut pouvoir vivre dans l’illusion et se mentir à soi même.

Another Year, la chronique de gens ordinaires de Mike Leigh
Dimanche 16 mai 2010

Quatorze ans après avoir reçu la Palme d’Or pour « Secrets et Mensonges », Mike Leigh était de nouveau en compétition hier au Festival de Cannes avec son dernier film « Another Year », la chronique, rythmée par les 4 saisons, d’une année de gens ordinaires d’un certain âge, confrontés à l’amour, la solitude, au deuil et au changement.
Avec une approche qui frise parfois le documentaire, même si elle cache un gros travail de plusieurs de ses acteurs fétiches : Jim Broadbent, Ruth Sheen et Lesley Manville, Mike Leigh reprend dans ce film les thèmes qui lui sont chers en s’intéressant de très prés à la vie quotidienne des gens ordinaires. Un monde qu’il connaît bien puisque c’est celui dont il vient.

23 ans après, Oliver Stone se replonge dans l’univers de Wall Street
Samedi 15 mai 2010

Évènement hier à Cannes avec la présentation en avant première mondiale de « Wall Street, l’argent ne dort jamais ». 23 ans après, Oliver Stone se replonge dans l’univers de Wall Street en reprenant le personnage de Gordon Gekko, toujours interprété par Michael Douglas qui remporta l’Oscar pour ce rôle en 1987. Mais après 8 ans passé en prison pour délit d’initié, Gordon Gekko a tout perdu et tout le monde lui tourne le dos, y compris sa fille.
Sa fille avec qui il tente de renouer le contact par l’intermédiaire du jeune trader en passe de l’épouser. Wall Street 2 ne se contente donc pas de dénoncer les travers du capitalisme financier, mais il traite aussi de l’histoire de cette famille, avec son lot de trahisons.

Mathieu Amalric sous le charme de ses effeuilleuses
Vendredi 14 mai 2010

Première journée de compétition hier au Festival de Cannes, avec à l’affiche « Tournée » de Mathieu Amalric. L’acteur réalisateur nous emmène sur les traces d’un producteur de télévision à succès qui avait tout plaqué pour repartir à zéro en Amérique, et qui revient avec une tournée de strip-teaseuses « New Burlesque » qui inventent un monde extravagant de fantaisie, et à qui il a fait fantasmer la France.
Mathieu Amalric visiblement tombée sous le charme de ces effeuilleuses qu’il considère comme des actrices extraordinaires capables de se transformer en personnages de fiction. Quant à son rôle de producteur, il se félicite finalement de l’avoir tenu alors qu’il ne l’envisageait pas quelques semaines avant le début du tournage.

Cannes 2010 : Robin des Bois décoche la première flèche
Jeudi 13 mai 2010

Robin des Bois a décoché la première flèche hier soir sur la Croisette en ouverture du 63ème Festival de Cannes. Le film de Ridley Scott magistralement interprété par Russel Crowe relate un épisode de la vie de Robin des Bois, avant que sa légende ne naisse et que, hors la loi, il ne se réfugie dans la forêt de Sherwood. Un parti pris de Ridley Scott et Russel Crowe afin d’éviter que le film ne dure plus de 7 heures.
Russel Crowe qui s’est beaucoup impliqué dans le film puisqu’il en est également l’un des producteurs, tenait aussi à se démarquer des nombreux films déjà réalisés sur Robin des Bois. L’option retenue était de se concentrer sur l’élément humain du personnage en montrant ses véritables motivations.


Cannes 2010 : Tim Burton prêt pour un voyage plein de surprises
Jeudi 13 mai 2010

Quelques heures avant l’ouverture du Festival de Cannes, les membres du Jury de cette 63ème édition ont tenu hier une conférence de presse. Leur Président, Tim Burton est prêt pour un voyage plein de surprises à la rencontre de films très divers que le jury s’efforcera de juger sans idées préconçues et dans un esprit d’ouverture, en cherchant à voir en quoi ces films ont pu le toucher sur le plan intellectuel ou émotionnel.
Une tâche abordée avec compassion pour les réalisateurs qui présentent leurs films, car tout ses membres ont déjà eu des films en compétition et savent ce que cela représente d’être jugés. Si le travail du jury n’a pas encore commencé, le courant semble déjà passer entre ses membres selon Tim Burton.

Festival de Cannes 2010 : l’interview de Thierry Frémaux
Mardi 11 mai 2010

Comme chaque année, Thierry Frémaux a présenté hier la sélection du Festival de Cannes devant les cinéphiles cannois. L’occasion de rencontrer le Délégué Général du Festival qui visiblement aime ces rencontres avec ces passionnés de cinéma. Il revient sur une sélection qui cette année a été difficile à finaliser puisqu’un dernier film a été rajouté hier, et pas des moindres puisqu’il s’agit du dernier Ken Loach.
Thierry Frémaux nous donne également son sentiment sur les polémiques qui ont émaillé l’annonce de la sélection, avant même que le public ait vu les films en question, ce qu’il regrette profondément. Il aborde ensuite la présence du cinéma américain, discret dans la compétition, mais qui ce rattrape avec de grands films hors compétition, comme le Robin des Bois de Ridley Scott en ouverture. Enfin, il évoque la sélection française qu’il trouve très belle et qui, pour une fois, n’a pas fait l’objet de polémique.

Cannes : Le Grand Prix pour Jacques Audiard
Lundi 25 mai 2009

Si son film « Un Prophète » était la Palme du cœur pour un grand nombre de critiques, Jacques Audiard n’est pas reparti bredouille du 62ème Festival de Cannes puisque le jury lui a décerné son Grand Prix. Un prix mérité pour ce film qui relate le parcours d’un jeune taulard arrivant en prison sans attache et ne sachant ni lire ni écrire, mais qui va au fil de ses « missions », et en utilisant son intelligence, se construire et développer son propre réseau.
Malgré ses dires, Jacques Audiard, était donc loin d’être un imposteur hier en allant chercher son prix. Quelques instants plus tard, Jacques Audiard est revenu sur sa volonté délibérée de réaliser son film sans la présence d’acteurs déjà connus.


Cannes : Charlotte Gainsbourg couronnée pour Antichrist
Lundi 25 mai 2009

Le Prix d’Interprétation féminine du 62ème Festival de Cannes a été attribué à Charlotte Gainsbourg pour son rôle dans le film de Lars Von Trier « Antichrist », dans lequel elle incarne une femme en train de descendre aux enfers à la suite du décès accidentel de son enfant, tombé par la fenêtre pendant qu’elle faisait l’amour avec son mari. Un rôle très dur avec des scènes de sexe et de violence, mais qui a permis à Charlotte Gainsbourg de vivre l’expérience la plus intense, la plus douloureuse, mais aussi la plus excitante de sa carrière.
Une raison d’avoir une pensée très émue pour Lars Von Trier, après avoir remercié la Présidente du Jury, Isabelle Huppert. Émotion encore plus forte ensuite, lorsque Charlotte Gainsbourg passa à des remerciements plus intimes.



Cannes : un Prix exceptionnel décerné à Alain Resnais
Lundi 25 mai 2009

Dans son palmarès délivré hier soir, le jury du 62ème Festival de Cannes a choisi d’innover en inventant un nouveau prix. Un Prix exceptionnel décerné à Alain Resnais pour l’ensemble de sa carrière qui, en un peu plus d’un demi siècle, a marqué l’histoire du cinéma, de « Nuits et brouillard », son documentaire sur les camps de la mort à son dernier film pétillant « Les Herbes folles » présenté cette année en compétition, en passant par « Hiroshima mon amour » ou « Mon Oncle d’Amérique, qui eux ont aussi marqué l’histoire du Festival de Cannes.
Un prix longuement salué par la salle debout, et qui a ravi le doyen du cinéma français, un peu surpris toutefois par ce prix inattendu, dans une catégorie surprenante.


Cannes : la Palme d’Or au Ruban blanc de Michael Haneke
Lundi 25 mai 2009

Clap de fin hier soir pour le 62ème Festival de Cannes qui a vu le jury présidé par Isabelle Huppert décerner la Palme d’Or au film de Michael Haneke « Le Ruban Blanc ». Un film en noir et blanc dans lequel le cinéaste autrichien, à travers l’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, tente d’analyser les conséquences de l’éducation ultra répressive dans l’Europe au début du XXème siècle.
Une Palme d’Or qui ne pouvait que combler Michael Haneke, déjà récompensé à Cannes en 2001 avec le Grand Prix pour La Pianiste et le Prix de la mise en scène en 2005 pour « Caché ». Surtout lorsque cette récompense suprême est annoncée par son interprète de La Pianiste, Isabelle Huppert.

Gaspar Noé donne le vertige à La Croisette
Samedi 23 mai 2009

7 ans après Irréversible qui avait causé un beau scandale sur La Croisette, Gaspar Noé présentait hier « Soudain le vide » au Festival de Cannes. Un film hallucinant dans lequel l’on va suivre l’esprit d’un jeune dealer errer la nuit dans les rues de Tokyo, refusant de quitter le monde des vivants afin de respecter une promesse faite par le dealer à sa sœur de ne jamais l’abandonner.
Un film débordant d’effets visuels très innovants, mais assez délicats et onéreux à réaliser. D’où la difficulté pour Gaspar Noé de pouvoir monter ce film qu’il porte en lui depuis près de 10 ans.
L’autre difficulté rencontrée par Gaspar Noé pour convaincre les producteurs, c’était de leur donner une idée précise des effets visuels.

Cannes : Heath Ledger de l’autre coté du miroir
Vendredi 22 mai 2009

Montée des marches très particulière au Festival de Cannes pour le film de Terry Gilliam « L’Imaginarium du Docteur Parnassus ». Un film qui revient de loin puisqu’il semblait condamner lorsque son acteur principal, Heath Ledger passa de l’autre coté du miroir pour ne plus revenir. Poussé par toute son équipe, Terry Gilliam ne renonça pas à terminer ce conte fantastique dans lequel le Docteur Parnassus, accompagné d’une ribambelle de personnages extraordinaires, livre une course contre le temps avec le diable.
Mais comment faire pour pallier à la défection d’Heath Ledger ? Terry Gilliam trouva la solution en le remplaçant non par un, mais par 3 acteurs de choix : Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell.


S’appuyant sur ses partenaires, François Cluzet crève l’écran dans A l’origine
Jeudi 21 mai 2009

3 ans après Quand j’étais chanteur, Xavier Giannoli était de retour aujourd’hui en compétition au Festival de Cannes avec A l’origine, un film inspiré d’un fait divers étonnant qui s’est déroulé il y a quelques années dans le Nord où une bonne partie de la population d’un village a participé au projet fou d’un petit escroc qui s’est lancé dans la construction de 2 kilomètres d’autoroute ne menant nulle part. Un escroc admirablement interprété par François Cluzet qui s’est beaucoup investit dans ce rôle, bien aidé en cela par ses partenaires.
Parmi tous ces acteurs, François Cluzet décerne une mention spéciale à Emmanuelle Devos, pour laquelle il a eu un véritable coup de foudre.

A l’origine, une incroyable histoire
Jeudi 21 mai 2009

3ème film français présenté aujourd’hui en compétition au Festival de Cannes, avec A l’origine de Xavier Giannoli. Un film racontant l’histoire incroyable de ce petit escroc sortant de prison se faisant pour un chef de chantier, et qui va entraîner toute la population d’un village dans la construction de 2 kilomètres d’autoroute ne menant nulle part. Un escroc pris dans un engrenage mais qui, pour Xavier Giannoli, sera poussé à aller jusqu’au bout de ce projet fou pour répondre aux attentes et aux espoirs de la population.
A l’origine est tiré d’un vrai fait divers arrivé il y a quelques années, et collant encore parfaitement à l’actualité. Mais pour Xavier Giannoli, l’essentiel n’est pas là.

Cannes : l’épilogue d’une belle aventure pour Brad Pitt
Jeudi 21 mai 2009

Brad Pitt, aux cotés de sa femme Angelina Jolie, a créé l’événement hier soir lors de la montée des marches au Festival de Cannes pour le film de Quentin Tarantino Inglourious Basterds, dans lequel il joue le rôle d’un lieutenant qui à la tête d’un commando de soldats juifs américains va mener des actions punitives sanglantes et spectaculaires contre les nazis, avec la volonté de les terroriser.
Une histoire forte qui a tout de suite séduit Brad Pitt, très heureux de participer à cette aventure qui s’achève quelques mois plus tard au Festival de Cannes. Pourtant, il reconnaît que Quentin Tarantino est parvenu à l’enrôler dans ce commando, en utilisant des méthodes de persuasion assez particulières.

Quentin Tarantino fier de participer aux Jeux Olympiques du cinéma
Jeudi 21 mai 2009

Événement hier au Festival de Cannes où Quentin Tarantino présentait Inglourious Basterds avec en vedette Brad Pitt. Un film dans lequel l’auteur de Pulp Fiction, Palme d’Or en 1994, revisite le film de guerre en réécrivant l’histoire à travers les aventures d’un groupe de soldats juifs américains menant des actions punitives contre les nazis, pour au final éliminer tout l’état major du 3ème Reich dans l’incendie d’un cinéma. Un film que Quentin Tarantino s’est dépêché de terminer pour être absolument certain d’être présent au Festival de Cannes, les Jeux Olympiques du cinéma.
Pour Quentin Tarantino, peut importe que son film soit une fable, l’important était de montrer que le cours de la guerre aurait pu être changé.

Sabine Azéma et André Dussollier fidèles à Alain Resnais
Jeudi 21 mai 2009

50 ans après Hiroshima mon amour et près de 30 ans après Mon Oncle d’Amérique, Alain Resnais a présenté aujourd’hui au Festival de Cannes son dernier film, Les Herbes folles. Un film choral avec certains de ses acteurs fétiches comme Sabine Azéma et André Dussollier, auxquels viennent s’ajouter quelques nouveaux venus comme Mathieu Amalric et Emmanuelle Devos. Du sang neuf qui selon Sabine Azéma, qui en est maintenant à près de 10 films avec Alain Resnais, permet à chaque fois de redistribuer les cartes.
Pour André Dussollier, le plaisir de tourner avec Alain Resnais et sans cesse renouvelé et, même si la complicité est grande avec le metteur en scène, il a l’impression que c’est à chaque fois un premier film.

Alain Resnais de retour à Cannes avec Les Herbes folles
Jeudi 21 mai 2009

A 87 ans, Alain Resnais, le doyen du cinéma français, était de retour aujourd’hui au Festival de Cannes près de 30 ans après Mon Oncle d’Amérique, Grand Prix spécial du Jury, et 50 ans après Hiroshima mon amour. Cette année il présentait Les Herbes folles, une comédie dont le point de départ est le vol d’un sac à main dont le voleur disperse le contenu dans un parking. Un homme retrouve le portefeuille et intrigué par la photographie d’identité de cette femme, va chercher à la contacter. Une adaptation fidèle du roman de Christian Gailly L’Incident, qui a captivé Alain Resnais. Une histoire parfois un peu déroutante dans laquelle Alain Resnais ne s’est pas laisser guider par une approche commerciale.

Penélope Cruz de nouveau à Cannes avec Pedro Almodovar
Mercredi 20 mai 2009

3 ans après Volver où elle partagea le prix d’interprétation féminine avec les autres actrices du film, Penélope Cruz est de retour au Festival de Cannes dans un nouveau film de Pedro Almodovar « Les étreintes brisées », qui raconte l’histoire d’un cinéaste devenu aveugle suite à un accident dans lequel il perdit également la femme de sa vie. 14 ans après, les circonstances vont l’amener à achever le seul film tourné avec elle.
Un scénario magnifique pour Penélope Cruz ravie que Pedro Almodovar lui fasse confiance pour la 4ème fois. Pour autant le rôle était assez délicat pour Penélope Cruz qui devait interpréter 2 personnages dont l’un est une jeune actrice qui ne réussit pas toutes ses scènes.

Le cinéma français en bonne forme en 2008
Mardi 19 mai 2009

Le Festival de Cannes constitue chaque année l’occasion pour le CNC de présenter le bilan de l’année écoulée du cinéma français. Une année très positive puisque la fréquentation dans les salles en 2008 a progressé de 6,7%, et pas uniquement en raison du succès phénoménal de Bienvenue chez les Ch’tis, devenu le plus grand succès de l’histoire du cinéma français.
Et encore, pour Christine Albanel, les résultats auraient été encore meilleurs sans les 450 000 films piratés quotidiennement. Un piratage que l’adoption définitive de la Loi HADOPI va permettre de juguler. La Ministre de la Culture a donc toutes les raisons de ce réjouir de cette année formidable.

Ken Loach en route pour le doublé au Festival de Cannes
Mardi 19 mai 2009

Ken Loach a pris hier une longueur d’avance dans la course à la Palme d’Or du 62ème Festival de Cannes et peut plus que jamais croire en ses chances de réaliser un doublé après Le Vent se lève, couronné en 2006. Avec Looking for Eric, le réalisateur britannique a offert aux festivaliers un film plein d’humour sur l’itinéraire de ce fan de Manchester dont l’idole, Eric Cantona, vient à la rescousse pour l’aider à reprendre sa vie en mains.
Un humour qui, pour Ken Loach, vient égayer cette histoire remplie de grands moments d’émotion, mais où l’important était que les acteurs sonnent juste. Par ailleurs, pour Ken Loach, situer l’histoire dans l’univers du football permettait également d’exprimer de nombreux sentiments.

Cannes : standing ovation for King Cantona
Lundi 18 mai 2009

Ambiance digne d’Old Trafford aujourd’hui au Festival de Cannes avec une standing ovation de plusieurs minutes réservée à Eric Cantona et au film jubilatoire de Ken Loach « Looking for Eric ». Un film qui raconte l’histoire d’un postier de Manchester qui traverse une mauvaise passe et s’adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa chambre, semble l’observer d’un œil malicieux, avant de l’aider à reprendre sa vie en mains.
Un film qui, pour Eric Cantona, a nécessité beaucoup de dialogue en amont avec Ken Loach, car il n’est pas facile de jouer son propre rôle dans une fiction. C’est Eric Cantona lui-même qui a apporté l’idée du film à Ken Loach, pour autant il a laissé, à lui et à son scénariste, une grande liberté pour adapter l’histoire.

Cannes : Johnny Hallyday triomphe au haut des marches
Dimanche 17 mai 2009

Mettant entre parenthèses sa grande tournée d’adieux, Johnny Hallyday a fait ce soir une montée des marches triomphale au Festival de Cannes pour la présentation du film du réalisateur chinois Johnnie To « Vengeance », dans lequel il incarne le rôle d’un ancien tueur à gages qui reprend du service pour venger sa fille, seule rescapée d’un massacre commandité par un chef des triades de Hong Kong.
Une sorte de polar à la Melville, réalisateur à qui le metteur en scène tout comme le chanteur voue la même passion. Par ailleurs, Johnny Hallyday n’a pas été perturbé par les méthodes de tournage un peu particulières de Johnnie To, d’autant plus qu’elles lui rappelaient celles de Jean Luc Godard sur Détective, film déjà sélectionné à Cannes, il y a 24 ans.

Sophie Marceau et Monica Bellucci unies dans Ne te retourne pas
Dimanche 17 mai 2009

Montée des marches glamour hier soir pour la projection au Festival de Cannes, en séance de minuit, de Ne te retourne pas de Marina de Van, avec à l’affiche Sophie Marceau et Monica Bellucci. Deux stars partageant un seul rôle puisque le film raconte l’histoire de Jeanne (Sophie Marceau), plongée dans l’écriture de son premier roman, et qui constate des changements mystérieux autour d’elle et voit progressivement son corps se transformer en celui de Monica Bellucci. Une mutation dont elle trouvera les clefs en se retournant sur son passé. Un sujet qui a profondément intéressé Sophie Marceau.
De son coté, Monica Bellucci était très attirée par la perspective de jouer avec Sophie Marceau et de se plonger dans l’univers de Marina de Van.

Cannes : un prophète marque les esprits
Samedi 16 mai 2009

Avec Un Prophète, premier film français en compétition, Jacques Audiard a marqué les esprits aujourd’hui à Cannes, tout en enchantant la critique. Un Prophète relate le parcours d’un jeune taulard qui arrive en prison sans attache et ne sachant ni lire ni écrire. Très vite, il tombe sous la coupe de prisonniers corses qui règnent sur la prison, mais au fil de ses «missions », Malik utilise son intelligence pour développer son propre réseau.
A travers cette histoire, Jacques Audiard, n’a pas cherché à dénoncer l’univers carcéral, mais plutôt à le traiter comme une métaphore de la société. Son souhait était de faire un véritable film de genre, tout en évitant les écueils inhérents à un film sur la prison.

Nuits d’ivresse printanière: le piratage comme circuit de diffusion
Samedi 16 mai 2009

C’est un film tourné dans la clandestinité qui a été projeté durant le premier de compétition du 62èmeFestival de Cannes. Avec « Nuits d’ivresse printanière » le réalisateur Chinois Lou Ye s'attaque à nouveau à un sujet très tabou en Chine: l'homosexualité. Le film entraîne le spectateur dans un tourbillon de désirs et de drames, avec des scènes de sexe assez crues.
Lou Ye est interdit de tournage dans son pays pour avoir, sans l’aval des autorités, présenté à Cannes en 2006, un film "Palais d'été" qui évoquait la répression du Printemps de Pékin en 1989. De ce fait, les chinois devront donc se tourner vers les DVD pirates pour voir ces Nuits d’ivresse printanière que le producteur français Sylvain Bursztejn ne regrette cependant pas d’avoir produit.

Jane Campion de retour à Cannes avec Bright Star
Samedi 16 mai 2009

13 ans après avoir remporté la Palme d’Or pour son inoubliable Leçon de piano, Jane Campion est de retour en compétition à Cannes avec cette fois ci une brillante étoile. Bright Star raconte la passion amoureuse que partagea le grand poète romantique anglais John Keats avec sa voisine Fanny Brawne. Une passion tragique car contrariée par la tuberculose qui frappa John Keats qui décèdera alors qu’il n’avait que 25 ans.
Un destin à la Roméo et Juliette qui bouleversa Jane Campion lorsqu‘elle tomba sur la biographie émouvante de John Keats écrite par Andrew Motion. Un livre qui peu à peu lui a fait également pénétré dans l’univers de la poésie de John Keats qu’elle a aujourd’hui du mal à quitter.

Fish Tank : Katie Jarvis première révélation du Festival
Vendredi 15 mai 2009

Après Red Road, Prix du Jury en 2006, Andrea Arnold était de retour hier en compétition au Festival de Cannes avec son second long métrage « Fish Tank ». Un film qui raconte l’errance d’une adolescente rebelle, rejetée par ses amis, et qui trouve refuge dans le hip-hop qu’elle danse seule à l’abri des regards.
Pour interpréter ce rôle, Andrea Arnold tenait absolument à avoir une actrice non professionnelle qui soit avant tout elle-même, ce qui s’est avéré difficile. C’est sur un quai de gare d’une petite bourgade de l’Essex qu’elle finit par dénicher Katie Jarvis, véritable révélation du film. Problème, Kate Jarvis n’était pas vraiment une fan de danse qui pourtant occupait une place essentielle dans le scénario.

Isabelle Huppert n’est pas à Cannes pour faire de la diplomatie
Jeudi 14 mai 2009

C’est la cinéaste britannique Andrea Arnold, déjà remarquée sur La Croisette avec son premier film « Red Road », Prix du Jury en 2006, qui a ouvert ce matin la compétition du 62ème Festival de Cannes. Une compétition dont le jury est présidé cette année par Isabelle Huppert qui aborde sa mission avec humilité car l’histoire montre que les jurys du Festival sont parfois passés à coté de grands films.
D’ailleurs pour elle, l’avis sur l’on porte sur un film peut très bien évolué au fil de discussions avec les autres membres du jury. Si elle a conscience que le risque de conflit interne existe, elle estime que le palmarès devrait se décanter presque naturellement, et elle n’envisage pas de passer son temps à faire de la diplomatie.


Là-haut : la 3 D au service de la perception de l’histoire
Jeudi 14 mai 2009

En plus des traditionnels smokings et robes de soirée, les festivaliers arboraient hier soir de grosses lunettes pour découvrir Là-haut, le film des studios Disney Pixar projeté en ouverture du 62ème Festival de Cannes. Des lunettes pour apprécier les effets saisissants de ce film d’animation en 3 D, même si celui ne cherche pas à en rajouter sur le coté spectaculaire de ces effets.
La 3 D est plutôt utilisée afin que le spectateur ne décroche jamais du déroulement d’une histoire empreinte d’une certaine émotion. Cette innovation technologique que constitue la 3 D, sans doute appelée à un bel avenir, était aussi perçue au début comme un nouveau jouet que l’on découvre par le réalisateur de Là-haut, Pete Docter.

Festival de Cannes : Là-haut, une ouverture qui ne manque pas de relief
Jeudi 14 mai 2009

Le film d’ouverture du 62ème Festival de Cannes n’a pas manqué de relief. Ce film d’animation en 3 D des studios Disney Pixar a enchanté les festivaliers qui arboraient de grosses lunettes pour suivre les aventures de ce vieux vendeur de ballons qu’il accroche au toit de sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, flanqué d’un jeune passager clandestin.
Pour John Lasseter, le patron de la création chez Pixar, faire l’ouverture du Festival de Cannes avec un film d’animation était totalement inimaginable et l’une des plus belles choses de sa carrière. Au-delà de la prouesse technologique, Là-haut est également un film empreint d’une grande émotion, ce qui est un peu la marque de fabrique des studios Pixar.

Le Festival de Cannes 2009 sous le signe de la légèreté
Mardi 12 mai 2009

Pour son ouverture demain, le 62ème Festival de Cannes prendra de la hauteur avec la projection de la dernière production des studios Disney Pixar « La Haut ». Un film d’animation en 3 D racontant l’histoire d’un vieux monsieur de 78 ans accrochant des ballons à sa maison qui s’envole. Le signe avant coureur d’une sélection 2009 placée sous le signe de la légèreté, avec un grand nombre de comédies.
De quoi donner un peu de rêves aux festivaliers par ces temps de crise qui n’épargne pas le monde du cinéma. Par contre, peut être parce que l’on n’en a plus besoin que jamais, le Festival de Cannes, au moins concernant les demandes d’accréditations, ne connaît pas la crise selon le Délégué Général du Festival, Thierry Frémaux.

Festival de Cannes 2009 : l’interview de Thierry Frémaux
Mardi 12 mai 2009

Le 62ème Festival de Cannes ouvre ses portes demain sur La Croisette. L’occasion de rencontrer Thierry Frémaux pour parler tout d’abord de sa sélection marquée par la présence de grands réalisateurs déjà primés à Cannes, mais dont il récuse le terme d’abonnés. Le Délégué Général évoque ensuite le processus de sélection qui permet de faire le tri entre plus de 1700 films candidats.
Thierry Frémaux revient ensuite sur la présence, moins nombreuse que d’habitude des films américains, un phénomène purement conjoncturel. Par contre le cinéma français est bien présent avec 4 films en compétition, réalisés par des auteurs de 4 générations différentes. Une présence également très attendue de vedettes françaises, comme Eric Cantona et Johnny Hallyday, à l’affiche de films de réalisateurs étrangers, preuve pour Thierry Frémaux que la mondialisation a du bon.

Une Palme d’Or pour la classe de Laurent Cantet
Lundi 26 mai 2008

21 ans après Maurice Pialat pour le « Soleil de Satan », Laurent Cantet a donné hier soir à la France, la Palme d’Or du Festival de Cannes, avec son film « Entre les murs ». Un film qui plonge le spectateur dans l’univers d’une classe de 4ème d’un collège du 20ème Arrondissement de Paris.
A mi chemin entre le documentaire et la fiction, « Entre les murs » s’inspire du livre d’un jeune Prof de français, François Bégaudeau que l’on retrouve dans le film, entouré par de vrais élèves qui se sont révélés être de formidables acteurs. Pour Laurent Cantet, ils ont réussi à donner une formidable énergie au film qui a vécu une sorte d’état de grâce durant toutes les étapes de sa fabrication. Un état de grâce que vient parachever cette Palme d’Or.

Entre les murs : le Festival s’achève sur une bonne note
Samedi 24 mai 2008

Avant la proclamation demain du palmarès, la compétition du Festival de Cannes s’est achevée aujourd’hui sur une bonne note, avec la projection du film de Laurent Cantet « Entre les murs ». Un film dont toute l’action se déroule dans l’enceinte d’un collège parisien, où un jeune professeur de français s’efforce d’enseigner à une classe de 4ème, une langue différente de leur « tchatche » quotidienne.
Un professeur interprété par François Bégaudeau, l’auteur du livre dont Laurent Cantet s’est inspiré pour faire son film. Un livre qui lui a permis d’accéder de l’intérieur à l’univers de l’école. Le film est une fiction, mais dans laquelle de vrais élèves jouent pratiquement leurs rôles, mais après un long travail de préparation.

La leçon très particulière de Quentin Tarantino
Vendredi 23 mai 2008

C’est une leçon de cinéma vraiment très particulière qu’a délivré jeudi Quentin Tarentino face à un millier de spectateurs conquis par ce moulin à paroles qui multiplia les références sur les sources de son œuvre lors d’une master class très ludique. Dans cet exercice désormais traditionnel du Festival de Cannes, le réalisateur de « Pulp fiction, Palme d’Or à Cannes en 1994 succédait à Martin Scorsese, un cinéaste dont il se sent très proche, même si à ses débuts, sa « Rock Star » à lui s’appelait Brian De Palma.
La leçon de Tarantino s’est révélée très peu académique puisque pour lui, faire un film à partir de rien, c’est la meilleure façon d’apprendre et que les réalisateurs en herbe feraient mieux d’utiliser leur argent à tourner plutôt que dans des écoles de cinéma.

La légende du Che revisitée par Steven Soderbergh
Vendredi 23 mai 2008

Conférence de presse hier de l’équipe du film de Steven Soderbergh, « Che », présenté la veille au Festival en avant première mondiale. « Che » est une grande fresque de 4H28 retraçant deux périodes de la vie d’Ernesto Che Guevara. La première sur sa participation à la prise de pouvoir de Fidel Castro à Cuba, montrant comment ce médecin argentin a rapidement intégré les subtilités de la guérilla pour devenir un héros révolutionnaire.
La seconde retrace sa tentative d’exporter la révolution en Bolivie, à la tête d’un petit groupe d’hommes plein d’idéal. Une aventure pour laquelle il a tout abandonné, ce qui a fasciné Steven Soderbergh qui n’a pas cherché à porter de jugement sur l’action du Che.

Maradona by Kusturica : la rencontre de deux génies
Jeudi 22 mai 2008

Emir Kusturica était bien présent cette année au Festival de Cannes, pas en compétition, mais pour présenter son étonnant documentaire sur Diego Armando Maradona. Un personnage hors norme qui, après avoir été adulé sur les terrains de foot du monde entier, a sombré dans la drogue et flirté plusieurs fois avec la mort, qui semble ne pas pouvoir atteindre ce dieu du football. D’ailleurs, Emir Kusturica a eu bien du mal à se faire à l’idée de réaliser un film sur un dieu vivant.
Face à Maradona, qui a toujours eu une grande liberté de parole sur le plan politique, Kusturica a pu faire passer de nombreux messages dans le film, même si l’essentiel pour lui était de montrer sous un jour nouveau un homme revenu de l’enfer.


Maradona, un Dieu vivant sorti de l’enfer
Jeudi 22 mai 2008

Le temps d’une montée des marches, les stars du ballon rond ont éclipsé les stars du cinéma mardi soir à Cannes. Il faut dire que Diego Armando Maradona, que beaucoup considèrent comme le plus grand joueur de tous les temps, était là pour la présentation du film que lui a consacré un grand habitué du Festival, Emir Kusturica.
Un film que Maradona considère comme le premier à être fidèle à son personnage car, à force de conversations, Kusturica est parvenu véritablement à rentrer en lui. Dans ce film, Maradona, qui n’a pas sa langue dans sa poche, n’esquive aucun sujet, y compris son problème avec la drogue qui le plongea dans une grande déchéance dont il semble aujourd’hui miraculeusement sorti.



Angelina Jolie de retour sur La Croisette pour l’Échange
Mercredi 21 mai 2008

Après être déjà venu la semaine dernière pour défendre Kung Fu Panda dont elle doublait l’un des personnages, Angelina Jolie était hier de retour sur La Croisette, cette fois en tant qu’héroïne de « L’Échange », le film de Clint Eastwood, qui lui a offert sans doute le plus beau rôle de sa carrière. Celui d’une mère dont l’enfant disparaît dans les Années 20, et à qui la police ramène, 5 mois plus tard, un enfant qui n’est pas le sien. Un rôle pour lequel elle s’est inspirée de sa propre expérience de mère, tout en devant aller beaucoup plus loin.
Le film est tiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée à une époque où les femmes n’avaient pas vraiment droit à la parole. Une histoire très forte qui a subjugué Angelina Jolie dès la lecture du scénario.

Clint Eastwood en course pour la palme d’Or avec L’Échange
Mercredi 21 mai 2008

Clint Eastwood a marqué les esprits hier au Festival de Cannes, en présentant son dernier film « L’Échange », avec Angelina Jolie dans le rôle d’une mère dont l’enfant disparaît en 1928 et à qui la police ramène, 5 mois plus tard, un enfant qui n’est pas le sien. Face au refus de la police de Los Angeles de reconnaître son erreur, et qui la fera même passer pour folle en allant jusqu’à la faire interner, elle devra mener un dur combat pour faire éclater la vérité. Le film est d’ailleurs pour Clint Eastwood, un hommage à la ténacité humaine.
Clint Eastwood qui, au vu de son statut de grande star du cinéma mondial, aurait pu choisir le confort du Hors Compétition, a tenu absolument à ce que son film participe à la course pour la Palme d’Or.

Avec Le Silence de Lorna, les frères Dardenne réussiront-ils la passe de trois ?
Mardi 20 mai 2008

Les frères Dardenne sont des habitués du Festival de Cannes où leurs films et leurs acteurs ont souvent été récompensés. Avec « Le Silence de Lorna », présenté hier soir en compétition, ils pourraient même être les premiers à obtenir une troisième Palme d’Or.
Le film raconte l’histoire d’une jeune albanaise qui garde le silence sur une machination orchestrée par le milieu. Elle épouse Claudy, un jeune drogué en rêvant d’un divorce express qui lui permettrait de toucher le pactole en contractant un nouveau mariage blanc avec un immigrant russe. Une histoire centrée sur des personnages à la recherche d’un monde meilleur, et prêts à aller très loin pour y accéder, ce qui a particulièrement intéressé les frères Dardenne.

Indiana Jones a peur des serpents, pas des critiques
Lundi 19 mai 2008

20 ans après sa dernière croisade, Harrison Ford a remis son chapeau pour se lancer dans de nouvelles aventures d’Indiana Jones au Royaume du Crâne de Cristal. Un film présenté hier en avant première mondiale au Festival de Cannes. C’est avec beaucoup de plaisir qu’il a redonné vie à ce héros quasi légendaire, confronté cette fois à une ennemie de premier choix, incarnée par Cate Blanchett. Il se réjouit d’ailleurs que les aventures d’Indiana Jones suscitent toujours une très forte attente de la part du public, comme l’a montré cette projection sur La Croisette.
Si dans le film, son personnage a toujours peur des serpents, Harrison Ford n’a pas peur de la langue de vipère de certains critiques, même s’il s’attend à Cannes à recevoir quelques coups de fouet.

Steven Spielberg et Indiana Jones : les raisons d’une si longue attente
Lundi 19 mai 2008

Steven Spielberg a créé l’événement hier au Festival de Cannes, en présentant en avant première mondiale le 4ème volet des aventures d’Indiana Jones, situées cette fois au Royaume du Crâne de Cristal. Un film qui ravira les millions de fans d’Indiana Jones, qui ont du attendre près de 20 ans pour qu’Harrison Ford reprenne ses aventures, pour partir au Pérou sur les traces d’une relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes.
Si Steven Spielberg a mis autant de temps à tourner cette suite, c’est qu’il était très accaparé par d’autres projets, mais aussi qu’il a eu du mal à trouver une histoire suffisamment convaincante pour perpétuer la légende d’Indiana Jones.

Penélope Cruz séduite par Woody Allen
Dimanche 18 mai 2008

Woody Allen a créé l’événement, hier au Festival de Cannes, en présentant son dernier film, tourné en Espagne, « Vicky Cristina Barcelona ». L’histoire de deux jeunes américaines entraînées dans une surprenante série d’aventures amoureuses avec un peintre charismatique, que surveille encore de très près son impétueuse ex épouse, interprétée par Penélope Cruz.
Hier, lors de la conférence de presse, cette dernière s’est déclarée très reconnaissante envers Woody Allen de lui avoir laissé une très grande liberté dans l’interprétation de son personnage, et très heureuse de retrouver dans le film, l’atmosphère de comédie qu’elle avait découverte en lisant le script, mais un peu perdue de vue durant le tournage.

Walter Salles poursuit son exploration de la jeunesse brésilienne
Dimanche 18 mai 2008

Chef de file du nouveau cinéma latino américain, Walter Salles poursuit son exploration de la jeunesse brésilienne, entamée en 1995 avec « Terre lointaine ». Dans « Linha de Passe », présenté hier au Festival de Cannes, il retrace les parcours parallèles de 4 jeunes brésiliens, qui ont tous la même mère, mais 4 pères différents.
L’un rêve de devenir footballeur, mais est rattrapé par son âge, l’autre se réfugie dans la religion, tandis que le troisième, l’un des 300 000 coursiers de Sao Paulo, finit par utiliser sa moto pour des vols à la portière. Des parcours inspirés de faits réels, y compris celui du plus jeune, qui cherche désespérément son père et se transforme en voleur de bus, à l’âge de 14 ans.

Vicky Cristina Barcelona, un ménage à trois signé Woody Allen
Samedi 17 mai 2008

En présentant ce soir son 10ème film à Cannes, mais toujours hors compétition, c’est en habitué de La Croisette que Woody Allen est venu cette année avec son dernier film, tourné en Espagne, avec Scarlett Johanson et Penélope Cruz, « Vicky Cristina Barcelona ». L’histoire de deux jeunes américaines venues passés l’été sous le soleil de Barcelone. L’une est une femme assez sérieuse, sur le point de se marier, tandis que l’autre est une fille émotive et sexuellement affranchie.
Petit à petit, Vicky et Cristina seront entraînées dans une surprenante série d’aventures amoureuses avec un peintre charismatique. Une sorte de ménage à 3 qui est le fantasme de beaucoup d’hommes, mais que Woody Allen considère comme bien trop compliqué dans la vie réelle.

Catherine Deneuve au cœur d’un conte de Noël
Samedi 17 mai 2008

Arnaud Desplechin a ouvert, hier soir au Festival de Cannes, le bal des films français en compétition avec « Un Conte de Noël ». Une histoire de famille au casting poids lourd, avec notamment Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Melville Poupaud et Chiara Mastroianni, réunit autour de Catherine Deneuve, la matriarche de la famille qui vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une leucémie rare nécessitant une greffe de moelle osseuse.
Parmi toute la famille, le seul qui se révèle être un donneur compatible est le banni de la famille, un fils à qui elle ose dire qu’elle ne l’a jamais aimé.

L’animation pour traduire les rêves d’Ari Folman
Vendredi 16 mai 2008

Si, porté par le casting prestigieux des acteurs qui ont doublé les voix, c’est Kung Fu Panda qui a crée l’événement hier sur la Croisette, c’est un autre film d’animation qui a peut être marqué des points dans la compétition du Festival 2008. « Waltz with Bashir », du réalisateur israélien Ari Folman raconte pourtant une histoire vraie, à laquelle le cinéaste a d’ailleurs participé, l’intervention de l’armée israélienne au Liban en 1982 et le massacre de Sabra et Shatila.
Mais pour donner vie à cette histoire, Ari Folman, dont les moyens étaient limités, a pris le parti pris artistique d’avoir recours à l’animation, ce qui lui a donné une liberté totale pour traduire les rêves ou les cauchemars qui hantent encore sa mémoire.

Elli Medeiros retrouve ses racines avec Leonera
Vendredi 16 mai 2008

Avec son film « Leonera », présenté hier au Festival de Cannes, le réalisateur argentin, Pablo Trapero, a offert aux festivaliers un moment fort en racontant l’histoire d’une jeune femme enceinte, incarcérée pour un meurtre qu’elle n’a vraisemblablement pas commis. Elle accouche en prison, mais sait qu’elle ne pourra pas garder son fils au-delà de l’âge de 4 ans.
C’est sa mère, exilée en France, qui, contre sa volonté, viendra récupérer le jeune garçon. Un rôle interprété par l’actrice française et chanteuse star des années 80, notamment avec le duo Elli et Jacno, Elli Medeiros. L’occasion pour elle de retrouver ses racines sud américaines et de travailler avec un réalisateur qu’elle admire depuis longtemps. Pourtant, en raison même de l’intrigue du film, les débuts du tournage ont été bien difficiles pour Elli Medeiros.

Une Angelina Jolie rayonnante pour défendre Kung Fu Panda
Vendredi 16 mai 2008

Le film qui a fait l’événement hier soir sur les marches du Palais des Festivals n’était pas en compétition, et ses vedettes brillaient par leur absence puisqu’il s’agissait d’un film d’animation, la dernière production Dreamworks, Kung Fu Panda. Mais si les personnages n’étaient pas là, leurs voix à l’écran étaient bien présentes, et de taille à assurer une belle montée des marches avec notamment Dustin Hoffman, Jack Black et Angelina Jolie.
Une Angelina Jolie rayonnante qui a adoré participé à ce film, que n’ont pas encore vu ses futurs jumeaux, ce qui n’est pas le cas de ses 3 autres enfants.

Blindness, un rôle en or pour Julianne Moore
Jeudi 15 mai 2008

C’est « Blindness », du réalisateur brésilien Fernando Merelles, qui a ouvert hier soir le 61ème Festival de Cannes. Un film tiré du roman « L’Aveuglement » de l’écrivain portugais José Saramago, prix Nobel de littérature. Une sorte d’allégorie sur le devenir de notre société au lendemain d’une grande catastrophe.
Le film raconte l’histoire d’une épidémie soudaine de cécité dont les victimes sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté, où le confinement va dégénérer en une explosion de violence. Pour rester aux cotés de son mari, une femme va simuler la maladie, et progressivement prendre la tête de la révolte, puis guider une famille improvisée à travers la ville dévastée. Un rôle en or pour Julianne Moore qui a adoré tourner dans ce film.

Sean Penn veut célébrer les films plutôt que les juger
Jeudi 15 mai 2008

C’est le film du réalisateur brésilien Fernando Merelles, « Blindness », qui a ouvert hier soir la compétition du 61ème Festival de Cannes dont le palmarès sera dévoilé dimanche 25 mai. Un palmarès qui reflétera les choix du jury présidé cette année par l’acteur réalisateur américain Sean Penn. Hier, lors de la traditionnelle conférence de presse du jury, il s’est défendu de vouloir juger les films, mais il souhaite plutôt les célébrer.
Durant ce Festival, avec les autres membres du jury, il cherchera surtout à réaliser des consensus pour envoyer de véritables lettres d’amour à certains films, et leur faire bénéficier du formidable rayonnement international que constitue l’obtention d’un prix au Festival de Cannes.

Festival de Cannes 2008: l’interview de Thierry Frémaux
Mercredi 14 mai 2008

22 films tenteront cette année de décrocher la Palme d’Or du Festival de Cannes qui déroulera son tapis rouge à partir de ce soir. L’occasion de rencontrer le responsable de la sélection des films en compétition, Thierry Frémaux. Il nous parle notamment des difficultés qu’il a rencontrées cette année pour finaliser la sélection, ce qui l’a obligé à se tourner vers de nouveaux horizons puisque 10 réalisateurs feront leurs premiers pas dans la compétition cannoise. Ils seront toutefois en bonne compagnie avec quelques habitués de La Croisette qui tiennent à montrer leurs films à Cannes. Enfin, il nous révèle que 40 après, le festival fera un gros clin d’œil à Mai 68.

Cannes 2008 : une sélection difficile à boucler
Mercredi 14 mai 2008

Ouverture ce soir du 61ème Festival de Cannes durant lequel 22 films tenteront de décrocher la Palme d’Or. Une sélection qui a été cette année particulièrement difficile à finaliser car beaucoup de films n’ont été prêts qu’au dernier moment.
Le Festival n’a tout de même pas eu trop de peine à convaincre quelques habitués de La Croisette comme les Frères Dardenne, Wim Wenders, Steven Soderbergh ou Clint Eastwood, de participer à la compétition ou même comme Steven Spielberg, d’offrir à Cannes l‘avant première mondiale du dernier volet des aventures d’Indiana Jones. La situation a tout de même obligé Thierry Frémaux, le Délégué Général du Festival, à explorer de nouveaux horizons pour composer sa sélection.

Une Palme d’Or tremplin pour Cristian Mungiu

En recevant, des mains de Jane Fonda, la Palme d’Or du 60ème Festival de Cannes pour son second film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours, Cristian Mungiu était non seulement très fier de cette récompense qu’il considère comme la plus importante dans le monde du cinéma, mais surtout conforté dans son envie de continuer à faire des films pour raconter de bonnes histoires.
Il souhaite d’ailleurs à ses compatriotes réalisateurs de connaître de tels moments de bonheur. Cette Palme d’Or est sans doute pour lui la meilleure chose qui pouvait à cette nouvelle vague du cinéma roumain sans qui il n’aurait jamais pu être présent à Cannes.

Un consensus pour le jury, mais pas d’unanimité

Le rideau est tombé sur le 60ème Festival de Cannes avec la proclamation du palmarès et l’attribution de la Palme d’Or. Si le secret des délibérations reste la règle, depuis quelques années les membres du jury tiennent un conférence de presse quelques minutes après avoir livré leur verdict. Pour Michel Piccoli, les délibérations se sont bien passées sous l’autorité bienveillante du Président, Stephen Frears.
Chaque juré a pu défendre ses coups de cœurs pour au final aboutir à un consensus. D’ailleurs pour Michel Piccoli, heureusement que les délibérations sont collectives, car il est vraiment très difficile de juger les films.

Le rêve éveillé de Cristian Mungiu

Le jury du 60ème Festival de Cannes, présidé par Stephen Frears, a décerné la Palme d’Or à « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » de Cristian Mungiu. Une récompense qui démontre pour le cinéaste roumain qu’il n’est pas forcément nécessaire de disposer de gros budgets pour raconter des histoires qui touchent le spectateur. Un véritable encouragement aussi pour les réalisateurs venant de petits pays.
Cette Palme d’Or va maintenant permettre à son film d’être vu dans le monde entier. Une aubaine pour Cristian Mungiu qui s’est profondément investi pour raconter cette histoire, et qui vivait un peu un conte de fée, lors de la remise de la Palme.

Cannes, le nouvel eldorado du cinéma roumain

Pour son second long métrage « 4 mois, 3 semaines et 2 jours », Cristian Mungiu a frappé fort en remportant la Palme d’Or du 60ème Festival de Cannes. Une récompense venant couronner un film à petit budget (il a coûté moins de 600 000 euros), mais parfaitement maîtrisé et qui a su, avec un sujet fort, toucher au cœur les spectateurs et les jurés du Festival.
« 4 mois, 3 semaines et deux jours » raconte l’histoire d’Otilia (magnifiquement interprétée par Anamaria Marinca) qui va aider son amie, avec qui elle partage sa chambre d’étudiante, à se faire avorter clandestinement. Une aide qui ira jusqu’au sacrifice puisque l’avorteur, prototype du salaud ordinaire, exigera de se faire payer en nature.

Christine Albanel de retour à Cannes pour la Journée de l’Europe

Après un premier passage pour la commémoration, dimanche 20 mai, de la 60ème édition du Festival de Cannes, la nouvelle Ministre de la Culture, Christine Albanel, était de retour aujourd’hui sur La Croisette, pour la Journée de l’Europe. A l’invitation de Viviane Reding, Commissaire européenne à la Société de l’Information et aux Médias, les Ministres européens de la Culture et de l’Audiovisuel se sont réunis pour une journée de réflexion autour des nouvelles règles du jeu concernant la création cinématographique.
Christine Albanel estime que l’on ressent, à Cannes plus qu’ailleurs, combien le cinéma européen est aujourd’hui vivace, et elle se réjouit que la spécificité du cinéma français soit aujourd’hui pérennisée.

Les promesses à moitié tenues de Kusturica

Emir Kusturica est ce qu’on appelle un « abonné » du Festival de Cannes. Il fait partie du cercle très restreint des réalisateurs ayant obtenu deux fois la Palme d’Or, en 1985 pour « Papa est parti en voyage d’affaires » et en 1995 pour « Underground ». Cette année il revient en présentant « Promets-moi », lors de la dernière journée de compétition.
Le film raconte l’histoire d’une promesse faîte par Tsane, un jeune adolescent, à son grand père sur le point de mourir dans un petit village isolé de Serbie, d’aller à la ville la proche pour vendre leur vache et ramener une icône de Saint Nicolas, un souvenir, et surtout une épouse. Une étrange mission dont Tsane va s’acquitter en faisant d’étonnantes rencontres et en vivant des aventures proprement rocambolesques.

Emir Kusturica à Cannes pour un record

Emir Kusturica est à Cannes pour battre un record. En cas de victoire demain soir,il sera le premier réalisateur à obtenir 3 palmes d'or. Il a déjà décroché le trophée en 85 "pour papa est en voyage d'affaires " et 10 ans plus tard pour "underground". Encore faut-il que le jury soit séduit par son dernier délire projeté ce soir.
"Promets moi" raconte la promesse qu'un adolescent fait à son grand -père de devenir un homme à son retour du village. Pour ce film tourné dans la campagne serbe, Kusturica pousse son univers à l'extrême et livre un conte des plus excentriques.

Changement de cap pour Catherine Breillat

Changement de cap pour Catherine Breillat. Avec « Une Vieille maîtresse », en compétition au Festival de Cannes, la cinéaste abandonne le coté sulfureux de ses précédents films dans lesquels elle abordait le sexe de manière très frontale.
Avec ce film en costumes, elle signe une œuvre plus accessible et plus apaisée pour le spectateur, dans laquelle elle raconte l’histoire d’un jeune dandy tiraillé entre son amour pour une jeune aristocrate et sa maîtresse dont il ne parvient pas à se détacher. C’est Asia Argento qui incarne cette vieille maîtresse aux cotés de Fu’ad Ait Aattou, jeune dandy au visage androgyne découvert par Catherine Breillat.

Une Vieille maîtresse : le résurrection de Catherine Breillat

Avec « Une Vieille maîtresse » de Catherine Breillat, le cinéma français dévoile sa dernière carte dans la compétition du Festival de Cannes. Une première participation pour la réalisatrice qui tient un peu du miracle lorsque l’on sait que cette dernière fut victime en octobre 2004 d’une attaque cérébrale qui la laisse encore aujourd’hui partiellement paralysée. Pourtant elle nous revient avec un film en costumes à très gros budget, adaptation d’un roman de Jules Barbey d’Aurevilly, auteur provocateur du 19ème siècle.
« Une Vieille maîtresse » raconte l’histoire d’un jeune dandy tiraillé entre son amour pour une jeune et belle aristocrate qu’il est sur le point d’épouser et sa maîtresse avec qui il entretient une liaison connue de tous depuis 10 ans, et dont il ne parvient pas à se détacher. Une passion destructrice qui entraînera les personnages vers un destin fatal.

Catherine Breillat et sa vieille maîtresse sous les feux des projecteurs

Catherine Breillat et "sa vieille maîtresse" sous les feux des projecteurs. La réalisatrice fait son entrée ce soir en compétition aux bras d'un film costumé et romantique. Moins de sexe et plus de grands sentiments dans ce film tiré d'un roman du 19ème siècle.
"Une vieille maîtresse" raconte le déchirement d'un jeune dandy entre celle qu'il doit épouser et une relation de longue date dont il n'arrive pas à se séparer. La vieille maîtresse c'est Asia Argento entourée également de Anne Parillaud, de la chanteuse Lio et de jeunes comédiens. Des liaisons dangereuses qui rappellent un peu celles de la Cour d'Angleterre pour Catherine Breillat.

Les gentlemen cambrioleurs raflent la palme de la montée des marches

Les gentlemen cambrioleurs d 'Ocean’s 13 ont tout raflé sur leur passage. George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon et Andy Garcia ont remporté hier soir la palme de la plus belle et bruyante montée des marches. Sous l'oeil du réalisateur Steven Soderbergh, ils ont ensuite tenté le casse du siècle à Las Vegas. Mais sont tombés sur le redoutable propriétaire du Casino incarné par Al Pacino.
Ce 3ème volet des aventures de Danny Ocean présenté en exclusivité mondiale à Cannes était aussi l'occasion de parler d'un sujet plus grave : la situation au Darfour. Les comédiens comme George Clooney y sont très sensibles

Le Maître du cinéma se préoccupe aussi du patrimoine

Martin Scorsese, Palme d’Or en 1976 pour « Taxi Driver » et Oscar cette année du meilleur réalisateur pour « Les Infiltrés », donnait aujourd’hui à Cannes la traditionnelle « Leçon de cinéma » du Festival. Ce Maître du cinéma a également profité de cette grande tribune pour lancer la « World Cinema Foundation », aux côtés notamment de Wong Kar Wai, Souleymane Cissé, Fatih Akin et Walter Salles.
L’objectif de cette fondation est d’apporter un soutien financier à la restauration et à la préservation du patrimoine cinématographique dans les pays disposant de très peu de moyens. Une initiative dans le prolongement de la création en 1996, par les plus grands réalisateurs américains, de la « Film Foundation ».

Deneuve prête sa voix à Persépolis

Pas de Festival de Cannes sans Catherine Deneuve. La comédienne est venue à la Quinzaine des Réalisateurs soutenir « Après lui », le film de Gael Morel où elle interprète une mère déchirée par la mort de son fils.
Catherine Deneuve montait également les marches, hier, pour le premier film de Marjane Satrapi « Persépolis. Un film d'animation tiré des propres BD de Marjane Satrapi dans lesquelles elle raconte sa propre histoire sur fond de révolution islamique en Iran, de la chute du Shah, à la guerre Iran - Irak, en passant par l’avènement de l’ayatollah Khomeyni. Catherine Deneuve prête sa voix à l'un des personnages de ce dessin animé en lice pour la Palme d'Or. Elle, qui adore l’univers de Marjane Satrapi, a particulièrement apprécié ce travail.

Le retour à la lumière d’Hanna Schygulla

Fatih Akin a marqué les esprits au Festival de Cannes avec la présentation de « De l’autre coté », un drame social entre l'Allemagne et la Turquie, entrecroisant les destins de six personnages en quête de pardon et de réconciliation. Un film qui donne l’occasion de retrouver l’un des grandes dames du cinéma allemand : Hanna Schygulla qui incarne avec force le rôle d’une mère frappée par la disparition brutale de sa fille, mais essayant de surpasser ce deuil.
Hanna Schygulla a aimé le scénario et la façon dont, malgré son jeune âge, Fatih Akin a aborder un sujet aussi fondamental que la mort. Elle fut d’autant plus encline à accepter le projet que Fatih Akin lui rappelait celui dont elle fut l’égérie : Rainer Werner Fassbinder.

De l’autre coté marque les esprits

Présenté aujourd’hui en compétition, « De l’autre coté » de Fatih Akin était l’un des films les plus attendus de ce 60ème Festival de Cannes. Il faut dire que c’est le second volet d’une trilogie, dont le premier « Head on » avait enthousiasmé la critique et obtenu l’Ours d’Or du Festival de Berlin en 2003.
« De l’autre coté » raconte l’histoire de 6 destins qui s’entrecroisent entre l’Allemagne et la Turquie. Une histoire émouvante dont la mort est le thème central. Une mort qui frappe tout d’abord, en Allemagne, une prostituée turque, Yeter, tuée accidentellement par Ali, un compatriote d’âge mûr qui en avait fait sa compagne. A la suite de ce drame, le fils d’Ali, Nejat, décide de partir en Turquie à la recherche de Ayten, la fille de Yeter, afin de lui financer ses études.

La quête perpétuelle de Fatih Akin

2 jeunes réalisateurs en lice ce soir pour la palme d'or. L’Iranienne Marjane Satrapi et le germano- turc Fatih Akin. Marjane Satrapi adapte au cinéma sa propre BD et marque le retour des films d'animation avec "Persépolis". Ce récit autobiographique et critique sur la révolution islamique est interdit en Iran. Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Danielle Darrieux prêtent leurs voix aux personnages du film.
En compétition également ce soir, le film de Fatih Akin "de l'autre côté". Un drame social entre l'Allemagne et la Turquie et le destin de six personnages en quête de pardon et de réconciliation. Fatih Akin très applaudi ce matin en séance de presse a été révélé en 2004 en remportant l'Ours d'Or à Berlin pour "Head on". Considéré comme l'un des figures du

La Croisette transformée en Boulevard de la mort

La Croisette transformée en "Boulevard de la mort". Celui de Quentin Tarantino qui revient pied au plancher dans la compétition. Avec "Death Proof"ou "boulevard de la mort" en français, il met en scène la traque impitoyable de 3 jolies filles par un cascadeur psychopathe interprété par Kurt Russell.
Au menu beaucoup d'actions: Courses-poursuites, meurtres, filles délurées et toujours cet humour décalé. Quentin Tarantino peut prétendre à une deuxième palme après "Pulp Fiction" en 94. Une palme qui reste à ce jour le plus grand souvenir de sa vie.

Julian Schnabel, un cinéaste à part

Julian Schnabel a plongé la Croisette dans un grand moment d’émotion avec « Le Scaphandre et le papillon », un film qui représentait la France dans la compétition du Festival de Cannes. Le cinéaste américain raconte la vie de Jean Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine Elle, qui atteint du « locked-in syndrome » ne pouvait plus communiquer que par le clignement de sa paupière gauche.
Julian Schnabel a demandé à ses acteurs de se mettre totalement dans la peau de leurs personnages et de ne pas hésiter à improviser. Témoignage d’Anne Corsini et de Mathieu Amalric, satisfait de cette marque de confiance.

Le Scaphandre et le papillon : Mathieu Amalric, spectateur amusé

Grand moment d’émotion sur La Croisette, avec la projection du film de Julian Schnabel « Le Scaphandre et le Papillon », inspiré de la vie de Jean Dominique Bauby, auteur d’un roman bouleversant qu’il dicta, lettre par lettre durant un an, alors qu’il était paralysé et privé de l’usage de la parole suite à une attaque cérébrale.
Même s’il apparaît peu à l’écran puisque le spectateur se trouve la plupart du temps à la place de son regard, Mathieu Amalric, qui incarne le rôle de Jean Dominique Bauby, occupe une place primordiale dans le film, ne serait ce que par sa voix par laquelle il donne corps à son personnage. Une voix que les autres acteurs n’entendaient pas lorsqu’ils jouaient, ce qui le plaçait dans une situation assez ironique.

Le Scaphandre et le papillon : l’adaptation réussie de Julian Schnabel

Le Scaphandre et le papillon » est le second film français en compétition de ce 60ème Festival de Cannes. Réalisé par le cinéaste peintre américain Julian Schnabel, le film mérite son qualificatif puisque, bien que ne parlant pratiquement pas le français, Julian Schnabel a tenu à ce que le film soit tourné en France, avec des interprètes français. Un moyen d’être fidèle à l’esprit du livre et à la vie de Jean Dominique Bauby.
Le Scaphandre et le papillon est en effet tiré du roman du même nom de ce journaliste, rédacteur en chef du magazine Elle, qui à la suite d’un accident vasculaire cérébral, fut victime du « locked-in syndrome ». Entièrement paralysé et privé de l’usage de la parole, Jean Dominique Bauby, enfermé comme dans un scaphandre, n’avait plus qu’un seul moyen pour communiquer : un clignement de la paupière gauche, assimilé au battement d’ailes d’un papillon.

Le Scaphandre et le Papillon : un grand moment d’émotion sur la Croisette

C'est la première grande émotion du festival et un sérieux candidat à la Palme d'or. "Le Scaphandre et le Papillon" de Julian Schnabel entre en compétition ce soir pour la France. Le film est une adaptation fidèle du récit autobiographique du journaliste Jean- Dominique Bauby, victime d'un accident vasculaire. Plongé dans un "locked-in syndrome", il ne communique qu'avec le clignement de son oeil gauche.
Mathieu Amalric interprète le rôle de ce journaliste paralysé mais conscient et qui va dicter un livre en utilisant les mouvements d'une seule de ses paupières. Même s’il apparaît peu à l’écran puisque le spectateur se trouve la plupart du temps à la place de son regard, Mathieu Amalric, occupe une place primordiale dans ce film ne serait ce que par la voix. Un travail passionnant pour le comédien.

L’exploration de la jeunesse : une vocation pour Gus Van Sant

Après avoir signé l’un des courts métrages de « Chacun son cinéma », présenté hier pour célébrer le 60ème Festival de Cannes, Gus Van Sant était aujourd’hui en compétition avec « Paranoid Park ». Un film qui raconte l’histoire d’un jeune skateboarder qui tue accidentellement un agent de sécurité. Une mort particulièrement atroce, puisque le vigile sera littéralement coupé en deux par un train. L’incident n’ayant eu aucun témoin, Alex va décider de ne rien dire, mais son secret sera bien lourd à porter.
Tout comme dans Elephant, Palme d’Or à Cannes, Gus Van Sant aborde de nouveau un thème lié à la jeunesse. Sans doute un peu une vocation chez lui.

Gus Van Sant en équilibre instable dans le Paranoid Park

Après avoir fait une pause hier, pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes, la compétition a repris ses droits avec « Paranoid Park » de Gus Van Sant, cinéaste américain en passe de devenir l’un des habitués de La Croisette.
Tout comme dans « Elephant », évocation de la tuerie du lycée de Columbine, Gus Van Sant aborde de nouveau un drame touchant des adolescents. Paranoid Park raconte en effet l’histoire d’un jeune skateboarder de 16 ans qui tue accidentellement un agent de sécurité aux abords de l’aire de skateboard la plus mal famée de la ville. Une mort atroce, puisque le vigile sera littéralement coupé en deux par un train. L’incident n’ayant eu aucun témoin, Alex va décider de ne rien dire, mais son secret sera bien lourd à porter. Sur les conseils d’une copine, il écrira son histoire pour s’en libérer, avant de la jeter aux flammes.

Le cœur invaincu d’Angelina Jolie

Les photographes sont sur le qui-vive: ça risque de fortement mitrailler dans une heure. Le couple Angelina Jolie/Brad Pitt montera les marches pour le film de Michael Winterbottom " A mighty heart", un coeur invaincu. Le film présenté hors -compétition et produit par Brad Pitt est une adaptation du livre de Marianne Pearl, épouse du journaliste américain décapité en 2002 par des islamistes pakistanais. Une exécution qui avait été envoyée par les terroristes aux télévisions du monde entier.
Angelina Jolie prend les traits de Marianne Pearl, cette femme-journaliste courageuse qui a surmonté ses épreuves pour retrouver les assassins de son mari. Avant d'interpréter le rôle, l'actrice américaine a longuement rencontré Marianne Pearl avant de devenir son amie.

Le cri d’alarme de Leonardo Di Caprio

Après Al Gore l'an passé, Leonardo Di Caprio est venu défendre la planète au Festival de Cannes. Le comédien a présenté hors - compétition un documentaire dont il est le producteur: "la 11ème heure, le dernier virage". Un titre alarmiste pour un film où défilent de nombreux spécialistes qui détaillent les différents problèmes et solutions à envisage.
Réchauffement de la terre, hausse du niveau de la mer, déforestation ou encore développement des maladies liées à la pollution sont abordés dans ce film encore plus polémique et urgent que celui d'Al Gore. La voix de Leonardo Di Caprio accompagne le documentaire signé Leila et Nadia Conners. Le cri d'alarme du comédien américain.

Chacun son cinéma : 35 des plus grands cinéastes rendent hommage à la salle de cinéma

« Chacun son cinéma », c’est le titre du film conçu par Gilles Jacob pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes. 35 des plus grands cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de 3 minutes autour de la salle de cinéma. Un challenge difficile à relever pour Alejandro Gonzales Inarritu. 35 réalisateurs mais une seule femme, Jane Campion, qui y voit là un symbole, illustré d’ailleurs dans son film où son héroïne, incarnée en mouche, finit par se faire écraser par le projectionniste.
Walter Salles c’est lui taillé un beau succès avec un film hommage à un Festival, lieu de résistance du cinéma d’auteurs, organisé dans un lointain village de pêcheurs. Enfin, Roman Polanski, très en verve sur l’écran avec son « Cinéma érotique », fut par contre très énervé en conférence de presse par l’indigence des questions.

Chacun son cinéma : 35 des plus grands cinéastes rendent hommage à la salle de cinéma

« Chacun son cinéma », c’est le titre du film conçu par Gilles Jacob pour célébrer la 60ème édition du Festival de Cannes. 35 des plus grands cinéastes ont réalisé chacun un court métrage de 3 minutes autour de la salle de cinéma. Un challenge difficile à relever pour Alejandro Gonzales Inarritu. 35 réalisateurs mais une seule femme, Jane Campion, qui y voit là un symbole, illustré d’ailleurs dans son film où son héroïne, incarnée en mouche, finit par se faire écraser par le projectionniste.
Walter Salles c’est lui taillé un beau succès avec un film hommage à un Festival, lieu de résistance du cinéma d’auteurs, organisé dans un lointain village de pêcheurs. Enfin, Roman Polanski, très en verve sur l’écran avec son « Cinéma érotique », fut par contre très énervé en conférence de presse par l’indigence des questions.

Un film collectif pour fêter le 60ème Festival de Cannes

Le festival de Cannes célèbre aujourd'hui son soixantième anniversaire. Un film collectif réunissant 35 réalisateurs primés à Cannes sera projeté ce soir en avant -première au Grand Auditorium et sur Canal +. Chacun sans se consulter a réalisé un court-métrage de 3 minutes avec pour thème : la salle de cinéma. Claude Lelouch, les frères Coen, les frères Dardenne,Wim Wenders, David Cronenberg sont au générique des réalisateurs de ce film conçu par le Président du Festival de Cannes Gilles Jacob a qui Roman Polanski a tenu à rendre hommage.
Ken Loach, palme d'or l'an passé à Cannes est également de la fête. Dans son film, un père et son fils font la queue dans un nouveau multiplexe. Ne sachant quel film choisir, ils décident finalement d'aller voir un match de foot. Son film est-il un film d'action contre l'évolution du cinéma qui doit faire face à la concurrence d'autres loisirs et des nouvelles technologies? La réponse de Ken Loach.

Alain Chabat à Cannes sur les traces de la cité de la peur

Alain Chabat ne rate aucun festival de Cannes depuis 20 ans. Même s'il n'a jamais été en compétition, il a toujours crée l'événement sur le plateau de Canal+ avec les Nuls où sur le tournage du film "la cité de la peur". Alain Chabat nous a parlé de son prochain film avec Daniel Auteuil.
Alain Chabat qui est aussi "dans" Shrek 3 qui sortira le mois prochain au cinéma. Il prête sa voix à l'ogre qui va découvrir cette fois les joies de la paternité. Le Palais des Festivals évoque également plein de souvenirs pour Alain Chabat;"une carioca" avec Gérard Darmon et peut-être une suite de la "Cité de la peur " avec Chantal Lauby et Dominique Farrugia.

« Sicko » : la charge percutante de Michael Moore contre un système de santé complètement fou

3 ans après sa Palme d'Or pour Fahreinheit 9/11, Michael Moore est de retour sur La Croisette avec la première mondiale de « Sicko », un film dans lequel il dénonce les absurdités du système de santé américain. Michael Moore a souhaité là réaliser un film d’action pour inciter ses compatriotes à s’engager dans une lutte, visant à contraindre l’administration américaine à réformer un système indigne d’un pays occidental.
Un système de santé hors de prix, dominé par des compagnies d’assurances privées obnubilées par le profit, et qui cherchent, par tous les moyens, à éviter de rembourser les malades. C’est d’ailleurs l’un de ces problèmes qui est à l’origine du film.

« Sicko » s’échappe des États-unis pour être présenté à Cannes

Le retour de Michael Moore sur la Croisette. 3 ans après sa Palme d'Or pour Fahreinheit 9/11, il s'attaque à présent au système de santé américain. Son documentaire présenté ce soir hors compétition dénonce les failles et les absurdités d'un pays où 45 millions de personnes vivent sans la moindre couverture de santé.
Michael Moore a intitulé son nouveau brûlot anti-Bush "Sicko" qui veut dire à la fois malade et cinglé en argot américain. Le réalisateur a expliqué ce matin en conférence de presse qu'il a du faire sortir en urgence son film des États-unis sous peine de ne pouvoir le montrer à Cannes.

Les Chantiers de la gloire de Jean Jacques Beineix

Jean Jacques Beineix sur la Croisette non pas pour un film mais pour un livre. Le réalisateur de "37°2, le matin" et de "Diva"est venu signer ses mémoires à la Fnac de Cannes. "Les Chantiers de la gloire" nous emmène dans les coulisses du tournage d'un film, sa préparation et sa réception auprès du public et des critiques.
Jean-Jacques Beineix se souvient de l'accueil plutôt glacial à Cannes de « La Lune dans le caniveau ", son 2éme film. C'était en 1983. Gérard Depardieu et Nastassia Kinski étaient à l'affiche de ce long métrage en compétition pour la Palme d'or. Il n'obtiendra rien si ce n'est un déluge de critiques et une montée des marches dans l'anonymat pour le réalisateur. Jean Jacques Beineix se souvient.

Un défenseur du cinéma indépendant à la tête du Jury du Festival de Cannes

Le jury du 60ème Festival de Cannes est présidé par le réalisateur Anglais, Stephen Frears. Celui qui a obtenu cette année l'Oscar du meilleur réalisateur pour "The Queen", n'a pas encore enlevé en 35 ans de carrière un Prix important à Cannes. Stephen Frears apprécie sa fonction de Président mais ne se laissera pas influencer facilement. Ce défenseur du cinéma indépendant, nous a livré sa vision du monde du 7ème Art.
Aux côtés de Stephen Frears, le jury se compose également des actrices Maggie Cheug prix d'interprétation à Cannes, Maria de Medeiros, Toni Colette et Sarah Polley. Le doyen, c'est Michel Piccoli. A 81ans, le comédien a marqué Cannes par des scandales avec "La Grande bouffe" mais aussi un prix d'interprétation avec "le saut dans le vide" de Marco Bellochio qu'il retrouve cette année dans le jury. Michel Piccoli conserve une grande tendresse pour le festival qui est pour lui celui de tous les cinémas.

Christophe Honoré et Louis Garrel : une 3ème collaboration qui n’allait pas de soi

Christophe Honoré a ouvert le bal des films français en compétition au Festival de Cannes avec « Les Chansons d’amour », une comédie musicale dans laquelle il retrouve Louis Garrel qui figurait déjà au générique de ses deux précédents films. Louis Garrel a accepté de prendre un gros risque dans ce film chanté car il ne voulait pas manquer une telle opportunité.
Pourtant, au départ de ce film monté très rapidement, Christophe Honoré n’avait absolument pas pensé à lui, car il ne savait que ce dernier pouvait chanter. Ne trouvant pas son acteur masculin, il avait d’ailleurs commencé son casting en s’occupant des actrices.

Les Chansons d’amour : la recette de Christophe Honoré pour exprimer ses sentiments

Christophe Honoré fait ses premiers pas en compétition au Festival de Cannes avec son film « Les Chansons d’amour ». Le réalisateur français n’est toutefois pas un inconnu sur La Croisette puisque son premier film « 17 fois Cécile Cassard », avec Béatrice Dalle, faisait partie de la sélection « Un Certain Regard » et que, l’an dernier, « Dans Paris », avec déjà Louis Garrel, fut l’un des films marquants de la Quinzaine des Réalisateurs.
« Les Chansons d’amour » raconte l’histoire d’Ismaël (Louis Garrel) qui partage avec insouciance sa vie entre deux jeunes femmes, Julie (Ludivine Sagnier) et Alice (Clotilde Hesme). Une vie qui va basculer le jour de la disparition brutale de Julie. La rupture est fatale, mais l’amour finira par renaître sous la forme d’un visage inattendu. Des retrouvailles au travers de la présence fantomatique de celle qui a disparu.

Festival de Cannes : « Les chansons d’amour » ouvre le bal pour la France

Une comédie musicale ce soir au festival de Cannes. Celle de Christophe Honoré qui ouvre la compétition pour la France avec "Les Chansons d'amour". Le réalisateur retrouve son acteur fétiche, Louis Garrel, pour ce film chanté, clin d'oeil à Jacques Demy et ses parapluies de Cherbourg. Toutes les chansons du film ont été composées par Alex Beaupain qui avait déjà signé la BO du précédent film de Christophe Honoré "Dans Paris.
Chiara Mastroianni et Ludivine Sagnier campent les rôles principaux du film qui tourne autour d'un trio amoureux qui vit dans l'insouciance à Paris avant l'arrivée d'un tragique événement. Les 2 comédiennes se sont elles inspirées de Catherine Deneuve dans les parapluies de Cherbourg pour le film? Les réponses de sa fille Chiara Mastroianni et de Ludivine Sagnier.

Le mystère plane toujours sur Zodiac

Avec « Zodiac », David Fincher fait ses débuts en compétition à Cannes en présentant une histoire de serial killer, tout comme dans « Se7en », le film qui lui permit d’acquérir une renommée mondiale.
Zodiac raconte l’histoire vraie d’un tueur en série qui, dans les années 70, terrorisa la Californie et nargua la police en envoyant régulièrement des messages codés à la presse. Durant de nombreuses années, l’inspecteur Dave Toschi, va mener l’enquête, relayée par un journaliste du San Francisco Chronicle et surtout un caricaturiste de ce même journal, Robert Graysmith, qui va pratiquement consacré sa vie à cette affaire allant même jusqu'à écrire les deux livres qui ont servi de base au scénario du film.

Une montée des marches sous le signe du "Zodiac".

Une montée des marches sous le signe du "Zodiac". C'est le titre du film de David Fincher présenté ce soir en compétition. Le réalisateur de "Seven" retrouve dix ans après un genre qui a fait son succès: les films de Serial Killer. Il évoque cette fois l'histoire vraie d'un tueur en série surnommé le Zodiaque et qui aurait commis dans les années 70 plus d'une quarantaine de meurtres dans la région de San Francisco. Ce Jack l'Éventreur américain n'a jamais été capturé.
Il s'agit du premier coup de poing du festival. David Fincher qui a librement adapté le livre d'un des acteurs de l'enquête a expliqué ce matin en conférence de presse qu'il avait été marqué lui aussi par ce fait divers non résolu. David Fincher le réalisateur de "Zodiac" avec dans les rôles principaux: Jake Gyllenhaal, Robert Downey Junior et Mark Ruffalo.

Ouverture musicale pour la Quinzaine des Réalisateurs

Ouverture musicale ce soir pour la Quinzaine des Réalisateurs avec la projection de « Control », le film d’Anton Corbijn consacré à la vie de Ian Curtis, chanteur du groupe mythique de rock anglais des années 70, Joy Division. Un film loin des clichés du rock, mais fidèle à l’esprit et à la vie de Ian Curtis qui, un soir de désespoir, mit fin à ses jours alors qu’il n’avait que 23 ans et semblait promis à une grande carrière.
Malgré cette disparition prématurée, un peu à la manière d’un poète maudit, Ian Curtis a tout de même imprimé sa marque dans l’histoire du rock. Olivier Père, Délégué Général de la Quinzaine des Réalisateurs, nous présente ce premier film réalisé par l’un des photographes les plus influents du monde de la musique.

Les jeunes auteurs mettent l’émotion au cœur de la Quinzaine des Réalisateurs

A coté de la sélection officielle, les sélections parallèles occupent une place essentielle au Festival de Cannes, d’autant plus que leurs projections sont plus facilement accessibles aux cinéphiles cannois. Même si ce n’est pas la plus ancienne, la Quinzaine des Réalisateurs est sans doute la plus importante d’entre elles.
Pour son Délégué général, Olivier Père, sa 39ème édition, qui s’ouvre aujourd’hui, est placée sous le signe de la découverte, de l’audace et de l’émotion. Une émotion qui emportera les spectateurs du premier film bouleversant que Sandrine Bonnaire a consacré à sa sœur autiste. Émotion encore dans un autre premier film d’un cinéaste allemand, Jan Bonny qui traite de l’enfer conjugal vécu par policier.

Norah Jones : un baiser qui fera date dans l’histoire du cinéma

C'est le film de Wong Kar Wai "My Blueberry Nights" qui a fait l'ouverture hier soir du 60ème Festival de Cannes. Après avoir présidé l'an passé le jury du festival, le réalisateur Chinois est cette année en compétition pour son road-movie sentimental. Norah Jones qui fait ses premiers pas d'actrice et Jude Law qui vient à Cannes pour la première fois en compétition officielle sont les 2 acteurs principaux du film tourné en anglais entre New -York et le Nevada.
Norah Jones campe le rôle d'une jeune femme déchirée par un chagrin d'amour et qui vient hanter chaque soir le bar de Jude Law en mangeant d'écoeurantes tartes aux myrtilles. Un jour, elle disparaît, et Jude Law réalise à quel point elle a pris de la place dans sa vie. Le film à la fois sensuel et mélancolique est une réflexion sur l'amour, la solitude et la découverte de soi. Norah Jones revient sur un moment clef du film: la scène du long baiser avec Jude Law.

Le cinéma est entré par effraction dans la vie de Norah Jones

Avec « My Blueberry Nights » présenté en ouverture du 60ème Festival de Cannes, la chanteuse de jazz Norah Jones signe des débuts fracassants au cinéma qui lui a déroulé le tapis rouge sur La Croisette. Tout le film de Wong Kar Wai tourne autour de son périple à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé.
Norah Jones semble s’être rapidement adaptée au monde du cinéma, alors qu’elle ne s’attendait absolument pas à être actrice. Même lorsque Wong Kar Wai lui a proposé le rôle presque par effraction, elle croyait qu’il voulait qu’elle signe la musique de son film.

Malgré les risques, Wong Kar Wai voulait être en compétition à Cannes

C’est le film de Wong Kar Wai « My Blueberry Nights » avec la chanteuse Norah Jones, Jude Law et Natalie Portman, qui a fait l’ouverture du 60ème Festival de Cannes. Avec son premier film tourné aux États-unis et en anglais, Wong Kar Wai signe une sorte de road-movie, mais dans lequel il apporte sa patte personnelle.
Un film dont il est très fier, notamment en raison de la performance de ses acteurs, et pour qui Cannes, où le projet à commencer à germer l’an dernier, constituait le lieu idéal pour une première projection publique. Même si le pari était un peu risqué pour lui qui termine toujours ses films à la dernière minute, avoir son film en ouverture permettait également d’effacer le mauvais souvenir de 2004, lié au retard de son film 2046.

Wong Kar Wai exact au rendez-vous avec « My Blueberry Nights »

Président du Jury l’an dernier, Wong Kar Wai revient au Festival de Cannes en faisant l’ouverture de sa 60ème édition, avec son film « My Blueberry Nights ». Cette fois le cinéaste de Hong Kong était bien exact au rendez-vous sur La Croisette, contrairement à l’épisode de 2004 où l’arrivée tardive de son film « 2046 » avait contraint les organisateurs à bouleverser le planning des projections.
« My Blueberry Nights » a de faux airs de road-movie. Après une séparation douloureuse, Elisabeth, campée par Norah Jones, entraîne le spectateur à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs et un nouvel ami, tout en cherchant de quoi panser son cœur brisé. Au fil de ses rencontres, elle assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude, et commence à comprendre que son voyage est le commencement d’une plus profonde exploration d’elle-même.

Festival de Cannes : sélectionneur, un métier difficile !

Pour son 60ème anniversaire, le Festival de Cannes accueille du 16 au 27 mai, 22 films en compétition. Des films sélectionnés par le Délégué artistique du Festival, Thierry Frémaux, qui a visionné près de 1 600 films pour établir sa sélection. Un métier exaltant mais qui tient parfois du sacerdoce, si l’on veut garder intacte sa concentration pour respecter au mieux le travail des auteurs.
Il arrive bien sûr que le sélectionneur se trompe dans ses choix, mais il a souvent des circonstances atténuantes tant il doit en général se prononcer, presque sur le champ, sur des promesses de films, plutôt que sur des films terminés. Les conditions de visionnage des films constituent d’ailleurs la principale difficulté de ce métier.

Festival de Cannes : le casse-tête de la nationalité des films

Du 16 au 27 mai, Cannes accueillera pour la 60ème fois le grand rendez-vous annuel du cinéma mondial. 22 films brigueront cette année la Palme d’Or dans une compétition ouverte par « My Blueberry Nights », le film de Wong Kar WAI avec la chanteuse Norah Jones. Un film qui illustre bien le casse tête auquel a du faire face le Délégué artistique du Festival, Thierry Frémaux, pour établir la nationalité des films en compétition.
Le film de Wong Kar WAI n’est pas le seul à poser problème et c’est ainsi que « Le Scaphandre et le papillon » du cinéaste américain Julian Schnabel se retrouve cette année dans la sélection française. Une sélection sur laquelle règne d’ailleurs une forte pression, après 20 ans d’échec de la France dans la compétition cannoise.

Festival de Cannes 2007 : de nouveaux venus faces aux habitués de la Croisette

Le 60ème Festival de Cannes s’ouvre, mercredi 16 mai, avec la projection, en compétition, du film du président du jury de l’an dernier, Wong Kar WAI « My Blueberry Nights » avec la chanteuse Norah Jones. Jusqu’au 27 mai, 22 films chercheront à obtenir la prestigieuse Palme d’Or.
D’autres films, comme « Ocean’s Thirtheen » de Steven Soderbergh avec George Clooney, Brad Pitt et Al Pacino, seront là principalement pour assurer de belles montées des marches, indispensables à la renommée du Festival, selon son Délégué artistique, Thierry Frémaux. Ce dernier nous dévoile les tendances de la sélection 2007 où cohabitent certains habitués de la Croisette, dont les 3 derniers présidents du jury, et un grand nombre de nouveaux venus.

KEN LOACH - PALME D’OR
Lundi 29 mai 2006

Consécration pour le britannique Ken Loach qui remporte la Palme d’Or du 59ème Festival de Cannes avec « Le Vent se lève ».Un film sur la guerre menée par les irlandais en 1922 pour obtenir l’indépendance face aux Anglais . Ken Loach primé 3 fois à Cannes présentait un 13ème film sur la Croisette toute sections confondues. Un chiffre qui visiblement lui a porté bonheur.
La joie de Ken Loach hier soir sur la scène du Palais des Festivals.

JAMEL DEBBOUZE – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Les familles d’acteurs à l’honneur au Festival de Cannes. Pour la première fois les Prix d’interprétation n’ont pas été attribués à un ou une actrice, mais aux 6 actrices principales de « Volver » de Pedro Almodovar et aux 5 frères d’armes d’ « Indigènes », de Rachid Bouchareb, qui raconte l’engagement méconnu de 5 combattants de l’Armée d’Afrique pour la libération de la France.
Après les autres acteurs, Jamel Debbouze y est allé lui aussi de son couplet de remerciements. Mais avec lui les choses ne se passent jamais normalement et, après avoir été gagnée par l’hilarité, la salle entière s’est vite retrouvée en train d’entonner un chant patriotique.

BRUNO DUMONT – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Une nouvelle fois Bruno Dumont est l’invité surprise du Palmarès du Festival de Cannes. Après « L’Humanité » qui avait raflé trois prix en 1999, c’est aujourd’hui « Flandres » qui récolte à nouveau le Grand Prix du Jury.
Bruno Dumont voit dans ce prix la reconnaissance de son travail et de sa tentative de faire un cinéma différent sortant des sentiers battus. Loin d’être déçu d’avoir manqué la récompense suprême, il se réjouit de la Palme d’Or attribuée à Ken Loach et accueille son prix avec humilité, lui qui n’en n’est qu’à son quatrième film. Il savoure simplement ce grand moment de bonheur.

PEDRO ALMODOVAR - PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Le film de Pedro Almodovar « Volver » a remporté deux prix à Cannes. Celui du scénario et le prix d’interprétation féminine pour l’ensemble des comédiennes du réalisateur espagnol notamment Penélope Cruz et Carmen Maura.
Pedro Almodovar avait remporté le prix de la mise en scène en 99 pour le film « Tout sur ma mère ». Il était encore favori cette année pour la palme qui lui échappe une nouvelle fois. Au cours de la conférence de presse des lauréats, Pedro Almodovar n’a pas hésité à parler de malédiction.

PATRICE LECONTE – PALMARÈS
Lundi 29 mai 2006

Même si elle a déjoué tous les pronostics, la Palme d’Or du Festival à été attribuée à l’unanimité du jury, sans donner lieu à de longs débats. Avant le début de la compétition, Patrice Leconte souhaitait avant tout que le palmarès ne soit pas le fruit d’un compromis mais récompense un film ayant soulevé l’enthousiasme.
Pour lui, le palmarès concocté avec ses 8 collègues du jury présidé par Wong Kar Waï a exaucé ses vœux, même si certains de ses coups de cœurs, comme le film d’Aki Kaurismaki, ont été écartés. Il revient sur l’enthousiasme soulevé dans le jury par le film de Ken Loach « Le Vent se lève », Palme d’or de cette 59ème édition du Festival de Cannes.

SERGI LOPEZ ET NATHALIE BAYE
Samedi 27 mai 2006

Le Festival touche à sa fin avec ce soir les 2 derniers films de la compétition. « Chronique d’une fugue » de l’uruguayen Israël Adrian Caetaneo et « Le Labyrinthe de Pan «, un conte de fée peuplé de créatures fantastiques signé Guillermo Del Toro. Le réalisateur mexicain dirige notamment dans son film Sergi Lopez qui avait défendu les années précédentes au festival « Western » et « Harry, un ami qui vous veut du bien ». Du mal par contre, il en fait beaucoup dans « le labyrinthe de Pan ». Sergi Lopez, ravi tout de même de revenir à Cannes avec ce nouveau film.
Hier soir, Nathalie Baye, Ludivine Sagnier, Roschdy Zem et Mylène Demongeot ont présenté « la Californie »,1er film de Jacques Fieschi dans la section « Un certain regard ». Le film tiré d’un roman de Simenon a pour décors principal Cannes et une belle villa de la Californie où réside Nathalie Baye. Elle incarne sur fond de désirs et de meurtre,un personnage un peu fantasque.

LE LABYRINTHE DE PAN – GUILLERMO DEL TORO
Samedi 27 mai 2006

Le Mexique était fortement représenté cette année au Festival de Cannes. Après « Babel » d’Inarritu, l’un des grands favoris pour la Palme d’Or, la compétition s’achève aujourd’hui avec un autre film mexicain, « Le Labyrinthe de Pan » de Guillermo del Toro. Un film fantastique qui n’est pas la première incursion du réalisateur dans ce genre cinématographique puisqu’on lui doit « Cronos », relecture moderne du vampirisme ou encore l’explosif Blade 2 avec Wesley Snipes.
« Le Labyrinthe de Pan » se situe en 1944, au sortir de la guerre civile espagnole. Il raconte l’histoire d’Ofélia qui arrive avec sa mère chez le nouvel époux de cette dernière, un capitaine de l’armée franquiste qui pourchasse les derniers résistants. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves que rien ne l’a préparée à affronter…

VOL 93 – PAUL GREENGRASS
Samedi 27 mai 2006

Présenté hors compétition, le film Vol 93 du réalisateur Paul Greengrass retrace l’histoire du 4ème avion détourné le 11 septembre 2001. L’appareil, un Boeing 757 devait s’écraser sur la Maison Blanche à Washington. Le film raconte en temps réel, les 90 minutes qui se sont déroulées entre le décollage et le crash de l’avion et notamment l’intervention héroïque des 40 passagers qui ont réussi à se rebeller empêchant aux pirates de l’air d’atteindre leur objectif.
Les familles des victimes de ce drame ont participé au film et sont venues à Cannes dire pourquoi elles avaient tenues à ce que ce film existe. Le témoignage de Gordie Felt,

GÉRARD DEPARDIEU ET CÉCILE DE FRANCE
Vendredi 26 mai 2006

Un chanteur de bal quinquagénaire et une jeune maman agent immobilier sous le feu des projecteurs ce soir à Cannes. Le chanteur c’est Gérard Depardieu et la jeune maman Cécile de France. Ils vont vivre une passion commune dans le film de Xavierr Gianolli « Quand j’étais chanteur ». Une love-story où Depardieu interprète lui-même toutes les chansons de son personnage dont le titre du film,un ancien succès de Michel Delpech. Un film tout simplement beau pour Gérard Depardieu.
Quant à Cécile de France, elle tombe sous le charme de ce chanteur de bal. Une vraie première rencontre avec Gérard Depardieu.

CÉCILE DE FRANCE - QUAND J'ETAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Aux cotés de Gérard Depardieu qui y trouve son plus beau rôle depuis bien longtemps, Cécile de France livre une performance éclatante dans « Quand j'étais chanteur », le film de Xavier Giannoli qui a enchanté les festivaliers. Pour le cinéaste, qui la considère comme magique, elle apporte un éclat et une fraîcheur inespérés à la solitude de Marion, la jeune femme qui va déstabiliser mais réveiller le chanteur de bal incarné par Gérard Depardieu.
Bien qu'un peu impressionnée par l'idée de jouer avec ce dernier, Cécile de France était particulière excitée à l'idée d'interpréter le personnage d'une femme ayant avec sa vie un rapport exigeant et tumultueux, elle qui avait plutôt l'habitude des rôles de jeunes filles dans des comédies.

GÉRARD DEPARDIEU – QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Dans « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli, présenté aujourd’hui en compétition à Cannes, Gérard Depardieu est admirable de tendresse et d’émotion dans ce rôle de chanteur de bal pour lequel il a lui-même interprété les quatorze chansons du film. Un film fort et plein de vérité qui a soulevé l’enthousiasme des festivaliers.
Gérard Depardieu s’est glissée avec naturel dans la peau du personnage qu’il a pris manifestement beaucoup de plaisir à interpréter. Un plaisir qui se ressent à l’écran, mais également perceptible lors de la conférence de presse du film.

XAVIER GIANNOLI – QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR
Vendredi 26 mai 2006

Depuis tout jeune, Xavier Giannoli voulait filmer Gérard Depardieu. Il était pour lui ce qu’une rock-star était pour d’autres. Dès le début, il a écrit son film en pensant à lui en ne doutant jamais qu’il tournerait finalement avec lui. Le résultat est saisissant et avec « Quand j’étais chanteur », il lui offre l’un de ses meilleurs rôles depuis bien longtemps.
Gérard Depardieu s’est rapidement approprié ce personnage de chanteur de bal tendre et émouvant. Mais auparavant, afin que le film ne sombre pas dans le pittoresque, la moquerie ou le popu, Xavier Giannoli a mené une véritable enquête qui l’a conduit à rencontrer Alain Chanone, chanteur de bal en Auvergne, qui lui a ouvert les portes de cet univers.

QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR – XAVIER GIANNOLI

Huit ans après sa Palme d’Or du court-métrage pour « L’Interview », Xavier Giannoli revient en compétition à Cannes, mais cette fois ci avec un long métrage « Quand j’étais chanteur ». Une comédie dramatique tendre et émouvante qui baigne dans l’univers de la chanson populaire française, de « L’Anamour » de Gainsbourg à la chanson de Michel Delpech qui donne son titre au film, en passant par « Les Paradis perdus » de Christophe.
« Quand j’étais chanteur » raconte l’histoire, quelque part en Auvergne, d’un chanteur de bal quinquagénaire déstabilisée par Marion, une jeune femme séduisante mais fragile. Avec elle, il rencontre un public qui n’est pas acquis d’avance lui qui arbore une veste blanche et une drôle de mèche. Il va devoir la mériter à force de fantaisie et de sincérité. « Quand j’étais chanteur » est un film sur la dignité. Qu’est on prêt à abandonner de soi pour plaire à une fille ou à un public ?

JAMEL DEBBOUZE ET SAMY NACÉRI
Jeudi 25 mai 2006

Tapis rouge ce soir à des frères d’armes. Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajila sont les « Indigènes » de Rachid Bouchareb en première ligne au Festival de Cannes. Le réalisateur franco-algérien réhabilite dans son film les soldats français d’Afrique du Nord envoyés au front et que la nation a oublié au lendemain de la seconde guerre mondiale. Jamel Debbouze dont c’est la première sélection à Cannes a co-produit ce film de guerre tourné entre la France et le Maroc. Il explique ce qui lui a plu dans la démarche du réalisateur.
Autre acteur phare d’« Indigènes »,Samy Nacéri. Le comédien s’est totalement investi dans ce vrai film collectif.

JAMEL DEBBOUZE - INDIGÈNES
Jeudi 25 mai 2006

Même si « Indigène » est une aventure collective, c’est Jamel Debbouze qui porte le film. A la fois à l’écran, aux côtes de Sami Nacéri, Roschdy Zem et Sami Bouajila, où il démontre au passage une nouvelle fois ses qualités d’acteur dramatique, mais également en coulisses puisque Jamel est coproducteur et est véritablement allé au charbon pour que le film puisse se faire. C’est lui notamment qui a obtenu l’aide de l’armée marocaine et de Royal Air Maroc et il est même allé jusqu’à rencontrer, sans grand succès, Nicolas Sarkozy, ce qui pour Jamel n’était pas anodin.
Mais face aux scénarios et aux ponts d’or qu’on lui proposait, le projet de Rachid Bouchareb, de par son histoire et sa noblesse, était pour lui un véritable cadeau.

RACHID BOUCHAREB - INDIGÈNES
Jeudi 25 mai 2006

La présentation d’ « Indigènes » à Cannes est la concrétisation d’un projet porté depuis plus de cinq ans par le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb. Le film avec Jamel Debbouze, Samy Nacéri et Roschdy Zem met en lumière une page occultée de l’Histoire. La participation de dizaine de milliers de soldats originaires d’Afrique du Nord à la libération de la France durant la seconde guerre mondiale.
Pour Rachid Bouchareb, le film n’a rien de revanchard, il cherche simplement à rouvrir une page de l’Histoire de France. Comme les principaux acteurs du film, eux aussi issus de l’immigration, le cinéaste se sent particulièrement concerné par cette histoire, même s’il se considère avant tout comme français.

INDIGÈNES – RACHID BOUCHAREB
Jeudi 25 mai 2006

Rachid Bouchareb n’a pas que des bons souvenirs du Festival de Cannes. Lors de sa première venue alors qu’il n’était encore qu’étudiant dans une école de cinéma, il s’était fait embarqué par la police et avait passé plusieurs heures au commissariat. Cette année, il revient en compétition avec « Indigènes » et le Festival lui déroule le Tapis Rouge pour ce film dans lequel il rouvre une page pour le moins occultée de l’Histoire de France. Celle de la participation de dizaines de milliers de soldats originaires d’Afrique du Nord à la libération de la France.
« Indigènes » raconte l’histoire de Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir qui, alors qu’ils n’avaient encore jamais foulé le sol français, se sont engagés, comme 130 000 autres « Indigènes », dans l’armée française pour libérer la « mère patrie » de l’ennemi nazi. Ces héros que l’histoire a oubliés vaincront en Italie, en Provence et dans les Vosges, avant de se retrouver seuls à défendre un village alsacien contre un bataillon allemand.

LUCAS BELVAUX – LA RAISON DU PLUS FAIBLE
Jeudi 25 mai 2006

Après son triptyque original composé d’une comédie « Un couple épatant », d’un thriller « Cavale » et d’un mélodrame « Après la vie » où les personnages principaux de chaque film devenaient les personnages secondaires des deux autres, l’acteur réalisateur belge Lucas Belvaux présentait cette année à Cannes « La raison du plus faible » avec Natacha Régnier et Eric Caravaca.
Un polar social dans lequel trois hommes vont tenter un très gros hold-up pour pouvoir offrir une mobylette à la femme de leur copain. Un film basé sur les personnages avec un mélange des genres dont le cinéaste s’explique.

SOFIA COPPOLA ET KIRSTEN DUNST
Mercredi 24 mai 2006

C’est Versailles qui s’invite ce soir à Cannes. Marie –Antoinette et toute sa Cour montent les marches du palais à 19H00. Avec « Marie Antoinette », Sofia Coppola revisite la vie et le destin de la dernière reine de France, épouse incomprise de Louis XVI et qui se perdra dans les pièges de la frivolité. Sofia Coppola qui a confié le rôle costumé à Kirsten Dunst explique ce qui l’a poussé à faire un film sur Marie Antoinette.
Avec ce film, Kirsten Dunst retrouve Sofia Coppola après le succès de « Virgin Suicides ». Une Reine très en avance sur son temps pour la comédienne.

MARIE ANTOINETTE – SOFIA COPPOLA
Mercredi 24 mai 2006

Révélée à la Quinzaine des Réalisateurs en 99 pour son premier film « Virgin suicides », le retour à Cannes de Sofia Coppola, cette fois en compétition officielle avec « Marie Antoinette, était très attendu, surtout après le succès de son second long métrage « Lost in translation ».
Dans Marie Antoinette, Sofia Coppola nous livre une vision très personnelle de l’itinéraire de la dernière Reine de France. Une femme qui, au sortir de l’adolescence, se retrouve mariée pour raison d’état avec le futur Louis XVI et découvre à Versailles un monde hostile et codifié où chacun observe et juge l’autre sans aménité. Ignorée et délaissée par le Roi, elle se lasse rapidement des devoirs de représentation qu’on lui impose et s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.

GILBERTO GIL
Mercredi 24 mai 2006

Gilberto Gil, l’artiste musicien mais également le Ministre de la Culture brésilien, était à Cannes au Festival où il a participé à la « Journée de l’Europe » aux côtés de ses collègues ministres de la Culture des pays Européens.
Gilberto Gil est un amoureux du cinéma et il avoue un faible en particulier pour Pedro Almodovar. Il n’en est pas à sa première visite au Festival de Cannes, une ville qu’il apprécie tout particulièrement. Il a même d’ailleurs participé à la compétition en tant que compositeur de la musique de deux films de Carlos Diegues : « Quilombo » et « Un train pour les étoiles ». Gilberto Gil nous confie ses impressions sur le Festival dont il loue sa faculté d’adaptation.

VIVIANE REDING – CHARTE EUROPÉENNE DU CINÉMA EN LIGNE
Mercredi 24 mai 2006

Depuis 3 ans, le Festival de Cannes accueille une « Journée de l’Europe ». L’occasion pour les ministres européens des Affaires audiovisuelles de se réunir à l’invitation de la Commissaire européenne Viviane Reding et d’aborder un thème fédérateur.
Cette année les ministres ont réfléchi aux politiques à mettre en œuvre pour que les films européens s’exportent mieux sur tous les continents. Parallèlement, Viviane Reding a réuni les principaux représentants de l’industrie du cinéma et du monde de l’Internet afin de finaliser et de signer « La charte européenne du cinéma en ligne ». L’objectif de cette charte avec Viviane Reding.

BRUNO DUMONT - FLANDRES
Mercredi 24 mai 2006

En 1999, Bruno Dumont avait suscité la polémique, mais remporté 3 Prix au Festival avec son film « L’Humanité ». Cette année, il revient compétition avec « Flandres », l’histoire d’un jeune soldat qui part à la guerre, très loin de chez lui, et que les combats vont radicalement transformer, éveillant en lui des pulsions extrêmes.
Dans toute l’œuvre de Bruno Dumont, les paysages dans lesquels se déroule l’action occupent une place très importante. Dans Flandres, ils constituent le point de départ. Les acteurs et l’histoire venant ensuite se greffer dans le décor. Les explications de Bruno Dumont.

CATE BLANCHETT ET LUC DARDENNE
Mardi 23 mai 2006

Déception sur la Croisette. Brad Pitt ne montera pas les marches tout à l’heure pour défendre « Babel » présenté en compétition. Il préfère goûter aux joies de la paternité avec sa compagne Angelina Jolie. Le Nouveau bébé du réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu s’appelle donc « Babel ». Il s’inspire du mythe biblique et traite des liens entre parents et enfants. Cate Blanchett partage le rôle principal avec Brad Pitt. Et elle en est ravie.
Montée des marches également ce soir pour les frères Dardenne, deux fois lauréats de la Palme d’Or et qui président cette année le jury de la Caméra d’Or. Un prix qui récompense un premier film.

BABEL – ALEJANDRO GONZALES INARRITU
Mardi 23 mai 2006

« Babel », d’Alejandro Gonzales Inarritu, était avant le début de la compétition l’un des films les plus attendus du Festival et faisait même figure pour beaucoup de favori pour la Palme d’Or. Pourtant, le cinéaste mexicain n’avait, jusqu’à aujourd’hui, jamais participé à la compétition cannoise. Mais son premier long métrage « Amours Chiennes » avait impressionné la critique et l’on attendait avec impatience cette épopée tournée au fil d’une année sur 3 continents différents.
Dans Babel, Gonzales Inarritu livre une vision contemporaine du mythe biblique réputé être à l’origine du manque de communication entre les hommes. Le film raconte une série d’événements impliquant un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes marocains auteurs d’un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. En quelques jours, tous vont faire l’expérience d’un profond sentiment de solitude. Tandis qu’ils expérimentent les pires moments de peur et de confusion, ils découvrent aussi la valeur de l’amour et du lien qui unit les hommes.

UN FILM INÉDIT DE GUS VAN SANT PRÉSENTÉ À LA QUINZAINE
Mardi 23 mai 2006

Si cette année la Quinzaine des Réalisateurs est marquée par le grand nombre de premiers films, avec une forte présence du cinéma européen, elle rend également hommage à deux réalisateurs confirmés. David Cronenberg tout d’abord, qui s’est vu remettre le « Carrosse d’Or » pour l’ensemble de son œuvre et Gus Van Sant, le cinéaste américain, Palme d’Or en 2003 pour « Elephant ».
Les spectateurs cannois pourront découvrir « Mala noche », un film inédit qui s’annonce comme l’une des plus belles découvertes et l’un des films les plus excitants de la Quinzaine. Pourtant, Mala Noche n’est pas le dernier film de Gus Van Sant. Les explications du Délégué Général de la Quinzaine, Olivier Père.

NANNI MORETTI
Mardi 23 mai 2006

Depuis 2001 et « La Chambre du fils » Nanni Moretti n’avait plus tourné. Non pas qu’il soit en panne d’inspiration ou qu’il ait eu du mal a digéré la Palme d’Or décernée à son film. Non, Nanni Moretti était en fait entré en politique pour tenter de mettre fin au système Berlusconi qui avait selon lui saper les fondements de la démocratie italienne.
Aujourd’hui il revient à Cannes avec « Le Caïman », un film dans lequel Sylvio Berlusconi est très présent même s’il serait très réducteur de le cantonner uniquement à une charge anti-berlusconienne. Le Caïman étant également un grand film d’amour et un bel hommage au cinéma. En conférence de presse, Nanni Moretti souhaitait d’ailleurs parler surtout de cinéma, mais revenait tout de même très rapidement à Berlusconi qui pour lui, avec ses chaînes de télévision, fausse la compétition électorale italienne.

NANNI MORETTI ET BRUCE WILLIS
Mardi 23 mai 2006

Cinq ans après sa Palme d’Or, Nanni Moretti revient ce soir sur La Croisette avec « Le Caïman », une satire contre Berlusconi qu’il a pris le temps d’affûter et qui est sortie en Italie juste avant les élections. Nanni Moretti s’en explique.
Quant à Bruce Willis, il est la voix du raton laveur du nouveau film d’animation en 3 D de Dreamworks, « Nos voisins les hommes » présenté hier soir à Cannes. Bruce Willis nous a livré ses impression de doubleur.

LE CAÏMAN – NANNI MORETTI
Mardi 23 mai 2006

Cinq ans après son dernier film, « La Chambre du fils », Palme d’Or à Cannes, Nanni Moretti revient en compétition au Festival avec « Le Caïman », un film sur l’Italie de Berlusconi qui à déplacer les foules et susciter la polémique lors de sa sortie en Italie, en pleine campagne électorale. Mais il serait très réducteur de voir dans le film de Nanni Moretti uniquement un film politique. Il est même avant tout un film d’amour et un hommage au cinéma.
Le Caïman raconte l’histoire d’un producteur en faillite professionnelle et sentimentale. Empêtré dans ses dettes, ses faiblesses et son mariage en fin de course, Bruno Bonomo perd pied. Son chemin va croiser celui d’une jeune réalisatrice qui lui apporte un scénario, Le Caïman. Bruno croit d’abord à un thriller politique un peu musclé, puis s’aperçoit, après une lecture plus sérieuse mais un peu tardive, qu’il s’agit d’une biographie de Sylvio Berlusconi. Il ne peut plus reculer et doit monter l’affaire tout en essayant de recoller les morceaux de son couple. Commence alors à naître en lui un nouvel élan vital : celui de l’affirmation de sa dignité.

LA LEÇON DE MUSIQUE – ALEXANDRE DESPLAT ET JACQUES AUDIARD
Mardi 23 mai 2006

C’est le compositeur français Alexandre Desplat qui a donné cette année, dans le cadre du Festival de Cannes, une « Leçon de musique ». Alexandre Desplat est surtout connu pour avoir composé la musique des films de Jacques Audiard, de « Regarde les hommes tomber » à « De battre mon cœur s’est arrété», en passant par « Un héros très discret ».
Jacques Audiard était d’ailleurs à ses côtés pour cette leçon. Le cinéma d’Audiard est marqué par une recherche de l’épure, une sorte d’ascèse qui déteint sur le travail du compositeur. Exemple avec leur première collaboration sur Regarde les hommes tomber.

AL GORE – AN INCONVENIENT TRUTH
Mardi 23 mai 2006

L’ancien vice–président des Etats-Unis, Al Gore était à Cannes ce week-end pour présenter un documentaire hors compétition sur les dangers du réchauffement de la planète. L’ancien adversaire de Georges Bush mène une croisade à travers le monde depuis plusieurs années pour alerter l’opinion publique sur ce sujet vital.
Le réalisateur Davis Guggenheim a filmé l’une des conférences données par Al gore. Le film s’intitule « An inconvenient truth »,une vérité qui dérange ». Dérange t’elle les américains ? La réponse d’Al Gore.

FREDERIC CERULLI – LE COMMUN DES MORTELS
Mardi 23 mai 2006

Si le Festival de Cannes est connu dans le monde entier pour sa compétition, c’est aussi le plus grand Marché du Film. Un lieu également où les projets naissent ou se finalisent. C’est le cas d’un film d’un cinéaste cannois qui ambitionne de participer à la compétition l’an prochain, Frédéric Cerulli.
Le tournage du Commun des mortels devrait débuter dans la région au mois d’Août. Le film est un hommage au grands maîtres du polar et réunit des acteurs de renom. Chantal Lauby, Jacques Weber, Jean Claude Dreyfus et Noëlle Perna qui quittera pour l’occasion son costume de Mado La Niçoise. Des rencontres que nous raconte Frédéric Cerulli.

SARAH MICHELLE GELLAR ET DANY BRILLANT
Mardi 23 mai 2006

Buffy mais sans les vampires en vedette ce soir à Cannes. Sarah Michelle Gellar, l’héroïne de la série phénomène présente en compétition « Southland Tales » de Richard Kelly, l’auteur de Donnie Darko. C’est un thriller musical de science –fiction au lendemain d’une explosion nucléaire au Texas. La Bo est signée Moby avec la participation dans le film de Justin Timberlake. Sarah Michelle Gellar partage le rôle principal avec The Rock. Elle incarne une ex-star du X et c’est la première fois qu’elle montera les marches tout à l’heure à Cannes. Une Buffy un peu nerveuse.
Montée des marches également pour Dany Brillant. Le chanteur se retrouve comédien aux côtés de Frédérique Bel, la Blonde de Canal + dans le film d’Emmanuel Mouret présenté à la Quinzaine des Réalisateurs.


Venturi en pôle position pour équiper La Poste
Mercredi 2 avril 2008

Venturi le constructeur monégasque de véhicules électriques a profité du salon EVER Monaco 2008, qui s’est déroulé du 27 au 30 mars au Grimaldi Forum, pour présenter le partenariat noué avec Peugeot et Citroën, à qui il fournira une solution innovante pour transformer les modèles Berlingo ou Partner en véhicules électriques.
Un partenariat pour répondre à un appel d’offre de La Poste concernant la fourniture de 500 véhicules électriques dans un premier temps, et près de 10 000 à terme. Venturi est d’ailleurs en pôle position pour ce marché, puisqu’il fait partie des deux finalistes restant en course. Un énorme enjeu économique selon son PDG, Gildo Pallanca Pastor, ravi de collaborer avec le groupe PSA.

SOUTHLAND TALES – RICHARD KELLY
Mardi 23 mai 2006

C’est un jeune réalisateur américain, Richard Kelly, qui aura ce soir les honneurs du Tapis Rouge à Cannes pour la projection de son film « Southland Tales ». Richard Kelly, alors âgé de seulement 26 ans, avait fait une irruption remarquée dans l’univers cinématographique avec « Donnie Darko », l’histoire d’un ado schizophrène hanté par un lapin monstrueux qui l’embarque dans un voyage dans le temps.
Avec « Shouthland Tales », Richard Kelly revient, cinq ans après, avec une histoire de fin du monde annoncée, se déroulant en 2008 à Los Angeles. Une attaque nucléaire a précipité l’Amérique dans la guerre, mais l’armée n’a plus de carburant. Pour y remédier, elle fait appel à une compagnie ayant mis au point une nouvelle source d’énergie fonctionnant sur les flux de l’Océan. Mais cette énergie altère imperceptiblement la rotation de la Terre, ce qui engendre des dérèglements sur le climat, mais également sur les vies des principaux personnages du film : un acteur d’action devenu amnésique, une ex-star du porno et deux frères jumeaux dont le destin va se confondre avec celui de l’humanité toute entière.

CHANGEMENT D’ADRESSE – EMMANUEL MOURET
Mardi 23 mai 2006

Deux ans après « Vénus et fleur », Emmanuel Mouret revient à la Quinzaine des Réalisateurs et présente « Changement d’adresse ». Une comédie sentimentale où il se met en scène dans un personnage de musicien timide et maladroit qui hésite entre une brune et une blonde. La Brune c’est Fanny Valette et la Blonde, Frédérique Bel célèbre pour sa minute sur Canal+.
A l’affiche également Dany Brillant ravi de quitter le temps d’un film son costume de chanteur. A noter également la participation amicale d’Ariane Ascaride qui a tenu à saluer le talent d’Emmanuel Mouret.

UN SOUFFLE D’AIR CHAUD SUR LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS
Mardi 23 mai 2006

Un vent d’érotisme souffle cette année à Cannes sur la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs puisque plusieurs films arrivent précédés d’une odeur de souffre. Parmi eux deux films français : « On ne devrait pas exister » réalisé par la star du X HPG et « Les Anges exterminateurs » de Jean Claude Brisseau qui vient de connaître des démêlés avec la justice dans une affaire de harcèlement sexuel, affaire qui est au cœur de son film.
Pour Olivier Père, le Délégué Général de la Quinzaine des Réalisateurs, aucun de ces films ne virent dans la pornographie et les deux présentent un intérêt à divers titres.

BENOIT MAGIMEL, JEAN-PIERRE BACRI ET BENOIT POELVOORDE – SELON CHARLIE
Mardi 23 mai 2006

Après les femmes de Pedro Almodovar, place ce soir aux hommes de Nicole Garcia. L’actrice réalisatrice montera les marches entourée de ses comédiens : Benoît Poelvoorde, Jean-Pierre Bacri, Benoît Magimel et Vincent Lindon. Avec « selon Charlie », Nicole Garcia ouvre la Compétition pour la France. Elle signe un film sur les hommes, leurs mystères, leurs secrets, leurs destins qui se croisent et s’entrechoquent.
Plusieurs lignes de vie avec au centre le regard d’un enfant, « Charlie ». Benoît Magimel et son personnage. Jean-Pierre Bacri joue le rôle d’un maire qui veut changer de vie. Quant à Benoît Poelvoorde, qui était membre du jury à Cannes en 2004,il aborde la compétition sans pression.


VINCENT LINDON – SELON CHARLIE
Mardi 23 mai 2006

Après « L’adversaire » en 2002, Nicole Garcia revient en compétition à Cannes avec « Selon Charlie ». Un film sur le parcours et le destin de plusieurs hommes qui n’ont rien en commun si ce n’est leurs interrogations, leurs secrets et mystères.
Nicole Garcia réunit dans son film Jean-Pierre Bacri , Benoît Poelvoorde, Benoît Magimel et Vincent Lindon. Vincent Lindon explique ce qui l’a touché dans son personnage de père, celui de Charlie.

BENOIT POELVOORDE – SELON CHARLIE
Mardi 23 mai 2006

Dans « Selon Charlie », Nicole Garcia met en scène une pléiade d’acteurs masculins dont les destins vont se croiser durant 3 jours dans une ville de l’Atlantique. Parmi eux, Benoît Poelvoorde qui joue le rôle d’un minable sympathique qui accumule les boulots à trois sous et les petites arnaques. Sa dernière est sur le point de mal tournée lorsqu’il sera sauvé par le témoignage inattendu de Charlie, un enfant de onze ans sous le regard duquel se déroule toute cette histoire.
Juré en 2004, Benoît Poelvoorde est pour la première fois en compétition à Cannes, ce qui visiblement ne le stresse pas. Il aborde le Festival de manière très détendue, comme en atteste sa prestation remarquée lors de la conférence de Presse du film.

NICOLE GARCIA – SELON CHARLIE
Mardi 23 mai 2006

Avec « Selon Charlie », premier film français de la compétition, Nicole Garcia tente d’explorer l’univers masculin à travers une série d’histoires qui se croisent, se frôlent et s’entrechoquent, pour au final rejaillir l’une sur l’autre et améliorer la condition de chacun des personnages du film.
Dans Selon Charlie, qui se déroule sur 3 jours hors saison, dans une ville de l’Atlantique, Nicole Garcia dirige avec brio Jean Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoit Magimel et Benoit Poelvoorde. La cinéaste comédienne nous donne les raisons pour lesquelles elle s’intéresse autant aux hommes.

SELON CHARLIE – NICOLE GARCIA
Mardi 23 mai 2006

Premier film français en compétition cette année à Cannes, « Selon Charlie » marque le retour sur La Croisette de la cinéaste comédienne Nicole Garcia, déjà en lice pour la Palme d’Or en 2002 avec « L’adversaire ». Contrairement au « Film de Femmes » proposait par Pedro Almodovar avec « Volver », Nicole Garcia nous propose ici une Histoire d’Hommes dans laquelle les destins de six hommes vont se croiser sous le regard d’un enfant, Charlie.
Charlie est le fils de Serge (Vincent Lindon) qui le rend complice de sa liaison avec une jeune collègue de l’institut de thalasso où il travaille. Celle-ci est l’épouse délaissée de Pierre (Benoit Magimel), un jeune prof qui a abandonné sa carrière d’anthropologue et est revenu dans sa ville d’origine. Il faisait autrefois équipe avec Mathieu, désormais scientifique reconnu qui revient lui aussi, pour un colloque, dans cette ville de l’Atlantique. Il est accueilli par le maire (Jean Louis Bacri), un peu mégalo et caricatural, qui entretient une liaison avec une jeune employée municipale.

PÉNÉLOPE CRUZ ET PEDRO ALMODOVAR - VOLVER
Mardi 23 mai 2006

Pedro Almodovar aime les femmes et il le prouve dans son dernier film « Volver » présenté ce soir à Cannes. Sur les marches, le réalisateur de « Talons aiguilles » sera entouré de Pénélope Cruz et Carmen Maura, ses deux héroïnes.
Volver est une comédie dramatique pleine d’émotion, sur 3 générations de femmes avec une Penélope Cruz bourrée de talent, d’énergie et de beauté, avec un clin d’œil à Sofia Loren. Un vrai rôle de mère qui pourrait d’ailleurs lui valoir un prix d’interprétation à Cannes grace à Pedro Almodovar. Pénélope Cruz lui rend hommage.

CARMEN MAURA - VOLVER
Mardi 23 mai 2006

Volver de Pedro Almodovar marque les retrouvailles du cinéaste espagnol avec l’actrice fétiche de ses premiers films, dont le célèbre « Femme au bord de la crise de nerfs », Carmen Maura. Cette dernière campe dans Volver le rôle d’une grand-mère qui réapparaît, sous les traits d’un fantôme, plusieurs années après sa disparition dans un incendie.
Carmen Maura a mis un peu de temps à s’habituer à l’aspect physique de son personnage, mais cela n’a pas atténué le plaisir de ses retrouvailles avec Pedro Almodovar, 17 ans après leur dernière collaboration, qui se sont encore mieux passées qu’elle ne l’imaginait.

VOLVER – PEDRO ALMODOVAR
Mardi 23 mai 2006

Retour très attendu sur La Croisette pour Pedro Almodovar qui présente aujourd’hui « Volver », une comédie dramatique avec Pénélope Cruz dans le rôle principal. Un film où il renoue avec ses thèmes de prédilection et dans lequel il dépeint les petits arrangements avec la mort de trois générations de femmes, entre un quartier populaire de Madrid et un petit village de La Mancha, la région d’enfance du cinéaste.
Volver raconte l’histoire de Raimunda, une jeune mère entreprenante et séduisante qui, depuis son enfance garde le silence sur un terrible secret. La mort d’une tante qu’elle adorait va être l’occasion du retour du fantôme de sa mère, décédée avec son père dans un incendie. La grand-mère fantôme doit parler à Raimunda du secret qu’elle porte en elle depuis son enfance, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est revenue de l’au-delà. Tout ceci n’est que le début d’une histoire complexe et simple, émouvante et atroce qui affecte les femmes de la famille de Raimounda, ses voisines et quelques hommes.

DAVID CRONENBERG
Mardi 23 mai 2006

Le réalisateur canadien David Cronenberg est le premier récompensé du festival 2006. L’auteur de « La mouche » « Dead zone », » ou « A history of violence » a reçu « le Carosse d’or », prix décerné par la Quinzaine des Réalisateurs.
David Cronenberg avait également présidé le jury du festival en 99. Il évoque ce que représente ce prix et dévoile ses projets de films.

LUDIVINE SAGNIER – PARIS JE T’AIME
Mardi 23 mai 2006

Une vingtaine de réalisateurs venus du monde entier ont relevé le défi de raconter en cinq minutes l’histoire d’une rencontre amoureuse dans un quartier de Paris. Parmi ces rencontres, l’une se déroule sur un banc au Parc Monceau et met en scène Nick Nolte et Ludivine Sagnier, dirigés par un réalisateur mexicain, Alfonso Cuaron connu notamment pour avoir réalisé le troisième volet de la saga Harry Potter, « Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ».
Parisienne pure souche, Ludivine Sagnier était particulièrement intéressée par le projet de « Paris, je t’aime » et par l’idée de tourner une séquence avec un immense acteur américain et de confronter sa vision de Paris avec celle d’un cinéaste étranger.

KEN LOACH – LE VENT SE LÈVE
Mardi 23 mai 2006

Le réalisateur britannique Ken Loach a ouvert la compétition avec « Le vent se lève ». C’est la 13ème fois que Ken Loach vient présenter un film à Cannes toutes sections confondues. Il a été primé à 3 reprises notamment pour Hidden Agenda en 90 qui traitait du problème actuel de l’Irlande du Nord.
Dans son nouveau film, il se penche cette fois sur la guerre civile qui opposa en 1922 les irlandais indépendantistes aux forces d’occupations britanniques.

LE VENT SE LÈVE – KEN LOACH
Mardi 23 mai 2006

C’est un habitué de La Croisette qui a ouvert la compétition du 59ème Festival de Cannes. Ken Loach y a en effet présenté 12 de ses films, que ce soit en compétition ou dans les sections parallèles.
Avec Le vent se lève, Ken Loach nous plonge aujourd’hui dans la guerre d’indépendance irlandaise. Dans les années 20, des paysans s’unissent pour former une armée de volontaires contre les troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d’indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin pour rejoindre son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté. Alors que la détermination des insurgés mène les Britanniques dans l’impasse, les deux parties conviennent d’un traité pour mettre fin aux effusions de sang. Mais cette apparente victoire divise les irlandais qui luttaient jusque-là côte à côte et déclenche une guerre civile : des familles se déchirent et des frères deviennent ennemis.

PARIS JE T’AIME
Mardi 23 mai 2006

C’est un habitué du festival qui ouvre la compétition ce soir.
Ken Loach revient pour la 13ème fois à Cannes avec « le vent se lève », un film sur la libération de l’Irlande. Mais l’événement ce soir c’est « Paris, Je t’aime », une vaste déclaration d’amour collective qui fait l’ouverture de la section « un Certain Regard ».
Réalisateur et comédiens ont livré sous la forme de courts-métrages leur vision de la capitale. Et le casting est impressionnant : Fanny Ardant, Juliette Ardant,Juliette Binoche, Nick Nolte, Hippolyte Girardot,Gus Van Sant, Ludivine Sagnier et 38 autres stars monteront les marches à partir de 19 heures. Gena Rowlands foulera également le tapis rouge. L’immense comédienne donne la réplique à Gérard Depardieu. Quant à Fred Auburtin, co réalisateur avec Gérard Depardieu de cet épisode, c’était un véritable challenge.

FRED AUBURTIN - PARIS JE T’AIME
Mardi 23 mai 2006

Raconter en cinq minutes l’histoire d’une rencontre amoureuse dans un quartier de Paris. Tel est le défi qu’ont accepté de relever une vingtaine de réalisateurs venus du monde entier avec « Paris je t’aime », le film qui fait l’ouverture de la section « Un Certain Regard », devenue une véritable alternative à la compétition.
Paris, je t’aime offre un casting impressionnant, tant au niveau des réalisateurs avec Gus Van Sant, les frères Coen, Wes Craven ou Olivier Assayas, que des acteurs avec Juliette Binoche, Fanny Ardant, Natalie Portman, Gena Rowlands ou Gérard Depardieu. Ces deux derniers que l’on retrouve dans une histoire, écrite par Gena Rowlands et réalisée par Gérard Depardieu et Frédéric Auburtin pour qui le challenge était particulièrement excitant.

MONICA BELLUCCI
Mardi 23 mai 2006

Après avoir joué les maîtresses de cérémonie du Festival de Cannes, rôle qu’elle a laissé cette année à son mari, Vincent Cassel, Monica Bellucci est aujourd’hui membre du Jury du Festival, jury présidé par le cinéaste chinois Wong Kar Wai.
Après s’être illustrée sur les podiums comme mannequin, Monica Bellucci fait actuellement une carrière internationale au cinéma, tant en France qu’aux Etats-Unis et en Italie bien sûr, pays dont elle revendique l’héritage culturel. Son rôle de juré, qu’elle aborde avec humilité, va lui permettre de côtoyer des personnalités d’horizon très diverses ce qu’elle aime par-dessus tout au cinéma.

PATRICE LECONTE
Mardi 23 mai 2006

Avant que la compétition ne démarre, le Jury du 59ème Festival de Cannes a tenu sa traditionnelle conférence de presse. Autour du Président, le cinéaste chinois Wong Kar Wai, l’on retrouve 3 actrices : Monica Bellucci, Helena Bonham Carter et Zang Ziyi, l’acteur américain Samuel L. Jackson et 4 réalisateurs : Tim Roth, Elia Suleiman, Lucrecia Martel et Patrice Leconte.
Le réalisateur des Bronzés n’est pas inconnu à Cannes puisque deux de ses films : « Monsieur Hire » et « Ridicule » ont participé à la compétition. Patrice Leconte trouvant d’ailleurs plus facile d’être jugé que de juger. Il espère en tout cas que le palmarès final ne sera pas un palmarès de compromis.

WONG KAR WAI
Mardi 23 mai 2006

Le jury du 59ème Festival de Cannes est présidé cette année par Wong Kar Wai. Le réalisateur chinois récompensé à Cannes en 2000 avec « In the mood for love » est un habitué de la Croisette. Il avait présenté l’an passé en compétition « 2046 » et en 97 « Happy Together » qui avait obtenu le prix de la mise en scène.
Wong Kar Wai, qui poursuivra après Cannes le tournage de « The lady from Shangai » avec Nicole Kidman, est très fier d’être à Cannes pour plusieurs raisons.

AUDREY TAUTOU ET JEAN RENO – DA VINCI CODE
Mardi 23 mai 2006

Tom Hanks, Audrey Toutou et Jean Reno ont ouvert hier soir le 59ème Festival de Cannes. Ils sont à l’affiche du très attendu « Da Vinci Code » de Ron Howard. Un thriller ésotérique tiré du best –seller de Dan Brown également présent sur la Croisette.
Tom Hanks et Audrey Toutou mènent l’enquête autour d’un mystérieux assassinat au Louvre sur fond de lutte religieuse. Le film est une grosse production Hollywoodienne de 125 millions d’Euros. De quoi impressionner au départ Audrey Toutou. De son côté, Jean Reno qui joue le rôle du policier a apprécié à plusieurs titres le tournage du film.

TOM HANKS – DA VINCI CODE
Mardi 23 mai 2006

C’est avec le film événement « Da Vinci Code » que le 59ème Festival de Cannes s’est ouvert sur la Croisette. Le film de Ron Howard tiré du best seller de Dan Brown réunit Tom Hanks, Audrey Toutou, Jean Réno et Jean-Pierre Marielle.
Tom Hanks est Robert Langdon un professeur de symbolique religieuse qui tente de percer le mystère d’un assassinat au Louvre. Tom HANKS qui retrouve Ron Howard pour la 3ème fois après Splash et Apollo 13 évoque son travail de comédien par rapport au livre vendu à 40 millions d’exemplaires à travers le monde.

DA VINCI CODE – RON HOWARD
Mardi 23 mai 2006

C’est le très attendu « Da Vinci Code » de Ron Howard qui a ouvert la 59ème édition du Festival de Cannes. Le film de Ron Howard est l’adaptation du célèbre roman de Dan Brown qui s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde entier, faisant de ce thriller religieux un véritable phénomène de société, doublé de nombreuses controverses, notamment avec l’église catholique.
Da Vinci Code raconte une histoire susceptible de remettre en cause les fondements même du christianisme. Une nuit, le professeur Robert Langdon (Tom Hanks), éminent spécialiste de l’étude des symboles, est appelé d’urgence au Louvre. Le conservateur du Musée (Jean Pierre Marielle) a été assassiné, mais a laissé de mystérieux symboles avant de mourir. Aidée par la cryptologue Sophie Neveu (Audrey Tautou), petite fille du conservateur, Langdon va mener l’enquête et tenter de découvrir la signification des nombreux signes dissimulés dans les œuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire.

FLORENCE AUBENAS À LA DÉCOUVERTE DU FESTIVAL DE CANNES
Mardi 23 mai 2006

Le 59ème Festival de Cannes ne s’est pas ouvert sur la Croisette mais à la gare de Cannes. Toute l’équipe du film « Da Vinci Code « présenté en ouverture ce soir au palais des festivals est arrivé en Eurostar hier en fin d’après-midi depuis Londres. Les comédiens Tom Hanks, Jean Reno ou encore Audrey Tautou ont rapidement salué la foule amassée aux abords de la gare avant de s’engouffrer dans des voitures sous haute sécurité.
Parmi les nombreux journalistes présents, Florence Aubenas prenait des notes pour son journal « Libération ». La journaliste retenue l’an passé en otage pendant 5 mois en Irak, nous a dévoilé la manière dont elle allait couvrir le Festival de Cannes.